Winning Consortium Simandou

Le Winning Consortium Simandou (WCS) est un consortium minier chargé du développement et de l'exploitation des blocs 1 et 2 du gisement de Simandou, en République de Guinée. Il développe la partie septentrionale du projet Simandou, en partenariat avec l'État guinéen et d'autres investisseurs internationales[1].

Winning Consortium Simandou
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Consortium minier et société d'exploitation
Siège social Guinée, ConakryVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Baowu Resources (51 %)
Winning International Group et partenaires (49 %)
Activité MineVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Baowu Winning Consortium Simandou Pte. Ltd.
Site web wcsglobal.comVoir et modifier les données sur Wikidata

WCS constitue l'un des deux pôles miniers du projet Simandou, avec Rio Tinto SimFer, qui développe les blocs 3 et 4. Les deux entités utilisent des infrastructures ferroviaires et portuaires communes codéveloppées dans le cadre de la Compagnie du TransGuinéen (CTG)[2].

Histoire

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Origines du consortium

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Le consortium est issu du partenariat formé autour du développement des blocs 1 et 2 de Simandou. Il réunit initialement la société singapourienne Winning International Group, le groupe chinois China Hongqiao Group, propriétaire de Weiqiao Aluminium (en), et United Mining Suppliers International (UMS)[3].

Le consortium obtient les droits de développement des blocs 1 et 2 de Simandou et devient l'un des principaux partenaires du gouvernement guinéen pour la mise en valeur du gisement[4].

Accord sur les infrastructures

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Le , le gouvernement guinéen, WCS et Rio Tinto SimFer signent un accord-cadre portant sur le codéveloppement des infrastructures communes de Simandou[4].

Le , WCS, Rio Tinto SimFer et l'État guinéen constituent la Compagnie du TransGuinéen (CTG), chargée de porter les infrastructures ferroviaires et portuaires communes du projet. Le capital de la CTG est alors réparti entre l'État guinéen à hauteur de 15 %, WCS à 42,5 % et Simfer à 42,5 %[5].

Le , la Guinée, WCS et Rio Tinto SimFer concluent la convention de codéveloppement des infrastructures transguinéennes. Celle-ci prévoit notamment la construction de plus de 600 km de voie ferrée et d'infrastructures portuaires destinées à l'exportation du minerai des blocs 1 à 4[6].

Renforcement du partenariat avec Baowu

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Le groupe sidérurgique chinois Baowu devient progressivement un partenaire majeur du développement des blocs 1 et 2. Dans le cadre de l'évolution de l'actionnariat de WCS, Baowu Resources porte sa participation dans la holding Baowu Winning Consortium Simandou Pte. Ltd. de 49 % à 51 % le , prenant ainsi le contrôle majoritaire de la société[7],[8].

À la suite de cette opération, la société opératrice des blocs 1 et 2 devient Winning Consortium Simandou SA sous le contrôle de la holding Baowu Winning Consortium Simandou Pte. Ltd.[9].

Projet minier

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Blocs 1 et 2 de Simandou

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WCS détient les droits de développement des blocs 1 et 2 situés dans la partie nord du massif de Simandou, dans le sud-est de la Guinée[10].

Le projet constitue l'un des deux ensembles miniers du complexe de Simandou. Les blocs 1 et 2 doivent être exploités parallèlement aux blocs 3 et 4 développés par Rio Tinto SimFer. Les deux projets sont reliés aux mêmes infrastructures de transport et d'exportation[11].

Le minerai de Simandou est un minerai de fer à haute teneur, avec une teneur pouvant atteindre environ 65 %, ce qui le rend particulièrement recherché pour la production d'acier à plus faible intensité carbone[12].

Infrastructures

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Le développement des blocs 1 et 2 nécessite la construction d'un système intégré comprenant des mines, des voies ferrées, des installations portuaires et des équipements de transbordement.

WCS participe au développement du corridor ferroviaire et portuaire commun de Simandou, exploité par la Compagnie du TransGuinéen. Le réseau ferroviaire s'étend sur plus de 600 km entre le sud-est de la Guinée et la côte de la préfecture de Forécariah[6].

Les infrastructures comprennent notamment le port de Morébaya, utilisé pour l'exportation du minerai de fer. Le , le lancement officiel des opérations de Simandou est marqué par une cérémonie organisée dans la préfecture de Forécariah, en présence du président guinéen Mamadi Doumbouya, de ses homologues du Rwanda, Paul Kagame, et du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que du vice-Premier ministre chinois Liu Guozhong, représentant le président Xi Jinping. Le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé, représentant le président Alassane Ouattara, et le Premier ministre de Sierra Leone, David Moinina Sengeh, y ont également participé[13],[14],[15].

Mise en exploitation

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Premier minerai

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En , les premières expéditions de minerai depuis les installations minières de Simandou sont acheminées par voie ferrée vers le port de Morébaya dans le cadre de la phase de mise en service du projet[16].

Le , les partenaires du projet marquent officiellement le début des opérations de Simandou. WCS et SimFer ont alors commencé à transporter du minerai depuis les sites miniers jusqu'au port par la ligne ferroviaire transguinéenne[15].

Le premier chargement commercial de minerai de fer de Simandou est expédié depuis la Guinée en . Une cargaison de 200 000 tonnes transportée à bord du Winning Youth quitte le port de Morébaya le à destination de la Chine[17].

Le navire arrive ensuite au port de Majishan, dans la province chinoise du Zhejiang, marquant la première livraison commerciale de minerai provenant du projet Simandou sur le marché chinois[17].

Production prévue

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À pleine capacité, les blocs de Simandou développés par WCS doivent contribuer, avec les blocs 3 et 4 de SimFer, à une production combinée pouvant atteindre environ 120 millions de tonnes de minerai de fer par an[15].

Le développement progressif du projet doit conduire à une montée en puissance de la production après la phase initiale de mise en service et de montée en capacité[11].

Organisation et actionnariat

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Consortium initial

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Lors de la construction du consortium, WCS est présenté comme associant avec Winning International Group, société singapourienne active dans le transport maritime, la logistique et les projets miniers, de China Hongqiao Group à travers Weiqiao Aluminium et United Mining Suppliers International[4].

La composition exacte de l'actionnariat du consortium a évolué au cours du développement du projet. En 2023, Rio Tinto présentait WCS comme un consortium associant Winning International Group à 50 %, Weiqiao Aluminium à 50 %, avec United Mining Supply mentionné comme actionnaire nominal, tandis que Baowu Resources devait également entrer dans la structure du projet[18].

Depuis 2026

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Le , Baowu Resources annonce avoir porté sa participation à 51 % dans Baowu Winning Consortium Simandou Pte. Ltd., contre 49 % auparavant. Cette opération donne à Baowu le contrôle majoritaire de la holding qui détient 85 % de Winning Consortium Simandou SA, l'État guinéen détenant les 15 % restants de la société minière[7].

La société opératrice des blocs 1 et 2 porte désormais le nom de Winning Consortium Simandou SA dans la documentation de Baowu[7].

Gouvernance

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Le consortium a historiquement été dirigé par ses trois principaux partenaires. Le site officiel de WCS présente Sun Xiushun, président de Winning International Group, comme coordinateur principal du projet, Zhang Bo, président de China Hongqiao Group, et Fadi Wazni, dirigeant d'United Mining Suppliers, comme les principaux représentants du consortium[19].

Avec la prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources en janvier 2026, la gouvernance du groupe opérateur des blocs 1 et 2 évolue également. La documentation disponible ne fournit pas, à elle seule, une liste complète et à jour de l'ensemble des dirigeants opérationnels de la société Winning Consortium Simandou SA en août 2026[7].

Relations avec la Compagnie du TransGuinéen

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WCS est l'un des partenaires de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), créée avec l'État guinéen et Rio Tinto SimFer pour développer les infrastructures communes du projet Simandou[5].

