Wwf Madagascar

organisme de protection de l'environnement á Madagascar

La WWF Madagascar est une filiale de la WWF ou fonds mondial pour la nature présent à Madagascar, depuis 1963. C'est une organisation non-gouvernementale internationale spécialisée dans la protection de l'environnement, le développement durable, la conservation de la nature. Il fait partie du réseau international de la WWF présent dans une centaine de pays.

WWF Madagascar
Histoire
Fondation
Cadre
Type
conservation de la nature
Domaines d'activité
Objectifs
Siège
Pays
Coordonnées
Organisation
Organisation mère
Chiffre d'affaires
62,2 G Ar ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Carte

Historique

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La WWF est présente à Madagascar depuis 1963. À ses débuts, ses interventions se concentraient principalement sur la recherche scientifique et la formation, en particulier lors de la redécouverte de l’Aye-aye[1] dans le parc national de Masoala. Ces initiatives ont permis de poser les fondations des futurs programmes de protection de la faune et de la flore[1].

La Conférence de 1972

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En 1972, le WWF a joué un rôle clé dans l’organisation de la première Conférence internationale sur la conservation de la nature à Madagascar. Cet événement majeur a marqué un tournant dans l’histoire de la protection de l’environnement malgache[2]. Il a réuni des experts nationaux et internationaux, et a conduit à l’élaboration des premières orientations qui donneront naissance au Plan d’Actions National pour l’Environnement (PNAE), un cadre stratégique pour la préservation des ressources naturelles du pays.

Objectifs principaux

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Le WWF s’efforce de préserver la biodiversité unique de Madagascar, en mettant l’accent sur les paysages terrestres et marins considérés comme prioritaires en raison de leur richesse écologique et de leur vulnérabilité. La WWF Madagascar a évalué la vulnérabilités des mangroves dans la région de Tsiribihina, Manambolo, au changement climatique dans le but de mieux les protéger[3]. En parallèle, l’organisation œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des communautés locales, convaincue que la protection de l’environnement et le développement durable doivent aller de pair. Ses actions incluent la restauration des habitats naturels, la gestion durable des ressources et la lutte contre la déforestation.

Approche collaborative

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La philosophie du WWF repose sur une approche participative et inclusive. L’organisation travaille main dans la main avec les communautés locales, comme le Vondron'olona ifotony en leur offrant des outils, des formations et un accompagnement technique pour qu’elles deviennent les gardiennes de leur propre environnement. Le WWF collabore également avec les autorités gouvernementales, les ONG, les instituts de recherche et le secteur privé pour développer des solutions durables aux défis environnementaux, comme le changement climatique, la perte de biodiversité ou la dégradation des ressources naturelles.

Dates clés

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Depuis 1963, le WWF est engagé à Madagascar à travers des actions de recherche et de protection de la biodiversité. L’organisation a structuré sa présence avec la création du Bureau national en 1991 et la signature d’un accord de siège avec le Gouvernement en 1996.

Dates clés
1986-1988 Lancement du programme Éducation et Aménagement des Aires Protégées et contribution à la première phase du Plan National d’Actions Environnementales
1999 Extension du mandat du WWF
2003 Le Président Marc Ravalomanana annonce le triplement de la superficie des Aires Protégées, de 1,7 à 6 millions d’hectares
2004 Inscription du Parc Privé de Tsarasaotra à la Liste Ramsar, une première mondiale pour un site privé
2005 Découverte de nouvelles espèces de microcèbes et création de la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar
2006 Coopération renforcée avec les Seychelles et célébration des 15 ans du magazine Vintsy
2010 Lancement du site web www.wwf.mg

Financement

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En 2006, la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPB) reçoit un don d’un million USD du WWF pour renforcer son capital, portant celui-ci à environ 17 millions USD. Créée en 2005 par l’État malgache, le WWF et Conservation Internationale, la Fondation vise à assurer la pérennité financière des aires protégées du pays. Plusieurs bailleurs, dont l’Allemagne, la France et la Banque mondiale, apportent également leur soutien. Les fonds sont investis, et seuls les revenus servent au financement. L’objectif est d’atteindre 50 millions USD en cinq ans, afin de soutenir la Vision Durban, qui prévoit de tripler la superficie des aires protégées à 6 millions d’hectares d’ici 2008.

