Yitzhak Tabenkin
Yitzhak Tabenkin (hébreu : יצחק טבנקין, – ) est un activiste sioniste et un homme politique israélien. C'est l'un des fondateurs du mouvement des kibboutz[1].
| Membre de la Knesset 3e Knesset (d) | |
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| Membre de la Knesset 1re Knesset | |
| - | |
David Livšic (en) |
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Ein Harod Meuhad (en) |
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| Enfant |
Josef Tabenkin (en) |
| Partis politiques | |
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| Membre de |
Conseil national juif (en) |
Biographie
modifierTabenkin est né dans l'Empire russe à Babrouïsk, une ville de nos jours située en territoire biélorusse. Il suit une éducation religieuse au sein d'un heder à Varsovie et poursuit ensuite des études profanes. C'est l'un des fondateurs du mouvement marxiste et sioniste Poale Zion en Pologne[1].
En 1912, il fait son Alya en Palestine ottomane et travaille en tant qu'ouvrier agricole à Merhavia et Kfar Uria. Durant la Première Guerre mondiale, il travaille au sein de la ferme de Kinneret[2]. Il participe en tant que délégué à chaque congrès sioniste de l'après-guerre.
Membre de l'organisation d'auto-défense Hashomer, il est aussi actif dans les organisations de travailleurs agricoles de Judée-Samarie. En 1921, il rejoint le Bataillon du Travail formé par Joseph Trumpeldor et est le fondateur du kibboutz Eïn-Harod qui devient l'épicentre du mouvement des kibboutz dont il est considéré comme le chef spirituel. Il part en mission en Pologne pour l'organisation Hechalutz afin d'encourager l'Alya[2].
Tabenkin désapprouve la tendance étatiste du sionisme et se fait a contrario le chantre d'une approche ascendante (bottom-up) du socialisme juif, déployable sur l'ensemble de la terre d'Israël. Il rejette en effet les frontières politiques du Moyen-Orient imposées par les puissances occidentales à la suite du démembrement de l'Empire ottoman[3]. Selon sa vision, l'ensemble du peuple juif doit se constituer en communes elles-mêmes incluses dans une « alliance mondiale des peuples communistes ». Il considère que la Première Guerre judéo-romaine est l'évènement qui a perpétué l'existence d'une expérience nationale juive[4].
Il vit à Ein Harod jusqu'à son décès[5]. Le moshav Yitav situé dans la vallée du Jourdain est nommé ainsi en son hommage (ce nom forme l'acronyme "Yad Yitzhak Tabenkin").
Publications
modifier- The Jewish State and the Way to Achieve It (1944) (En Hébreu)
- Kibbutz Society (1954) (En Hébreu)
- There is No Where to Pullback To (1968) (En Hébreu)
- Lessons of the Six Day War (1970) (En Hébreu)
- Issues (Four Volumes of Articles) (1967) (En Hébreu)
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yitzhak Tabenkin » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 « Tabenkin, Yitzhak (1887–1971) », Jewish Agency (consulté le )
- 1 2 (he) « Tabenkin, Yitzhak », The Israeli Labor Movement (consulté le )
- ↑ Gorenberg (2007), pp. 15-16
- ↑ Ben-Yehuda (1995), pp. 127-128
- ↑ (en) « Tabenkin, Yitzhak (1887–1971) », Jewish Agency (consulté le )
Bibliographie
modifier- (en) Nachman Ben-Yehuda, Masada Myth : Collective Memory and Mythmaking in Israel, Madison, Wis, University of Wisconsin Press, , 384 p. (ISBN 0-299-14834-3)
- (en) Gershom Gorenberg, The Accidental Empire : Israel and the Birth of the Settlements, 1967–1977, Holt Paperbacks, , 480 p. (ISBN 978-0-8050-8241-8 et 0-8050-8241-7)
- (en) Tom Segev, 1967 : Israel, the War, and the Year that Transformed the Middle East, Metropolitan Books, , 1re éd., 688 p.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Yad Tabenkin Archives (d)