Women in Games France

association française

Women in Games France (WIG France) est une association créée en 2017 pour encourager la mixité dans l'industrie du jeu vidéo en France.

Women in Games France
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Pays
Organisation
Fondatrices
Site web

Objectifs et actions

modifier

L'association Women in Games France, déclarée le à la préfecture de Montpellier[1], est créée à la suite du constat du faible taux de femmes dans l'industrie française du jeu vidéo[2], 15% selon l'édition 2016 du baromètre annuel du Syndicat national du jeu vidéo[3]. Elle a pour objectif de doubler en 10 ans le nombre de femmes et de personnes non binaires travaillant dans ce secteur[4].

Pour cela, elle vise à recenser de manière plus fine la présence des femmes et son évolution dans le secteur du jeu vidéo[5]. Attachée à donner également une plus grande visibilité aux joueuses de jeu vidéo, elle lance en 2018 un incubateur pour les compétitrices d'esport[6], I-WIG, ciblant les jeux League of Legends[7], Tom Clancy’s Rainbow Six : Siege et Street Fighter V[8]. Cinq joueuses sont choisies parmi une cinquantaine de candidatures pour la première saison de l'incubateur[9].

Pour sensibiliser les jeunes et les informer sur la diversité des métiers du jeu vidéo, elle assure également des interventions dans des établissements scolaires[10]. Elle lance des actions de formation à la prise de parole en public pour assurer une meilleure représentation des expertes sur les jeux vidéo dans les médias[11]. Elle propose aussi diverses actions pour permettre aux professionnelles du domaine de renforcer leur réseau professionnel, notamment des apéros réseautage, un programme de mentorat lancé en 2018[12] ou encore des ateliers pour préparer des CV plus attractifs[13] et se préparer aux entretiens d'embauche, en partenariat avec les ressources humaines d'Ubisoft[11].

L'association agit en 2019 contre le cyberharcèlement dans les jeux vidéo en ligne, en mettant en place un groupe de soutien[14] et en publiant un Guide pour agir face au cyber-harcèlement[15], cosigné avec l'association Loisirs numériques. La même année, elle propose avec le CNC et le ministère de la Culture un tronc commun de charte d'égalité pour les écoles de jeu vidéo[16],[17].

À la Gamers Assembly de 2019, l'association signe avec la communauté urbaine Grand Poitiers et des acteurs locaux de l'esport une convention pour favoriser l'égalité femmes-hommes dans le jeu vidéo et l'esport, qui prévoit des engagements en matière de sensibilisation du grand public, de collaboration avec les acteurs du secteur, d'information sur les métiers du jeu vidéo et de visibilité des femmes de cette industrie[18].

En 2022, l'association crée le programme de mentorat WIGrow, destiné à accompagner les personnes de genres minorisés dans leurs projets et parcours professionnels. Une deuxième édition est organisée en 2024 avec le soutien de Xbox France[19].

En février 2022, Women in Games France et l’agence BETC lancent la campagne « Gender Swap ». À l’aide de modifications de jeux vidéo, l’opération inverse les animations associées aux personnages masculins et féminins afin d’interroger la représentation stéréotypée et la sexualisation des personnages féminins. La campagne est relayée par plusieurs créateurs et créatrices de contenu sur Twitch[20].

Le 15 janvier 2026, des représentantes de l'association sont auditionnées par la délégation aux droits des femmes du Sénat dans le cadre de ses travaux consacrés à la place des femmes dans l'univers du jeu vidéo[21].

Le 5 février 2026, nouvelle participation de l'association, représenté par Anna Bressan, à une table consacrée au sexisme dans les communautés de joueurs et celle du streaming, avec la présence des streameuses Ultia et Mamapaprika, ainsi que de la journaliste Clémence Duneau[22].

Le 26 mars 2026, l'association participe à une troisième table ronde, cette fois consacrée à la place des femmes dans l'e-sport. Elle y est représentée par Anna Bressan, aux côtés de Kokosaap, Céline Ferté, Raphaelle Cordes et Christine Kev[23].

En mars 2026, Women in Games France et Endorah lancent « Hall of Femmes », un musée virtuel immersif réalisé dans Minecraft et consacré aux femmes du jeu vidéo, du streaming et de l'esport[24].

Publications

modifier

En septembre 2022, Women in Games France publie, avec le soutien du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, le guide pratique et juridique « Reconnaître et prévenir les comportements sexistes ». Destiné aux professionnelles et professionnels du jeu vidéo, il présente le cadre légal applicable en matière de violences sexistes et sexuelles au travail, ainsi que des définitions, exemples issus du secteur, pistes de prévention et contacts utiles[25].

Women in Games France publie en 2022 une première infographie, intitulée « Les femmes dans l'industrie du jeu vidéo en France », consacrée à la place des femmes dans les pratiques de jeu, l’emploi et l’e-sport[26].

Une deuxième édition paraît en mars 2024 sous le titre « La place des femmes dans l’écosystème du jeu vidéo ». Elle actualise ce panorama à partir de données récentes relatives aux professionnelles du secteur, aux joueuses, aux représentations dans les jeux vidéo, ainsi qu’à l’e-sport et au streaming[27].

En juin 2026, l’association publie une troisième édition de cette infographie. Celle-ci prolonge l’état des lieux des éditions précédentes et souligne notamment le décalage entre la quasi-parité parmi le public joueur et la sous-représentation persistante des femmes dans les studios de développement, les postes de direction, l’e-sport et le streaming[28],[29].

