William Sturgeon

scientifique et inventeur britannique

William Sturgeon ( - ) était un scientifique et inventeur anglais. Lui et le physicien américain Joseph Henry inventent le premier électroaimant en 1825, ainsi que le premier moteur électrique utilisable, en 1832.

William Sturgeon
William Sturgeon.
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Biographie

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Sturgeon s’engagea dans l’armée en 1802 et étudia en autodidacte les mathématiques et la physique. En 1824, il obtint un poste de conférencier en sciences et philosophie dans une école militaire de la Compagnie britannique des Indes orientales, le séminaire d'Addiscombe (Surrey), où il fit l’année suivante la première démonstration d’un electroaimant[1]. Au moyen de cette machine, il montra qu’avec un noyau en fer doux d’un peu moins de 30 g (sept onces), autour duquel il avait embobiné un fil de cuivre alimenté par une grosse pile chimique, on pouvait soulever plus de 4 kg.

En 1832, il fut nommé à l’Adelaide Gallery de Sciences appliquées de Londres, et y fit la démonstration d’un moteur à courant continu muni d'un inverseur. En 1836, il inventa un galvanomètre, et fondait son journal[1] (Annals of Electricity, Magnetism and Chemistry). Ami de John Peter Gassiot et de Charles Vincent Walker, il créa avec eux la London Electrical Society[2] (1837). En 1840, on lui confia la direction de la Royal Victoria Gallery de Sciences appliquées à Manchester. Avec John Davies, fondateur de cette institution, et son étudiant James Prescott Joule, il forma un noyau d’électrotechniciens que rejoignirent ensuite Edward William Binney et le chirurgien John Leigh[3]. Après l’arrêt, en 1842, de la Royal Victoria Gallery, Sturgeon continua de donner des conférences payantes.

L’électroaimant de Sturgeon (1824), d'après l'article original paru dans le British Royal Society of Arts, Manufactures, and Commerce. L'aimant comptait 18 spires de cuivre massif non isolé[4].
  1. 1 2 Gee 2004.
  2. ↑ (en) W. J. Harrison, « Gassiot, John Peter (1797–1877) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne Inscription nécessaire).
  3. ↑ Kargon 1977, pp. 38–40.
  4. ↑ Sylvanus P. Thompson, Lectures on the Electromagnet, New York, W. J. Johnson Co., (lire en ligne), p. 17–19.

Liens externes

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