Yoshida Kenkō

écrivain et moine bouddhiste japonais (1283 ?–1350 ?)

Yoshida Kenkō (吉田兼好?, 1283 ?–1350 ?) ou Urabe Kenkō était un auteur japonais et un moine bouddhiste. Yoshida est son nom de moine, Urabe son nom « civil »[1].

Yoshida Kenkō
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
卜部兼好Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Œuvres principales

Son œuvre la plus connue, et l'une des plus étudiées de la littérature médiévale japonaise, est Tsurezuregusa (« Les Heures oisives »), écrite pendant les périodes Muromachi et Kamakura.

Vie et œuvre

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Kenkō est probablement né en 1283, fils d'un fonctionnaire. Son nom originel était Urabe Kaneyoshi (卜部 兼好?). Il devint officier des gardes du palais impérial. Plus tard, il se retira de la vie publique, changea son nom en Yoshida Kenkō, et devint un moine bouddhiste (secte Tendai) et un ermite. Les raisons n'en sont pas connues, mais on a supputé que c'était soit à cause d'un amour malheureux pour la fille du préfet de la province d'Iga, ou une transformation causée par son deuil après la mort de l'empereur Go-Uda.

Bien qu'il ait aussi écrit de la poésie et participé à des concours de poésie à la cour impériale (on retrouve des traces de sa participation en 1335 et 1344), la réputation de Kenkō est fondée sur son Tsurezuregusa, composé de 243 courts « essais » et publié après sa mort. Les essais portent sur la beauté de la nature, le caractère transitoire de la vie, les traditions, l'amitié, et d'autres concepts abstraits. L'œuvre est écrite dans le style zuihitsu (« suivre le pinceau »), un type d'écriture au fil des idées qui permet au pinceau de l'écrivain de passer d'un sujet à l'autre, conduit seulement par la direction de ses pensées. Certaines parties sont de brèves remarques d'une phrase ou deux, d'autres s'étendent sur quelques pages, souvent avec un commentaire personnel.

Le Tsurezuregusa était déjà populaire au XVe siècle, et était considéré comme un classique à partir du XVIIe. Il figure toujours au programme des lycées japonais.

Notes et références

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  1. Louis Frédéric, Le Japon. Dictionnaire et civilisation, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1419 p. (ISBN 978-2-221-06764-2), p. 592

Voir aussi

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Bibliographie

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Traduction

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  • Urabe Kenkô (trad. et Avant-propos, Préface et Notes de Charles Grosbois et Tomiko Yashosda), Les heures oisives, Paris, Gallimard, coll. « Connaissance de l'Orient », (1re éd. 1966), 281 p. (ISBN 978-2-070-70925-0), p. 7-258
    Autre œuvre dans cet ouvrage : Notes de ma cabane de moine (Hôjô-ki) par Kamo no Chōmei, trad. Sauveur Candau, Introduction de Sigeo Kawamoto, p. 259-281

Édition abrégée

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  • Urabe Kenkô et Kamo no Chômei (trad. du japonais par Sauveur Candau; Charles Grosbois et Tomiko Yoshida, édition et préface de Zéno Bianu), Cahiers de l'ermitage. (Extrait de Les heures oisives suivi de Notes de ma cabane de moine), Paris, Gallimard, coll. « Folio Sagesses » (no 7159), , 112 p. (ISBN 978-2-072-96916-4)

Articles connexes

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Liens externes

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