Wim Wenders

réalisateur, scénariste et photographe allemand

Wilhelm Wenders, dit Wim Wenders, est un réalisateur, producteur de cinéma, scénariste et photographe allemand, né le à Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

Wim Wenders
Description de cette image, également commentée ci-après
Wim Wenders à la Berlinale 2026.
Nom de naissance Wilhelm Ernst Wenders
Naissance (81 ans)
Düsseldorf (zone d'occupation britannique en Allemagne)
Nationalité Allemande
Profession Réalisateur, scénariste, producteur de cinéma, photographe
Films notables Alice dans les villes
L'Ami américain
Paris, Texas
Les Ailes du désir
Le Sel de la Terre

Il est l'un des représentants majeurs du nouveau cinéma allemand des années 1960-70. Entre 1996 et 2020, il est président de l'Académie européenne du cinéma, installée à Berlin.

En 2023, il reçoit le prix Lumière, qui récompense l'ensemble de sa carrière.

Biographie

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Enfance et études

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Issu d'une famille catholique de Düsseldorf, Wilhelm Ernst dit Wim Wenders est le fils d'un chirurgien. Il étudie la médecine et la philosophie à Munich, Fribourg et Düsseldorf. Il passe l'année 1966-1967 à Paris où il fréquente assidûment la Cinémathèque française. Il y fonde sa culture cinéphile et découvre Friedrich Wilhelm Murnau, Fritz Lang et Yasujirō Ozu.

Ayant échoué au concours d'entrée de l'IDHEC, il rentre en Allemagne en 1968 et intègre la Hochschule für Film und Fernsehen de Munich. Il réalise son film de fin d'études Summer in the City. De 1968 à 1971 il donne des critiques de cinéma aux revues Film et Filmkritik et au quotidien Süddeutsche Zeitung.

Carrière de cinéaste

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En 1971 il crée, avec d'autres figures du Nouveau cinéma allemand, le Filmverlag der Autoren. Ayant pour objectif d'être des auteurs complets, ces cinéastes s'associent afin de produire, réaliser et distribuer leurs films en toute indépendance. N'étant plus satisfait de ce type de production, Wenders crée en 1974 sa propre société, la Wim Wenders Produktion .

Après l'adaptation des romans L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty (Die Angst des Tormanns beim Elfmeter) de Peter Handke, avec lequel il est lié d'amitié, et La Lettre écarlate (Der scharlachrote Buchstabe) de Nathaniel Hawthorne, il marque une rupture artistique avec Alice dans les villes (Alice in den Städten, 1974) qui révèle sa tonalité intimiste et romantique. Il y affirme également son penchant pour les personnages en marge, l'errance et le voyage insolite, tant physique qu'introspectif.

Au Fil du temps (Im Lauf der Zeit) reçoit le prix de la critique internationale à Cannes. Alice dans les villes, Faux Mouvement (Falsche Bewegung, 1975, inspiré du Wilhelm Meister de Goethe) et Au Fil du temps forment une trilogie sous forme de road movie, dans laquelle Wenders définit ses thèmes de prédilection (paysages, mouvement, quête existentielle, difficulté de communiquer) et fait part de sa fascination pour la culture musicale et cinématographique américaine. Il y porte un regard désabusé sur la société allemande d'après-guerre en général et sa génération en particulier. Par ailleurs, il y traduit en images l'influence expérimentale de son ami écrivain Peter Handke : silences, dialogues en décalage, absence d'explications logiques, intrigue circulaire, montage syncopé, ellipses malmenant la narration, etc.

Grâce à L'Ami américain (Der amerikanische Freund), relecture très personnelle de Patricia Highsmith avec notamment Dennis Hopper, Nicholas Ray et Samuel Fuller, il acquiert un début de notoriété aux États-Unis.

À l'invitation de Francis Ford Coppola, il se rend aux États-Unis en 1977, afin de réaliser un film sur l'auteur de romans policiers Dashiell Hammett pour le compte de la maison de production du cinéaste américain (American Zoetrope). En raison du conflit ouvert entre Wenders et le studio sur l'orientation du scénario, le financement, la distribution et les choix de réalisation, l'achèvement du film est retardé. Ce n'est qu'en 1982 que Hammett sort en salles. En parallèle, Wenders réalise Nick's Movie (Nick's Film - Lightning Over Water, 1980), documentaire sur les derniers mois de vie du réalisateur Nicholas Ray, atteint d'un cancer.

