Winefride de Treffynnon

sainte galloise du 7e siècle

Winefride de Treffynnon (en gallois : Gwenffrewi, ou en anglais moderne Winifred) est une noble dame galloise du VIIe siècle morte martyre en 660 et reconnue sainte par l'Église catholique. Elle est liturgiquement commémorée le 2 novembre et le à Holywell (en gallois Treffynnon).

Winefride de Treffynnon
Image illustrative de l’article Winefride de Treffynnon
Vitrail par William Burges au château Coch.
sainte, vierge, martyre
Date de naissance VIIe siècle
Lieu de naissance Tegeing (Flintshire)
Date de décès
Lieu de décès Treffynnon
Nationalité galloise
Canonisation canonisation populaire
Fête 2 novembre
Attributs palme, source

Le sanctuaire Sainte-Winefride de Holywell est construit autour de la source qui porte le nom de la sainte ; la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du pays de Galles lui donne depuis le statut de sanctuaire national[1]. C’est aussi un monument classé de grade I[2].

Biographie

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Les plus anciens récits de la vie de Winefride remontent au XIIe siècle, et sont relatés dans deux hagiographies : l'une écrite par Robert Pennant, prieur de l'abbaye de Shrewsbury, et un ouvrage plus court d'auteur inconnu, connu sous le nom de Vita Prima[3].

Selon la légende, elle était la fille d'un chef du cantref de Tegeingl[4] (aujourd'hui Flintshire), le noble gallois Tyfid ap Eiludd. Sa mère était Wenlo, une nièce de saint Beuno, membre d'une famille étroitement liée aux rois du sud du pays de Galles[5].

La source et le bassin du sanctuaire Sainte-Winefride à Holywell.

Selon la légende, son prétendant, Caradog, fut furieux qu'elle décide de devenir nonne et, lorsqu'elle refusa ses avances, il la décapita. Une source de guérison apparut à l'endroit où sa tête était tombée[6]. La tête de Winefride fut ensuite rattachée à son corps grâce aux efforts de Beuno, et elle fut ramenée à la vie. Voyant le meurtrier s'appuyer sur son épée d'un air insolent et provocateur, Beuno invoqua le châtiment du ciel et Caradog tomba mort sur place, la croyance populaire voulant que le sol se soit ouvert et l'ait englouti[5].

Elle devint par la suite religieuse et abbesse à Gwytherin, dans le Conwy au Pays de Galles[6].

Une source aux vertus curatives se trouve à l'endroit même où, selon la tradition, elle fut décapitée puis ressuscitée. Ce site est aujourd'hui un sanctuaire et un lieu de pèlerinage connu sous le nom de « St Winefride's Well » (la source de sainte Winefride) à Holywell[7], dans le Flintshire au pays de Galles ; surnommé « le Lourdes gallois », ce site a obtenu le statut de sanctuaire national en 2023[1].

Dans la fiction

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Notes et références

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  1. 1 2 (en) Simon Caldwell, « Bishops elevate St Winefride’s Well to status of national shrine » [« Les évêques élèvent la source de sainte Winefride au statut de sanctuaire national »], sur catholicherald.co.uk, (consulté le ).
  2. (en) « Sanctuary » [« Le sanctuaire »], sur stwinefrideswell.org.uk, site du sanctuaire (consulté le ).
  3. (en) Robert E Scully et Margaret Cormack (dir.), Saints and Their Cults in the Atlantic World : St. Winefride's Well, University of South Carolina Press,
  4. Connu comme Englefield en anglais
  5. 1 2 (en) Peter Chandlery, « St. Winefride », sur The Catholic Encyclopedia, New York, (consulté le )
  6. 1 2 (en) Rice Rees, An Essay on the Welsh Saints : Legend of Gwenfrewi or St. Winefred, Londres, , p. 295–297
  7. Le village de Holywell est aussi appelé Treffynnon en gallois

Liens externes

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