Yi Saek
Yi Saek (coréen : 이색 ; hanja : 李穡, – [1]), également connu sous son nom d'artiste Mogŭn (목은), était un écrivain et poète coréen. Sa famille appartenait au clan Hansan Yi[2]. Yi Saek joua un rôle crucial dans l'introduction et l'adaptation de la philosophie de Zhu Xi. Il étudia le néo-confucianisme sous la dynastie Yuan en Chine et fonda une académie à son retour dans le royaume de Goryeo. C'est dans cette académie que furent formés les fondateurs de la dynastie Joseon.
| Nom de naissance | Yi Saek (이색, 李穡) |
|---|---|
| Alias |
Mokeun ou Mogŭn (목은, 牧隱) |
| Naissance |
Haksung, province de Hamgyeong du Nord, Corée. |
| Décès |
(à 68 ans) Corée |
| Activité principale |
Poète |
| Langue d’écriture | Coréen |
|---|---|
| Mouvement | Néo-confucianisme |
| Genres |
Biographie
modifierYi Saek fut l'une des figures culturelles les plus importantes du pays. Soucieux de résoudre les problèmes sociaux de Goryeo, il assuma ses responsabilités d'érudit, d'éducateur et d'homme politique, fort de son expérience acquise à Guozijian, une université nationale chinoise[3]. À la tête de l'académie Sungkyunkwan, Yi Saek a élaboré un programme d'études qui a réformé les méthodes d'évaluation de l'établissement, une approche novatrice même selon les normes actuelles. Il a joué un rôle déterminant dans l'introduction du néo-confucianisme à Goryeo, jetant ainsi les bases théoriques de la fondation de Joseon[3].
Président des rois durant la période Koryo (918-1392), Yi Saek a promu un enseignement fondé sur les textes confucéens. Il est également à l'origine de la tradition confucéenne du deuil public et a défendu avec conviction le confucianisme dans les affaires publiques. Vers la fin de sa vie, il était le chef respecté de l'Académie nationale confucéenne. Il est considéré comme l'un des « Trois Ermites », ces intellectuels dévoués aux principes confucéens[4].
Nombre de ses disciples, tels que Chŏng To-jŏn et Kwŏn Kŭn, utilisèrent le néo-confucianisme comme fondement idéologique pour renverser le royaume bouddhiste de Goryeo et établir la dynastie Joseon, de confession confucéenne. Cependant, Yi Saek lui-même demeura fidèle à la dynastie Goryeo et ne croyait pas que l'éradication du bouddhisme, préconisée par Chŏng To-jŏn, puisse être bénéfique. Yi Saek était partisan de la coexistence des « Trois Disciplines » : le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Il démissionna de toutes ses fonctions politiques après la fondation de la dynastie Joseon[5].
Yi Saek a laissé de nombreux poèmes, essais et lettres, rassemblés dans les Œuvres complètes de Mogŭn.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yi Saek » (voir la liste des auteurs).
Articles connexes
modifierNotes
modifier- ↑ Selon le calendrier lunaire, Yi est né le 20e jour du cinquième mois de l'année 1328 et est décédé le 20e jour du cinquième mois de l'année 1396.
- ↑ (ko) 병하(전 성균관대학교, 한국사) 민, « 이색 (李穡) », dans 한국민족문화대백과사전 [Encyclopedia of Korean Culture], Academy of Korean Studies (lire en ligne)
- 1 2 (en) Korea Herald, « [Scholars and their Spaces] Sowing the seeds of Korean Neo-Confucianism, Yi Saek and Munheonsewon », sur The Korea Herald, (consulté le )
- ↑ (en) « Yi Saek | Neo-Confucianism, Poetry & Literature | Britannica », Encyclopedia Britannica, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Youngsun Back, "Who Should Ascend the Throne? The Two Views of Korean Confucians, Yi Saek and Jeong Do-jeon", Journal of World Philosophies, 6, 2021, p. 58–72.