Xian de Markam
Le xian de Markam (tibétain : སྨར་ཁམས་རྫོང, Wylie : smar khams rdzong, pinyin tibétain : Markam Zong, THL : mar kham dzong ; chinois : 芒康县 ; pinyin : ) est un district administratif de la région autonome du Tibet en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville-préfecture de Qamdo.
| Mángkāng xiàn 芒康县 སྨར་ཁམས་རྫོང | |
Paysage de Markam | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province ou région autonome | Tibet |
| Préfecture | Qamdo |
| Statut administratif | Xian |
| Code postal | 854500 |
| Indicatif | +86 (0)895 |
| Immatriculation | 藏B |
| Démographie | |
| Population | 81 399 hab. (2010) |
| Densité | 7 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 30° 34′ 35″ nord, 98° 58′ 29″ est |
| Superficie | 1 157 621 ha = 11 576,21 km2 |
| Localisation | |
Localisation dans la préfecture de Qamdo. | |
| Liens | |
| Site web | mangkang.changdu.gov.cn |
| modifier |
|
Démographie
modifierLa population du district était de 70 276 habitants en 1999[1].
Économie
modifierÀ Yanjing en (tibétain : ཚ་ཁ་ལྷོ, Wylie : tsha kha lho, THL : Tsakalo ; signifiant « puits de sel »), un village situé entre 2 650 et 3 109 mètres d'altitude, à l'extrême sud du comté de Markam quasiment sur la frontière du Sichuan) une cinquantaine de puits extraient la saumure mise à évaporer au soleil dans des bassins adaptés aux difficultés de la topographie montagneuse et qui produisent du sel rouge ou du sel blanc [2].
Exploitation minière
modifierSelon l’agence AsiaNews, le , plus de 1 000 Tibétains ont manifesté en raison de la réouverture d’une mine à Markham. La police a tiré, tuant un Tibétain, six autres furent arrêtés[3].
Depuis le , des exploitations minières massives sont menées dans le relief montagneux du canton de Tsonga, entraînant une dégradation écologique, avec des risques accrus d'inondations et de glissements de terrain, une déforestation massive contrevenant aux lois chinoises, la dégradation de la qualité des sols, le déplacement du bétail et la stérilité des terres agricoles. En , les appels des populations tibétaines locales sont ignorés par les autorités, et le partage de vidéo est censuré[4].
Notes et références
modifier- ↑ (en) National Population Statistics Materials by County and City - 1999 Period, in « China County & City Population 1999 », sur Harvard China Historical GIS (version du sur archive.org)
- ↑ Jean-Claude Hocquet, « Production du sel et changement technique en Chine », Annales. Economies, sociétés, civilisations., vol. 46e année, no 5, , pp. 1021-1039 (lire en ligne)
- ↑ (en) A Tibetan killed, six arrested in protest against Chinese mines , AsiaNews, 16 août 2012
- ↑ (en-US) « Resident Tibetans raise concerns over rampant mining in Markham », sur Phayul, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Andreas Gruschke: The Cultural Monuments of Tibet’s Outer Provinces: Kham - Volume 1. The Xizang Part of Kham (TAR), White Lotus Press, Bangkok 2004. (ISBN 974-480-049-6)
- Tsering Shakya: The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, London 1999, (ISBN 0-14-019615-3)
Article connexe
modifierLien externe
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