L'État des choses (Der Stand der Dinge, 1982), qui repose sur le procédé de mise en abyme, évoque toutes les difficultés à surmonter pour la réalisation d'un film. Wenders y revient ainsi, de manière indirecte, sur les problèmes qu'il a rencontrés lors du tournage de Hammett. Pour L'État des choses, le réalisateur reçoit le Lion d'or à la Mostra de Venise 1982.

La même année, il met en scène une pièce de théâtre, à l'occasion du festival de Salzbourg : c'est Par les villages (Über die Dörfer) de Peter Handke avec Rüdiger Vogler, Libgart Schwarz, Martin Schwab (de) et Karin Baal[1].

Paris, Texas et Les Ailes du désir

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Au festival de Cannes 2013.

En 1984 sort Paris, Texas, co-adapté par Sam Shepard d'après son roman. Ce drame sur le nouveau départ et la possibilité de réparer les erreurs passées prend les grands espaces américains pour décor. Produit par Anatole Dauman et interprété par Nastassja Kinski, Harry Dean Stanton et Dean Stockwell, le film obtient la Palme d'or au 37e festival de Cannes. Ce n'est qu'en 1985, après un contentieux avec la maison de production sur les droits de location (affaire qui va jusqu'aux tribunaux), que le long métrage est enfin distribué dans les salles allemandes.

Les Ailes du désir (Der Himmel über Berlin, 1987), également financé par Dauman, est une fable allégorique avec le mur de Berlin en toile de fond. Dans cette œuvre qui vaut à Wenders le prix de la mise en scène à Cannes, un ange renonce par amour à son statut céleste pour devenir humain. Avec Paris, Texas, il s'agit de son plus grand succès commercial.

Wenders commence en 1989 un ambitieux projet de science-fiction, Jusqu'au bout du monde (Bis ans Ende der Welt). Ce film, déjà en projet depuis 1977, n'est achevé qu'après un an et demi de tournage, en 1991. L'œuvre, à l'origine de 280 minutes, doit être réduite à 180 minutes pour sa sortie (et même à 158 minutes pour l'exploitation américaine). Le film reçoit des critiques mitigées.

Les films de fiction qui suivent, Si loin, si proche (In weiter Ferne, so Nah!, 1993, suite des Ailes du désir récompensée par le grand prix du jury cannois), Lisbonne Story (1994), Am Ende der Gewalt (1997), The Million Dollar Hotel (2000) ou encore Don't Come Knocking (2005) qui marque ses retrouvailles avec Sam Shepard, ne permettent pas au réalisateur de renouer vraiment avec le succès.

Dennis Hopper, Giovanna Mezzogiorno, Wim Wenders et Milla Jovovich lors de la présentation du film Rendez-vous à Palerme, au festival de Cannes 2008.

Ses documentaires sur l'art (musique, danse, photographie) retiennent néanmoins l'attention : Willie Nelson at the Teatro (1998), Buena Vista Social Club (1999), Viel passiert - Der BAP-Film (2002), Pina (2011, film-hommage à la chorégraphe Pina Bausch tourné en 3-D) ou encore Le Sel de la Terre (2014, co-réalisé avec Juliano Ribeiro Salgado), consacré au photographe brésilien Sebastião Salgado.

Autres activités

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Depuis 2003 il enseigne à la Hochschule für Bildende Künste de Hambourg. Il préside l'Académie européenne du cinéma, dont le siège est situé à Berlin et qui a pour objectif d'aider et valoriser les productions cinématographiques annuelles d'Europe grâce à la cérémonie des European Film Awards[2].

Photographie

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Wenders n'est pas seulement un cinéaste reconnu, il est également photographe. Au début, il photographie pour satisfaire sa passion de l'image sous toutes ses formes, pour un projet au long-cours intitulé Pictures from the Surface of the Earth Images de la surface de la Terre ») commencé au début des années 1980. Il ne songe pas à montrer ses clichés réalisés en 24 x 36 au moyen d'un appareil Leica qu'il ne quitte jamais. Ils relèvent de la sphère privée et du plaisir personnel.

