Yolande Beekman

espionne et agente secret des Special Operations Executive (SOE), le service secret britannique

Yolande Beekman, née le à Paris et morte le à Dachau, est pendant la Seconde Guerre mondiale, une agente secret franco-suisse du Special Operations Executive. Envoyée en France comme opérateur radio du réseau MUSICIAN de Gustave Biéler « Guy », elle est arrêtée par les Allemands, torturée, déportée puis exécutée à Dachau.

Biographie

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Jeunesse

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Yolanda Elsa Maria Unternährer naît le à Paris, dans une famille bourgeoise[1]. Enfant, elle s'installe à Londres avec ses parents. Elle grandit dans la familiarité de trois langues : l'anglais, l'allemand et le français.

Pendant la Seconde Guerre mondiale

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En 1941, elle rejoint la Women's Auxiliary Air Force (WAAF), où elle suit l'entraînement d'opérateur radio. Le , en raison de ses talents linguistiques et de son expertise radio, elle est recrutée par le Special Operations Executive (SOE) pour être envoyée en France occupée.

En , elle épouse le Sergent Jaap Beekman de l’armée néerlandaise. En septembre, elle dit au revoir à son mari, car elle est envoyée en France derrière les lignes ennemies[2] en tant qu'opératrice radio du Canadien « Guy » Biéler, le chef du réseau MUSICIAN à Saint-Quentin, Aisne. Dans la nuit du 17 au 18, un Lysander la dépose près d'Angers[3].

Le 13 janvier 1944, elle est arrêtée, ainsi que Gustave Biéler, au Café Moulin Brûlé. Au quartier général de la Gestapo de Saint-Quentin, ils sont torturés de manière répétée, mais ne cèdent pas. Séparée de Biéler, qui sera exécuté plus tard, Yolande est transférée à la prison de Fresnes au sud de Paris, où elle continue à être interrogée et torturée régulièrement.

Le matin du 12 mai, Yolande Beekman, en même temps que sept autres agents féminins du SOE, Andrée Borrel, Diana Rowden, Vera Leigh, Éliane Plewman, Odette Sansom, Madeleine Damerment et Sonia Olschanezky[4], est extraite de la prison de Fresnes. Elles ne se connaissent pas les unes les autres, n'ayant jamais eu à se côtoyer, ni à l'entraînement, ni sur le terrain, ni en prison. Elles sont envoyées au quartier général du SD, avenue Foch, où elles sont enfermées quelques heures, puis emmenées en camion, attachées deux par deux, à la gare de l'Est, mises dans le train et déportées en Allemagne. Le 13, le trajet s'arrête à Karlsruhe. Des huit femmes, seule Odette Sansom reviendra et pourra faire le récit de ce voyage.

Le 12 septembre 1944, elle est transférée au camp de concentration de Dachau avec Madeleine Damerment, Noor Inayat Khan et Éliane Plewman. Le lendemain, les quatre femmes sont exécutées à l'aube.

Reconnaissance

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Distinctions

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Monuments

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Parcours militaire

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  1. WAAF ; 2004266 ACW[5]
  2. Unité : SOE section F ; grade : section officer ; matricule 9902.

Famille

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  • Son père : Jakob Unternährer, Suisse
  • Sa mère : Berthe Lydie Unternährer, de nationalité britannique, Mill Hill, Middlesex.
  • Son mari : Jaap Beekman, sergent dans l'armée néerlandaise. (Fiançailles en  ?), mariage en .
  • Deux sœurs.

Identités

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  • État civil : Yolanda Elsa Maria Unternährer, épouse Beekman
  • Comme agent du SOE :
    • Nom de guerre (field name) : « Mariette »[6]
    • Nom de code opérationnel : PALMIST (en français CHIROMANCIEN(NE))
    • Nom de code du Plan, pour la centrale radio : KILT
    • identité de couverture : Yvonne Marie Yolande Chauvigny

Notes et références

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  1. ↑ Acte de naissance à Paris 13 avenue de la Grande-Armée 16e, no 1143, vue 30/31.
  2. ↑ Selon les enregistrements officiels, sa mère, qui parle de Yolande comme d’une personne gentille et tranquille mais avec un cœur d’acier, affirma que Yolande était enceinte quand elle fut envoyée en mission.
  3. ↑ Opération MILLINER organisée par Henri Déricourt ; terrain : INDIGESTION, au N/NE d'Angers. C'est un doublé de Lysanders ; pilotes : wg cdr Hodges, flg off Bathgate ; personnes amenées (4) : Yolande Beekman, Harry Peulevé, Harry Despaigne (radio SOE affecté au réseau DETECTIVE d’Henri Sevenet près de Carcassonne) et Henri d'Érainger (agent gaulliste, de la section RF) ; personnes remmenées (6) : Benjamin Cowburn, John Goldsmith, Rémy Clément, 2 agents polonais, y compris André Renan, Lecointre (?) [Source : Verity, p. 280.]
  4. ↑ La présence de Sonia Olschanezky dans le groupe est à vérifier : Siedentopf (2008) la mentionne, mais Odette Sansom, qui faisait partie du groupe, ne la mentionne pas dans son récit rapporté dans Tickell (1950).
  5. ↑ Aircraft woman ?
  6. ↑ « Mariette » selon SFRoH et David Harrison.

Liens externes

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