Yuknoom Tookʼ Kʼawiil
Yuknoom Tookʼ Kʼawiil (r. [1] - 736) était un dirigeant maya[2] du royaume de Kaan (Calakmul). Fort peu de choses sont connues sur le règne de ce souverain, dont le nom signifie Kʼawiil-qui-secoue-le-silex[3]. On sait cependant qu'après la lourde défaite de son prédécesseur, Griffe-de-jaguar-de-feu, le sort de Calakmul et de son nouveau souverain était mal engagé, du fait que la force militaire et le système d'alliances qui avaient fait la puissance de Calakmul étaient alors brisés, ses principaux alliés, Masul et El Perú, ayant été aussi vaincus. Toutefois, Dos Pilas, l'allié principal de Calakmul dans sa lutte contre Tikal, accueillit Yuknoom Tookʼ Kʼawiil pour la célébration d'un rituel consigné sur une stèle endommagée. Ce souverain de Calakmul parvint donc à contenir l'érosion d'un pouvoir abîmé.
| Yuknoom Tookʼ Kʼawiil | |
Portrait de Yuknoom Tookʼ Kʼawiil sur la stèle 51, datée de 731. | |
| Titre | |
|---|---|
| Souverain (ajaw) de la cité-État maya de Calakmul | |
| – | |
| Prédécesseur | Yuknoom Yichʼaak Kʼahkʼ |
| Successeur | Wamaw Kʼawiil |
| Biographie | |
| Lieu de naissance | Calakmul |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Calakmul |
| Père | Yuknoom Yichʼaak Kʼahkʼ |
| Conjoint | Dame de la stèle 54 |
| Enfants | Dame Tiʼ Kaan, reine de La Corona ;
Wamaw Kʼawiil (peut-être) ; Dame de l’Étoile du Soir, reine de Yaxchilán (peut-être). |
| Religion | religion maya |
| modifier |
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Règne
modifierYuknoom Tookʼ Kʼawiil fit ériger de nombreuses stèles pour célébrer la fin de la période 9.13.10.0.0 en 702[4]. Bien que l'activité sur le site ne soit pas nécessairement un indicateur de la force des relations extérieures, une variante du nom de Tookʼ Kʼawiil apparaît la même année dans un texte de Dos Pilas[5] (dans des références externes, y compris celle-ci, il est appelé « Kʼawiil à la tête de rouleau », une des nombreuses variantes et abréviations utilisées pour désigner ce roi dans les archives glyptiques). Cela suggère que la sphère d'influence de Calakmul avait, au moins en partie, survécu à la victoire de Tikal ou s'en était remise.
On sait également qu'El Peru demeura un vassal, Tookʼ Kʼawiil supervisant l'accession au trône d'un nouveau souverain à une date inconnue. La fidélité persistante de Naranjo est suggérée par le fait qu'en 711 encore, un roi de cette région professait son allégeance au défunt Yuknoom Yichʼaak Kʼahkʼ[6].
Le kʼatun 9.15.0.0.0, s'achevant en 731, fut marqué par une vague encore plus impressionnante d'érection de monuments par Yuknoom Tookʼ Kʼawiil ; avant que des pilleurs ne les défigurent dans les années 1960, les stèles érigées au pied de la Structure 1 étaient les plus belles sculptures subsistantes de Calakmul. La magnifique Stèle 51, représentant Yuknoom, est conservée au Musée national d'anthropologie de Mexico.
L'idée que Calakmul ait pleinement retrouvé sa vitalité d'antan est cependant contredite par un autel[7] à Tikal représentant un prisonnier de Calakmul ligoté. Cela date de la période entre 733 et 736 et est associé à une stèle portant la dernière date[8]. Yuknoom Tookʼ Kʼawiil peut être nommé dans la légende endommagée, et Wamaw Kʼawiil est connu pour l'avoir remplacé sur le trône en 736[9].
Liens familiaux
modifierL'épouse de Yuknoom Tookʼ Kʼawiil était peut-être la Dame de la Stèle 54.
Dame Tiʼ Kaan, fille de Yuknoom Tookʼ Kʼawiil épousa Yajaw Te' K'inich, seigneur de La Corona en 721[10].
Notes et références
modifier- ↑ (en) David Stuart, Marcello A. Canuto, Tomás Barrientos Q., Jocelyne Ponce et Joanne Baron, « Death of the Defeated: New Historical Data on Block 4 of La Corona’s Hieroglyphic Stairway 2 », La Corona Notes, vol. 1, no 3, , p. 1-7 (lire en ligne)
- ↑ « Maya Kings », sur ancientworlds.net (consulté le )
- ↑ Antonio Aimi, Comment regarder les Mayas et les Aztèques, Paris, Hazan, 2009, p. 34-35.
- ↑ Martin & Grube 2008, p. 112.
- ↑ Martin & Grube 2000, p. 111-112.
- ↑ (en) Travel Cancun: Cozumel, Playa Del Carmen, Tulum, Xcaret, Mexican Riviera, And Yucatan Peninsula, MobileReference,
- ↑ Martin & Grube 2000, p. 113.
- ↑ Jones & Linton Satterthwaite (1982).
- ↑ Simon Martin & Nikolai Grube, Chronicle of the Maya Kings and Queens, 2008, p. 112-113.
- ↑ « Mesoweb Articles », sur www.mesoweb.com (consulté le )