Pendant l'été 1983, son appareil photo lui est dérobé. En quittant le Japon où il vient de réaliser le documentaire Tokyo-Ga, sur le cinéaste Yasujirō Ozu[3], il fait l'acquisition d'un appareil moyen-format Plaubel avec un objectif de 90 mm (correspondant à un objectif de 45 mm en petit format et proche de celui qu'il utilise dans ses films). À son retour de Tokyo, muni de ce matériel qui convient à son regard, il déclare : « Il me semble que c'est l'objectif le plus proche de l'œil humain, qui ne déforme pas la vision[4]. » Il entreprend un voyage de deux-trois mois, au cours duquel il parcourt de long en large l'Ouest américain pour les repérages de Paris, Texas. Ayant emporté son appareil pour ses loisirs, il se rend vite compte, en photographiant ces paysages et cette lumière si particuliers, qu'il s'agit d'une autre manière de préparer le film. Cette activité devient soudain une « recherche », moins pour trouver les sites de tournage que pour apprivoiser la lumière de l'Ouest :

« Je n'avais jamais tourné dans ces paysages et j'espérais ainsi aiguiser ma capacité de compréhension et ma sensibilité envers cette lumière et ces paysages à travers la photographie[5]. »

Il publie, en 1993, Einmal[6], dans lequel il associe les photographies qu'il a prises aux quatre coins du monde (essentiellement en Allemagne, en Australie, à Cuba et en Israël) à de petits textes qu'il a lui-même écrits, chacun commençant par « Une fois… ».

Prises de position

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Lors de la 76ᵉ Berlinale en 2026, alors qu'il est président du jury, il provoque une polémique en déclarant que « le cinéma doit rester en dehors de la politique »[7]. Faisant écho à la décision du jury de ne pas commenter le génocide en cours en Palestine[8], cette formule suscite de nombreuses critiques et réactions polarisées[9].

La déclaration était une réponse à une question sur l'engagement politique des artistes, rappelant notamment les nombreux appels à un cessez-le-feu prononcés lors de la Berlinale de 2024, qui avait été fortement condamnées par la ville de Berlin. Dans ce contexte, la position de Wim Wenders apparait maladroite et politiquement désengagée[10],[11].

Vie privée

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En 1993, Wim Wenders épouse en troisièmes noces la photographe Donata Schmidt. Le réalisateur a auparavant été marié avec les actrices Edda Köchl (1968-1974) et Ronee Blakley (1979-1981)[12].

Il a par ailleurs été le compagnon de Lisa Kreuzer (1974-1978), d'Isabelle Weingarten (1981-1982) et de Solveig Dommartin (1988-1993).

Controverses

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Dans le film Faux Mouvement , l'actrice Nastassja Kinski joue à 13 ans une adolescente ayant une relation avec un adulte. Elle tente à partir des années 2010 d'en faire retirer la scène où elle apparait presque nue[13],[14],[15], tournée sans que ni elle ni sa mère n'aient été prévenues[16]. Sous la pression[17], Wim Wenders s'excuse et annonce en juin 2026 qu'il cesse la diffusion du film[18],[19],[20].

Honneurs et récompenses

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Décorations

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Honneurs

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Jury de festivals

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Filmographie

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Longs métrages de fiction

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À Paris en 2015 pour Every Thing Will Be Fine.
Wim Wenders présentant Perfect Days en avant-première à l'UGC Ciné Cité Les Halles, en .

