Y a bon les blancs

film de Marco Ferreri, sorti en 1988

Y a bon les blancs (Come sono buoni i bianchi) est une comédie dramatique et satirique hispano-italo-française réalisée par Marco Ferreri et sortie en 1988.

Y a bon les blancs
Titre original Come sono buoni i bianchi
Réalisation Marco Ferreri
Scénario Marco Ferreri
Acteurs principaux Michele Placido
Maruschka Detmers
Sociétés de production Iberoamericana Films Internacional
Gruppo Bema
23 Giugno
Reteitalia
Caméra One
J.M.S. Films
Pays de production Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique et satirique
Durée 95 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Satire sur l'aide humanitaire en Afrique, le film tend à montrer que les Européens, même animés des meilleures intentions, ne parviennent pas à se faire comprendre des populations autochtones des déserts africains.

Synopsis

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Michele (Michele Placido), un Napolitain au chômage, est embauché comme chauffeur de camion pour une mission en Afrique. Le convoi humanitaire « Les Anges bleus », mis sur pied grâce aux efforts de plusieurs pays européens, doit acheminer vers le Sahara une cargaison de denrées alimentaires : des pâtes et du ketchup. Les organisateurs de la mission ne se soucient guère du fait que ces produits ne font pas partie du régime alimentaire des habitants locaux, mais constituent en revanche une marchandise très prisée par les propriétaires des établissements de restauration du coin.

Sur la route menant au cœur du Sahel, le convoi doit faire face non seulement aux éléments naturels, mais aussi à des fonctionnaires corrompus, à des militaires et à des bandits. C'est dans ce contexte que se noue peu à peu un lien profond entre Michele, d'un naturel enjoué, et Nadia (Maruschka Detmers), une journaliste néerlandaise qui a pris place à ses côtés dans la cabine. À mi-parcours, le camion de Michele tombe en panne ; le chef de l'expédition décide de le laisser sur place avec le véhicule en attendant qu'un mécanicien puisse être héliporté sur les lieux. Tout le monde comprend que laisser un chauffeur européen seul et sans défense dans un désert inhospitalier est loin d'être idéal, mais la cupidité des organisateurs du voyage l’emporte sur le bon sens. Contre l’avis de ses collègues, Nadia reste avec Michele, d’autant plus qu’une oasis accueillante avec un bassin d’eau claire se trouve à proximité.

Les voyageurs imprudents ignorent que cette source est sacrée pour l'une des tribus locales, et lorsque son chef s'y présente avec une nombreuse suite, il constate que les Blancs ont souillé l'eau, enfreignant ainsi un tabou. Conformément aux coutumes de son peuple, cet Africain au caractère rude donne à ses compatriotes l'ordre fatal de tuer ces invités indésirables, puis de les dévorer.

Lorsque les responsables de la mission arrivent par hélicoptère le lendemain, ils sont horrifiés de découvrir les restes des victimes dans le feu de camp — et de constater que les autochtones, cyniques, ont même filmé le meurtre avec la caméra vidéo de Michele.

En apprenant ce qu’a fait la tribu locale à Michele et Nadia, les responsables du convoi humanitaire prennent enfin conscience à quel point l’Afrique leur est hostile et, terrifiés, battent en retraite en abandonnant la voiture de l’Italien décédé. Ils ne s’arrêtent même pas pour récupérer le missionnaire Jean-Marie, qui a passé de longues années à tenter en vain de faire connaître la parole de Dieu aux membres de la tribu et qui, désormais, supplie littéralement qu’on le ramène en Europe

Fiche technique

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Distribution

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Production

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Contrairement à la plupart des films de Ferreri, tournés dans le genre de la comédie absurde, ce long métrage est réalisé dans un style réaliste. Son titre italien Come sono buoni i bianchi, délibérément ambigu, peut se traduire aussi bien par « Comme ils sont beaux, ces Blancs » que par « Comme ils sont bons, ces Blancs ».

Pendant une pause, les participants au convoi chantent à l'unisson le Chœur des esclaves tiré de Nabucco de Giuseppe Verdi.

Dans une séquence du film, Michele Placido montre à Maruschka Detmers un extrait du film Les Gladiateurs de Delmer Daves, dans lequel Victor Mature combat un lion dans l’arène.

Accueil critique

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Cette satire cruelle et politiquement incorrecte, dans laquelle des Africains agressifs portant des masques blancs déclarent sans détour aux arrivants venus d’Europe : « Vous n’avez rien à faire ici ! Désormais, nous sommes nous-mêmes les Blancs ! », met en évidence le fossé culturel insurmontable entre le monde civilisé et la société traditionnelle, avec l’un de ses attributs : le cannibalisme rituel. Pour le critique Olivier Père, il s'agit d'« un film d’une intelligence féroce sur la mascarade humanitaire en Afrique »[2].

Notes et références

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  1. 1 2 « y a bon les blancs », sur encyclocine.com (consulté le )
  2. « Marco Ferreri, de la farce à la fable », sur arte.tv

Liens externes

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