Domaine d'activité

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Missions

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Cette fondation privée se consacre à la protection de la faune, de ses habitats et de la nature dans son ensemble.

Sa mission est de stopper la dégradation de l’environnement terrestre et de bâtir un avenir où l’humanité coexiste en harmonie avec la nature. Le WWF agit pour préserver la diversité biologique mondiale, garantir une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables et encourager la réduction de la pollution ainsi que du gaspillage lié à la consommation[4].

WWF Madagascar intervient dans plusieurs domaines stratégiques afin de garantir un impact positif global, tant sur la préservation de la biodiversité unique de l’île que sur l’amélioration durable des conditions de vie des communautés malagasy. Ses actions conjuguent conservation des écosystèmes, gestion responsable des ressources naturelles et promotion de pratiques favorisant le développement socio-économique local.

Objectifs

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Le WWF s’engage à protéger, restaurer et préserver la biodiversité exceptionnelle de Madagascar, tout en respectant la culture et les moyens de subsistance des populations locales. L’organisation collabore étroitement avec les gouvernements, les scientifiques, les acteurs économiques et les communautés locales, en concentrant ses actions sur les domaines offrant les meilleures perspectives pour garantir l’avenir des habitants et des espèces de l’île. Le WWF Madagascar vise à préserver la viabilité des écosystèmes terrestres et marins ciblés ainsi que celle de leurs espèces emblématiques, au sein des paysages prioritaires. L’objectif est également d’améliorer les moyens de subsistance des communautés locales et de renforcer leur résilience face aux changements climatiques. Concrètement, cela se traduit par : l’absence de toute nouvelle conversion de forêts naturelles en terres cultivées au sein des aires protégées ; la réduction des activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées, tant dans la pêche traditionnelle que dans la pêche industrielle (thon, crevettes, etc.) ;la suppression totale de la collecte d’espèces prioritaires dans les aires protégées et celles gérées par les communautés.

Engagement

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Le WWF Madagascar s'engagent à :

  • préserver la biodiversité terrestre et marine en renforçant le réseau d’aires protégées et en promouvant une gestion durable des ressources naturelles ;
  • protéger les espèces marines et migratrices emblématiques de Madagascar par la sensibilisation, la recherche et l’application rigoureuse de la CITES ;
  • promouvoir une pêche durable et accompagner les États insulaires de l’océan Indien occidental vers une gestion responsable des ressources halieutiques ;
  • encourager la transition vers des énergies propres et renouvelables afin de lutter contre le changement climatique ;
  • intégrer l’environnement dans les politiques sectorielles et renforcer la gouvernance environnementale avec la participation active des communautés locales ;
  • soutenir la recherche, la formation et la coopération pour améliorer l’adaptation au changement climatique.

Notes et références

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  1. 1 2 (en-US) Kim Reuter, « WWF Madagascar », sur Lemur Conservation Network (consulté le )
  2. Stefan Schmid, « Sauvegarde des forêts naturelles et développement rural à Madagascar : un premier bilan des actions en cours », Les Cahiers d'Outre-Mer, Presses Universitaires de Bordeaux, vol. 46, no 181, , p. 35–60 (DOI 10.3406/caoum.1993.3465, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Alison Clausen, Harisoa Rakotondrazafy, Harifidy Olivier Ralison et Anjara Andriamanalina, « Mangrove ecosystems in western Madagascar: an analysis of vulnerability to climate change » Accès libre [PDF], sur https://abcg.org/files/documents/b28d3e8d-fc39-45b5-8708-fe77ffe7396b.pdf, (consulté le )
  4. « WWF. Le bulletin de santé de la biodiversité mondiale vient de paraître et il est alarmant - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )

Voir aussi

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