Longs métrages documentaires

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Courts métrages

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Distinctions

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Prix et récompenses

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Nominations

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Publications

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Notes et références

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  1. Décors de Jean-Paul Chambas, costumes de Domenika Kaesdorf et musique de Jürgen Knieper.
  2. (en) « History of European Film Academy », 13 février 2008.
  3. « Si on élevait un sanctuaire au cinéma, j'y mettrais pour ma part toute l'œuvre d'Ozu. », Wim Wenders.
  4. Entretien avec Alain Bergala, catalogue de l'exposition présentée du 23 avril au au Palau dels Scala de Valence par l'Institucio Valenciana d'Estudis i investigacio (IVEI), page 19.
  5. Entretien avec Alain Bergala, op. cit.
  6. Aux Edizione Socrates, Rome ; traduit en français : Une fois, images et histoires, Paris : G3J, 2007.
  7. « La formule gênante de Wim Wenders à la Berlinale : “Nous devons rester en dehors de la politique” », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  8. « Berlinale: l'Ours d'or attribué à "Yellow Letters" d'Ilker Catak, un manifeste contre l'autoritarisme », sur information.tv5monde
  9. « Propos de Wim Wenders à la Berlinale : Tilda Swinton, Javier Bardem et d’autres se disent “consternés” », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  10. « Xavier Dolan : "Faire de l'art, c'est déjà politique !" », sur France Culture, (consulté le )
  11. [vidéo] « Le cinéma doit-il rester à l’écart de la politique ? - 28 minutes (20/02/2026) - Regarder l’émission complète | ARTE » (consulté le )
  12. Purepeople, « Wim Wenders », sur www.purepeople.com (consulté le )
  13. « « Droit à l’oubli » : Nastassja Kinski remporte son combat pour effacer une scène de nu tournée à 13 ans - Elle », sur elle.fr, (consulté le )
  14. [vidéo] « Nastassja Kinski veut faire effacer une scène de nu - 28 minutes (02/06/2026) - Regarder l’émission complète | ARTE » (consulté le )
  15. AlloCine, « "Je veux des excuses pour ce qui s'est passé" : 51 ans après, Wim Wenders retire son film qui montrait Nastassja Kinski nue à 13 ans », sur AlloCiné, (consulté le )
  16. « Le long combat de Nastassja Kinski pour obtenir le retrait des images de sa nudité adolescente d’un film de Wim Wenders », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  17. « Scène dénudée de Nastassja Kinski : les atermoiements de Wim Wenders vivement critiqués en Allemagne », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  18. « Le réalisateur Wim Wenders retire de la diffusion un film montrant l’actrice Nastassja Kinski nue à 13 ans », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  19. « Wim Wenders retire son film “Faux Mouvement” qui montrait Nastassja Kinski, alors adolescente, dénudée », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  20. « Nastassja Kinski gagne sa bataille contre Wim Wenders », sur Premiere.fr, (consulté le )
  21. Nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  22. Voir sur beauxarts.com.
  23. (de) Wim Wenders - Von 1984 bis 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Film- und Medienkunst. Von 1990 bis 1993 Ordentliches Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (Ost), Sektion Darstellende Kunst. Seit 1993 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Film- und Medienkunst ; sur le site de l'académie des arts de Berlin.
  24. « « La liberté d’expression est bien présente » : secousses politiques à la Berlinale après les propos de Wim Wenders », sur parismatch.com, (consulté le )
  25. Valérie Duponchelle, « Wim Wenders filme le mystère Hopper en 3D », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  26. « À Lyon, Wim Wenders reçoit le Prix Lumière 2023 : "Le cinéma va survivre" », sur Franceinfo, (consulté le )
  27. « Submergence (2017) - Awards », sur IMDb (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Michel Boujut, Wim Wenders, un voyage dans ses films, Argenteuil, Edilig, coll. « Cinégraphiques », 1982.
  • Mireille Pelinq, « Les chemins de Wim Wenders (1970-1987) », Jeune Cinéma, no 187, .
  • Claude Winckler-Bessone, Les Films de Wim Wenders : la nouvelle naissance des images, Berne, Peter Lang éditeur, 1992 (ISBN 3261045965)
  • (de) Simone Malaguti, Wim Wenders’ Filme und ihre intermediale Beziehung zur Literatur Peter Handkes, Frankfurt am Main, Peter Lang, 2008 (ISBN 9783631580646)
  • (en) Martin Brady, Joanne Leal, Wim Wenders and Peter Handke : collaboration, adaptation, recomposition, Amsterdam, Rodopi, 2011 (ISBN 9789042032477)

Article connexe

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Liens externes

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