Dirigeantes

modifier

L'idée de fonder l'association vient fin 2016 à la cofondatrice du studio The Game Bakers[30] Audrey Leprince et à la directrice générale de Bethesda France, Julie Chalmette, quand elles sont les deux seules femmes à monter sur scène pour la cérémonie des Ping Awards[31]. Elles deviennent respectivement présidente et vice-présidente de l'association[32].

En , Morgane Falaize est élue présidente de l'association et Harmonie Freyburger est élue vice-Présidente[33].

En , Marie-Lou Dulac est élue présidente de l'association et Christine Kev est élue vice-Présidente[34].

En mai 2026, Anna Bressan devient présidente de l'association[35].

Notes et références

modifier
  1. « Women in Games France (WIG FR) », sur Journal Officiel, (consulté le )
  2. « "Women in Games" se lance en France pour promouvoir les femmes dans l'industrie du jeu vidéo », sur France 24, (consulté le ).
  3. « Publications du SNJV », sur Syndicat National du Jeu Vidéo (consulté le ).
  4. « À propos », sur Women in Games France (consulté le ).
  5. « "La misogynie n’est pas inhérente au jeu vidéo" », sur RTL.fr (consulté le ).
  6. Adrien Schwyter, « Un incubateur pour favoriser les femmes dans l’E-sport », sur Challenges, (consulté le ).
  7. Camille Belsoeur, « Le cyberharcèlement gâche la vie des gameuses », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  8. « Street Fighter V rejoint l'incubateur eSport de Women in Games », sur Level 1, (consulté le ).
  9. « Women in Games : pour un esport mixte », Sport Stratégies, , p. 4-5.
  10. « Les jeux vidéo, c'est aussi pour les femmes », Le Courrier du Loiret, , p. 10.
  11. 1 2 Chloé Woitier, « Femmes dans le jeu vidéo: «l'association Women in Games met une claque à tout le monde» », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
  12. Audrey Leprince, « Renvoyez l’ascenseur, devenez marraines ! », sur Women in Games France, (consulté le ).
  13. William Audureau, « A la Paris Games Week, plaidoyer pour une féminisation des métiers du numérique », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
  14. Hakima Bounemoura, « Sexisme, harcèlement… Y a-t-il une omerta dans l’industrie du jeu vidéo ? », 20 minutes, (consulté le ).
  15. Emmanuel Forsans, « Un guide pour agir face au cyber-harcèlement », sur AFJV, (consulté le ).
  16. Audrey Leprince, « Charte égalité pour les écoles de jeu vidéo », sur Women in Games France, (consulté le ).
  17. « Le CNC - Vecteur de la parité dans l'industrie vidéoludique », sur JEU.VIDEO, (consulté le ).
  18. Alain Jouve, « Poitiers : capitale de l’eSport féminin », Sport Stratégies, , p. 5.
  19. jhdelara, « Women in Games France et Xbox France s’associent autour du programme de mentorat WIGrow », sur XBOX Wire en Francais, (consulté le )
  20. « Gender Swap, la nouvelle action de sensibilisation de Women in Games », sur AFJV, (consulté le )
  21. « Délégation aux droits des femmes : compte rendu de la semaine du 12 janvier 2026 », sur Sénat (consulté le )
  22. « Délégation aux droits des femmes : compte rendu de la semaine du 2 février 2026 », sur Sénat (consulté le )
  23. « Délégation aux droits des femmes : compte rendu de la semaine du 23 mars 2026 », sur Sénat (consulté le )
  24. « Women in Games France et Endorah lancent un musée immersif dans Minecraft pour célébrer les femmes du jeu vidéo - Stratégies », sur www.strategies.fr, (consulté le )
  25. « Guide pour prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail », sur AFJV, (consulté le )
  26. « Le jeu vidéo, un médium et une industrie de plus en plus mixte », sur AFJV, (consulté le )
  27. Galen, « Women in Games dévoile une infographie sur la place des femmes dans l’écosystème du jeu vidéo », (consulté le )
  28. Rob, « Les femmes jouent autant que les hommes, mais disparaissent des studios », sur New Game Plus, (consulté le )
  29. « Place des femmes dans l'industrie du jeu vidéo : Women in Games tire la sonnette d’alarme », sur www.gamekult.com, 2026-06-23cest20:51:00+0200 (consulté le )
  30. « VIDEO. Women in games veut plus de femmes dans l'industrie du jeu vidéo », sur www.20minutes.fr (consulté le ).
  31. Maxime Lancelin-Golbery, « Portrait d'Audrey Leprince : retour sur 20 ans de carrière dans le jeu vidéo », sur Frandroid, (consulté le ).
  32. Lucie Ronfaut et Chloé Woitier, «Les femmes doivent changer l'industrie des jeux vidéo de l'intérieur», sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  33. Emmanuel Forsans, « Morgane Falaize élue Présidente de Women in Games France, le CA renouvelé », sur Agence française pour le jeu vidéo, (consulté le )
  34. AFJV, « Le Conseil d'Administration 2025-2027 de WiG France prend ses fonctions » Accès libre,
  35. « Women in Games France annonce la nouvelle composition de son C.A. », sur AFJV, (consulté le )

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier