Yannig Baron
Yannig Baron, né le à Groix et mort le à Vannes, est un musicien français investit dans le mouvement breton.
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(à 89 ans) Vannes |
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Biographie
modifierEnfance et formation
modifierYannig Baron naît en 1936 dans une famille nombreuse de l'île de Groix. Il découvre très jeune l'histoire de Bretagne et apprend en 1950 à jouer de la bombarde. Engagé dans la Marine, qu'il quitte en 1960, il fait partie de l'ensemble musical de la marine française du bagad de Lann-Bihoué à partir de 1956[3],[2].
Carrière
modifierIl est membre du Mouvement pour l’organisation de la Bretagne (MOB) avant de rejoindre l’Union démocratique bretonne (UDB), en 1988. En 1970, lors de son retour en Bretagne, il participe activement avec Yann Goasdoué à l'animation du foyer de Menez Kamm[4]. En 1988, il parvient à faire créer une nouvelle classe dans la filière bilingue de l'école publique de Brec'h en menaçant de faire la grève de la faim[5].
En 1990, il fonde l'association Dihun[6] avec d'autres militants[7], dont sœur Anna Vari Arzur dans le Finistère[8]. En 1998, il entame une troisième grève de la faim pour obtenir plus de postes dans l’enseignement bilingue[9].
Il fait partie de l'association Menhirs libres[2].
Il participe activement à la venue de Jean-Paul II à Sainte d’Anne d’Auray, en 1996[6].
Il est investi dans Le peuple breton[2].
En 2006, il entame une grève de la faim afin de protester contre l'attitude de la hiérarchie des écoles catholiques[10].
Décès
modifierPublication
modifier- Yannig Baron, Le message de Jean-Paul II aux Bretons: kentañ gweladenn ur Pab "e Breizh" ; (20 a viz gwengolo 1996), Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-262-7)
Distinctions
modifier- « Breton de l'année » (2000)[9]
- Ordre de l'Hermine (2004)[9],[11]
Notes et références
modifier- ↑ Notice de la BnF
- 1 2 3 4 « Défenseur de la culture bretonne, Yannig Baron a rendu son dernier souffle », Ouest-France.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ [PDF] Recensement des sonneurs, Sonerien Lann-Bihoué, consulté sur www.sonerien-lann-bihoue.fr le .
- ↑ Françoise CONAN, « Culture bretonne : les folles années Menez Kamm à Spézet », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Vannes. Yannig Baron le breton à toute épreuve », Le Télégramme, (lire en ligne)
- 1 2 3 « Ardent défenseur de la culture bretonne, Yannig Baron est décédé », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ Antoine Perraud, Yannig Baron, barde d'une Bretagne bretonnante, France Culture, 3 novembre 2013
- ↑ Thierry Jamet, Dihun 20 ans de combat pour les langues bretonnes, Le Temps éditeur, , 134 p. (ISBN 978-2842744694)
- 1 2 3 « Yannig BARON », sur Institut culturel de Bretagne (consulté le )
- ↑ « En grève de la faim pour le bilinguisme breton-français », Libération, (lire en ligne)
- ↑ « Yannig Baron, lauréat du collier de l’Hermine 2004 - Île de Groix Info », sur www.ile-de-groix.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Christian Guyonvarc'h, Yannig Baron, ar seizh avel : par tous les vents de Bretagne, Pornic, Le Temps, (lire en ligne)