Dans le cadre des accords d'investissement conclus sur les infrastructures, WCS et Simfer développent les installations qui doivent être exploitées par la CTG. Les infrastructures comprennent plus de 600 km de voie ferrée et des installations portuaires permettant l'exportation du minerai des quatre blocs de Simandou[20].

Impact économique

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Le développement des blocs 1 et 2 de Simandou fait partie d'un investissement minier et infrastructurel majeur en Guinée. Le projet comprend la construction d'infrastructures ferroviaires, portuaires et minières destinées à relier les gisements de l'intérieur du pays à la côte atlantique[21].

La mise en exploitation de Simandou à partir de 2025 marque l'entrée de la Guinée sur le marché international du minerai de fer de haute qualité. Les infrastructures développées dans le cadre du projet sont également présentées comme susceptibles de favoriser le développement du transport de marchandises et d'autres activités économiques sur le corridor transguinéen[15].

Notes et références

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  1. (en) « Government of Guinea, Winning Consortium Simandou and Rio Tinto Simfer incorporate La Compagnie du TransGuinéen (CTG) to co-develop the rail and port infrastructure for the Simandou iron ore project », sur www.riotinto.com (consulté le )
  2. (en) « Simandou », sur www.riotinto.com (consulté le )
  3. (en-US) « Consortium », sur Winning Consortium Simandou (consulté le )
  4. 1 2 3 « Government of Guinea, Winning Consortium Simandou and Rio Tinto Simfer incorporate La Compagnie du TransGuinéen », sur Rio Tinto, (consulté le )
  5. 1 2 « Le gouvernement guinéen, Winning Consortium Simandou et Rio Tinto Simfer constituent la Compagnie du TransGuineen », sur Winning Consortium Simandou, (consulté le )
  6. 1 2 « Agreements reached on trans-Guinean infrastructure in milestone for Simandou iron ore project », sur Rio Tinto, (consulté le )
  7. 1 2 3 4 « Baowu Resources increases its Stake in the Mining Component of the Simandou Project », sur Baowu Resources West Africa, (consulté le )
  8. « Baowu renforce sa participation dans les blocs 1 et 2 du projet Simandou », sur Direction générale du Trésor, (consulté le )
  9. Baba Hady Thiam, « Baowu Resources increases its Stake in the Mining Component of the Simandou Project » Accès libre [PDF], sur Baowu Resources West Africa, (consulté le )
  10. (en) « Simandou: Khoun Na Keli », sur www.riotinto.com (consulté le )
  11. 1 2 « Simandou », sur Rio Tinto (consulté le )
  12. (en) « Simandou iron ore project update », sur Rio Tinto, (consulté le )
  13. « Port de Morebayah : le Président Mamadi DOUMBOUYA, en compagnie de ses homologues Paul KAGAMÉ et Brice Clotaire NGUEMA, lance l’exploitation du minerai de fer de Simandou », sur Présidence de la République de Guinée, (consulté le )
  14. « Liu Guozhong to Visit Guinea and Sierra Leone and Attend the Inauguration of the Simandou Iron Ore Mine as President Xi Jinping’s Special Representative », sur Ministry of Foreign Affairs of the People's Republic of China, (consulté le )
  15. 1 2 3 4 « Simandou partners celebrate start of operations », sur Rio Tinto, (consulté le )
  16. « First Simandou iron ore dispatched from mine to port », sur Mysteel, (consulté le )
  17. 1 2 « Simandou’s first shipment with 200,000-mt high-grade iron ore arrives in China », sur S&P Global, (consulté le )
  18. « Simandou investor seminar 2023 », sur Rio Tinto, (consulté le )
  19. « Consortium », sur Winning Consortium Simandou (consulté le )
  20. « WCS et Rio Tinto Simfer signent des accords d’investissement pour les infrastructures portuaires et ferroviaires transguinéennes de Simandou », sur Winning Consortium Simandou (consulté le )
  21. « Agreements reached on trans-Guinean infrastructure in milestone for Simandou iron ore project », sur Rio Tinto, (consulté le )

Voir aussi

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