Yatta
Yutta est une petite ville palestinienne de Cisjordanie plurimillénaire.
| Pays | |
|---|---|
| Zone géographique | |
| Gouvernorat | |
| Superficie |
133 km2 |
| Altitude |
812 m |
| Coordonnées |
| Population |
110 hab. |
|---|---|
| Densité |
0,8 hab./km2 |
| Statut |
|---|
| Site web |
(ar) yatta-munc.org |
|---|

Géographie
modifierYatta est une ville palestinienne de 133 km2 située à 12 km au sud d'Hébron, en Cisjordanie.
Elle est environnée par Hébron au nord, par As-Samou' au sud, par la mer morte à l'est et par Doura à l'ouest[1].
Climat
modifierYatta se trouve sur un plateau situé à 820 m d'altitude.
Yatta a un climat tempéré plutôt chaud, avec des températures comprises entre 3,9° C (janvier) et 28,9° C (juillet et août).
L'hiver y est froid et pluvieux. Le printemps, qui débute fin mars/début d'avril, laisse place à un été chaud et sec.
Histoire
modifierL'histoire de Yatta remonte à l'époque cananéenne. À cette époque la ville s'appelait "Yutta", ce qui veut dire la terre plate. Yutta fut un berceau du christianisme, comptant probablement l'une des premières églises consacrées au culte chrétien du monde.
À l'époque romaine, elle s'appelait "Letaem"[2].
On y trouvait des puits, des caves et des bâtiments.
Certains avancent que Yatta est la ville du prophète Zacharie, et que son fils Jean le Baptiste y est né alors que la Vierge Marie y rendait visite à sa cousine.
Pour tenter de se rallier une partie de la population arabe de Palestine, les Britanniques, en difficulté au cours de la grande révolte arabe (1936-1939), organisent un meeting de propagande le 18 décembre 1938. Ils y invitent des membres de la famille Nashashibi (en) qui les soutenaient au sein des peace bands (voir encadré dans l'article sur la révolte) mais l'expérience fut un échec et ne fut pas renouvellée[3].
Traditionnellement, les Bédouins du Naqab (actuellement appelé Néguev) recrutaient leurs bergers à Yatta et Sammu. Cette pratique a repris dans les années 1970, avec la réouverture par Israël des frontières issues des lignes d’armistice de 1949, et a duré jusqu‘à la fin des années 1980 et la première Intifada[4].
Population
modifierD’après le recensement de 2010, la population de Yatta s'élevait à environ 110 000 personnes, avec 51 % d'hommes et 49 % de femmes. Elle augmenterait au rythme de 4,5 % par an. 47,3 % des habitants auraient moins de 15 ans et 49,5 % auraient entre 15 et 64 ans[1].
Éducation
modifierOn dénombrerait vingt-deux écoles publiques et deux écoles privées sur la commune. Quatre de ces écoles seraient mixtes, dix seraient réservées aux filles et les restantes seraient réservées aux garçons.
En 2007, le nombre d'analphabètes était estimé à 3 384 personnes, 73 % d'entre elles étaient des femmes.
Toujours en 2007, 27,8 % des habitants savaient lire et écrire. Parmi eux, 11,8 % avaient le baccalauréat.
Santé
modifierOn dénombre 48 établissements de santé publics et privés, dont un hôpital public, deux centres de maternité et d'enfance, une clinique et deux laboratoires médicaux.
Yatta rencontre plusieurs difficultés dans le domaine de la santé. La ville souffre d'un manque d'assainissements, notamment en raison de la croissance rapide de sa population. Elle souffre aussi d'un manque de personnel médical, de médecins spécialistes, de médicaments et d'ambulances[5].
Économie
modifierOn trouve beaucoup d'activités économiques et industrielles à Yatta, dont 600 épiceries, 350 magasins de vêtements, des stations-service, des usines, 14 fabriques de savon[5].
Selon les résultats de l'enquête de terrain sur la répartition du travail par activité économique de 2009 menée par la municipalité locale, 75 % des habitants de Yatta travaillent dans les territoires occupés comme ouvriers et 8 % sont des employés.
8 % des habitants travailleraient dans le commerce, et les autres se répartiraient principalement dans l'agriculture et l'industrie.
Notes et références
modifier- 1 2 (ar) « مدينة يطا | بلدية يطا | Yatta Municipality » (consulté le )
- ↑ (ar) « يطا …في سطور », sur أخبار يطا, (consulté le )
- ↑ Matthew Hughes, « Palestinian Collaboration with the British: The Peace Bands and the Arab Revolt in Palestine, 1936–9 », Journal of contemporary history, avril 2016, volume 51, no 2. https://doi.org/10.1177/0022009415572401.
- ↑ Cédric Parizot, « Gaza, Beer Sheva, Dahriyya », Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem, no 9 | 2001, mis en ligne le 25 février 2008, consulté le 16 mai 2026. URL : http://journals.openedition.org/bcrfj/1712.
- 1 2 (ar) معهد الأبحاث التطبيقية, دليل بلدة يطا
