Gyáros
Gyáros (en grec moderne : Γυάρος) est une île aride et inhabitée de Grèce au nord dans l'archipel des Cyclades, proche des îles d'Andros et de Tinos, avec une superficie de 17,6 km2. Son point culminant est de 489 mètres. Elle est zone interdite et, par conséquent, il n'existe aucune liaison maritime.
| Gyáros Γυάρος (el) | ||
Vue aérienne de Gyáros | ||
| Géographie | ||
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| Pays | ||
| Coordonnées | 37° 37′ N, 24° 43′ E | |
| Superficie | 17,6 km2 | |
| Point culminant | 489 | |
| Administration | ||
| Périphérie | Égée-Méridionale | |
| District | Syros (île) | |
| Démographie | ||
| Population | Aucun habitant (2000) | |
| Autres informations | ||
| Géolocalisation sur la carte : Grèce
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| Île en Grèce | ||
| modifier |
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Ancienne île-prison jusqu'en 1974, puis champ de tir de la Marine hellénique, elle devient en 2026 une aire marine protégée, refuge du phoque moine de Méditerranée et du puffin de Méditerranée[1],[2].
Histoire
modifierL'île est connue et identifiée depuis l'Antiquité[3]. Elle était habitée ou, au moins, occupée temporairement au tournant de notre ère : « Auguste reçut une requête des habitants de Gyare qui le suppliaient humblement de les exempter de leurs excessives impositions, qui ne se montaient qu'à cent cinquante drachmes (...) ; mais Gyare était une petite île, ou plutôt un roc baigné par les flots de la mer Égée, où l'on ne trouvait ni eau fraîche ni aucune des nécessités de la vie, et qui servait de retraite à un petit nombre de malheureux pêcheurs[4]. »
Par ailleurs, toujours sous le règne d'Auguste, Gyaros fut un des principaux lieux d'exil[5].
Bien plus tard, de 1948 à 1953 durant la guerre civile grecque puis de 1967 à 1974, durant la dictature militaire, elle fut à nouveau un lieu de déportation et d'internement pour environ 22 000 dissidents politiques[6]. Par la suite, le gouvernement grec a souvent utilisé l'île pour des manœuvres stratégiques. D'autre part, il a maintenu diverses infrastructures sur l'île en mémoire des victimes des déportations.
Biodiversité et conservation
modifierDe part sa nature de zone interdite avant de devenir officiellement une aire marine protégée en avril 2026[1], l'île a longtemps fait office de réserve naturelle involontaire, devenant un refuge de biodiversité pour de nombreuses espèces[2]. Elle a été identifiée comme la plus importante colonie du phoque moine de Méditerranée en Mer Égée[7],[8]. Elle est aussi un important refuge pour les oiseaux marins, recevant la visite de plus de 30 espèces d'oiseaux, dont le puffin de Méditerranée (Puffinus yelkouan dont elle est l'une des plus importantes colonies en Méditerranée[9]) et le faucon d’Eléonore.
Notes et références
modifier- 1 2 (en) « Permanent Protection for Gyaros Secured by Presidential Decree », sur www.wwfmmi.org (consulté le )
- 1 2 Marina Rafenberg, « En Grèce, l’île-prison de Gyaros est devenue un havre de biodiversité », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Strabon, Géographie, Tome I, Livre X, Ch. V, 3 ; Tacite, Annales, III, 69.
- ↑ in Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, Vol. I, Ch. VI, Part. IV ; trad. François Guizot, 1819, p. 378.[lire en ligne (page consultée le 27 juillet 2025)]
- ↑ (en) Mary V. Braginton, « Exile under the Roman Emperors », The Classical Journal, vol. 39, no 7, , p. 391-407 (lire en ligne
) - ↑ (en) « Yaros, the forgotten prison island », sur dw.com (consulté le )
- ↑ (en) Alexandros A. Karamanlidis, Panagiotis Dendrinos, Pablo Fernández de Larrinoa et Ali Cemal Gücü, « The Mediterranean monk seal Monachus monachus: status, biology, threats, and conservation priorities », Mammal Review, vol. 46, no 2, , p. 92–105 (ISSN 1365-2907, DOI 10.1111/mam.12053, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Une AMP à succès : Gyaros adopte une approche participative globale pour promouvoir la protection de la mer », sur Réseau des gestionnaires d’Aires Marines Protégées en Méditerranée, (consulté le )
- ↑ Giorgos Catsadorakis, The avifauna of Gyaros isl., N.Cyclades, Greece, (lire en ligne)