Affaire Yves Dandonneau

Escroquerie à l'assurance-vie
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L'affaire Yves Dandonneau est une histoire d'escroquerie à l'assurance-décès, qui a eu lieu le soir du au lieu-dit « Le col de l'homme mort », à Joncels (Hérault).

Affaire Dandonneau
Fait reproché Escroquerie et homicide
Chefs d'accusation Escroquerie et assassinat
Pays Drapeau de la France France
Ville Joncels
Type d'arme Indéterminé (probable empoisonnement ou feu)
Date
Nombre de victimes 1 : Joël Hipeau
Jugement
Statut Affaire jugée
Tribunal Cour d'assises de l'Hérault
Date du jugement

Le crime est en partie calqué sur le scénario du film de Billy Wilder Assurance sur la mort.

Déroulement de l'affaire

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Les faits

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Dans la nuit du 6 au , sur une petite route vers Ceilhes-et-Rocozels, les pompiers sont appelés pour intervenir sur un accident de voiture. Une Austin Metro rouge a percuté un rocher sur le bas-côté. Le conducteur Daniel Blouard, indemne, est allé chercher des secours. Il est tendu, son ami Yves Dandonneau (né en ), blessé sur le siège passager, s'est évanoui. Il ne cesse de répéter qu'il craint que la voiture ne prenne feu, pourtant il n’a pas jugé utile de sortir son ami du véhicule. Lorsque les pompiers arrivent sur place, la voiture est en flammes. Sur le siège passager il y a un corps totalement carbonisé[1].

Après la délivrance du certificat de décès, Marie-Thérèse Héraut, la compagne de Dandonneau, et Danièle Simonin, la secrétaire de ce dernier, viennent reconnaître le corps. Très prévoyant, Dandonneau avait contracté, en , huit contrats d'assurance-décès, au bénéfice de sa compagne, pour un total de 11 900 000 FF (1 800 000 ). Il avait aussi manifesté la volonté que sa dépouille funèbre soit incinérée. Aucune autopsie n'ayant été ordonnée, le corps est donc rapidement incinéré. Ancien assureur de Montmorency, Dandonneau a opportunément besoin de 10 millions de francs pour monter une école accueillant des enfants ayant subi des violences familiales comme lui[2].

L'enquête

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Sur le rapport circonstancié de l'inspecteur ALFA, une plainte est déposée le auprès du tribunal de grande instance de Montpellier. Sur commission rogatoire du juge d'instruction de Montpellier Claudine Laporte, le commandant Albert Malé, chef de la section de recherche de la gendarmerie pour la région Languedoc-Roussillon, reprend l'enquête[1].

Le , le bureau de poste du 15ème arrondissement de Paris alerte le commissariat pour une vérification. Trois personnes viennent de retirer 1.8 millions de francs en espèces. Parmi elles, Marie-Thérèse, la compagne d'Yves Dandonneau. Selon elle, l'argent va être placé dans des banques de la Côte d'Azur. Elle donne son adresse sur place, parle d’une amie, une certaine "Betsy" qui habite Cannes. Les gendarmes font le lien avec le dossier Dandonneau. La fameuse "Betsy", une coiffeuse, est placée sur écoute[3].

Les gendarmes surveillent une villa de l'arrière-pays cannois, officiellement occupée par un mystérieux Bernard Depenne. D'après les écoutes, cet homme est l‘amant de la jeune coiffeuse "Betsy"[3].

Les enquêteurs perquisitionnent la villa et découvrent M. Depenne, de son vrai nom, Yves Dandonneau. En garde à vue, Dandonneau reconnait avoir imaginé l’escroquerie à l'assurance. Il donne deux complices, François Meunier, un cuisinier, et Daniel Blouard, l'infirmier qui conduisait l'Austin Métro lors de l'accident. Ils étaient au départ chargés de trouver une victime qui lui ressemblait. Leur choix est tombé sur un SDF nommé Joël Hipeau dans un bar en face de la Gare du Nord[3]. Dandonneau et Blouard emmènent en voiture à Sète (pour voir la tombe de son idole, Georges Brassens) avant de lui faire boire de grandes quantités d'alcool mélangés a son insu par Blouard avec des médicaments antidépresseurs. Lorsqu'il a sombré dans un coma éthylique, ils le placent dans la voiture, la précipitent contre un rocher, l'arrosent d'essence et y mettent le feu[2].

L'escroquerie avérée, il reste à retrouver la trace de Dandonneau pour le confondre et à déterminer l'identité du cadavre. La police intervient inopinément dans l'enquête de la gendarmerie : à Paris, deux jours après l'ouverture de l'enquête à Montpellier, Marie-Thérèse Hérault, la secrétaire et maîtresse de Dandonneau, Danielle Simonin, et le mari de cette dernière viennent retirer 2,4 millions de francs en espèces à la poste dans le 15e arrondissement. Intrigués, les employés de la poste préviennent la police qui les place en garde à vue. Sur ordre du juge Claudine Laporte, la police les relâche. Des mises sur écoute permettent de localiser Dandonneau dans le département des Alpes-Maritimes et les gendarmes procèdent à son interpellation dans une villa du Rouret près de Cannes le . Dandonneau, après plusieurs opérations de chirurgie esthétique, tente de se faire passer pour un certain Bernard Depenne, puis pour François Meunier. Rapidement confondu, il avoue son identité et dénonce ses complices restés en île-de-France. En quelques heures, tous sont sous les verrous[4].

Procès

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Le , Yves Dandonneau est devant la cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier. Quatre complices, dont deux femmes, sa concubine et sa maîtresse, sont dans le box. Le , la cour d'assises de l'Hérault condamne Yves Dandonneau à vingt ans de prison. L'infirmier Daniel Blouard et le cuisinier François Meunier écopent de quatorze et neuf ans de réclusion. Quatre ans avec sursis pour complicité d'escroquerie pour l'ancienne concubine et la maîtresse[5],[3].

Notes et références

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  1. 1 2 Pascal Michel, 40 ans d'affaires Criminelles 1969-2009, P. Michel, , p. 66
  2. 1 2 Pascal Michel, 40 ans d'affaires Criminelles 1969-2009, P. Michel, , p. 65
  3. 1 2 3 4 « Affaire Yves Dandonneau : qui était Joël Hipeau, la victime du faux accident de voiture ? », sur RTL.fr, (consulté le )
  4. Pascal Michel, 40 ans d'affaires criminelles, P. Michel, , p. 68.
  5. Pascal Michel, 40 ans d'affaires Criminelles 1969-2009, P. Michel, , p. 69

Annexes

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Bibliographie

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Articles de presse

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Filmographie

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Documentaires télévisés

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Émissions radiophoniques

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Articles connexes

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Liens externes

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