Yves Picot

personnalité politique française

Yves Picot , né le à Brest (Finistère) et mort le à La Valette-du-Var (Var), est un colonel d'infanterie et un homme politique français.

Yves Picot
Illustration.
Yves Picot en 1931.
Fonctions
Député français

(12 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Réélection 11 mai 1924
29 avril 1928
Circonscription Gironde
Législature XIIe, XIIIe et XIVe (Troisième République)
Groupe politique ARS (1919-1924)
GRD (1924-1928)
RDG (1928-1932)
Successeur Jean-Emmanuel Roy
Sous-secrétaire d'État à la Guerre

(24 jours)
Gouvernement Briand X
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Brest, France
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès La Valette-du-Var, France
Nationalité Française
Profession Colonel

Il est engagé volontaire en 1881 puis entre à Saint-Cyr, promotion des Pavillons noirs (1882-1884). Colonel pendant la Première Guerre mondiale, il mènera ensuite une carrière politique marquée par le soutien aux gueules cassées, les vétérans mutilés.

Biographie

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Yves Émile Picot est né à Brest, place de la Tour-d'Auvergne, le .

Première Guerre mondiale

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À la déclaration de guerre, il est chef de bataillon au 57e régiment d'infanterie, à Libourne. Il participe à la bataille de la Marne en et est cité à l'ordre du Corps d'armée.

Citation à l'ordre du 18e Corps d'Armée : « Le commandant Picot, du 57e régiment d'infanterie, a conduit son bataillon à l'attaque du village de Corbény, le , avec une décision et un sens tactique remarquable. A réussi, grâce à ses habiles dispositions et à la vigueur de son attaque, à enlever le village presque sans perte. »

Le , il est mis à la tête du 249e régiment d'infanterie en tant que lieutenant-colonel.

Il est ensuite présent au Chemin des Dames, et à Verdun. En 1916, il est promu officier de la Légion d'honneur pour faits de guerre.

Durant la Première Guerre mondiale, dans la forêt de Verdun en 1916, le colonel est proche de ses hommes. Il regimbe devant certains ordres de ses supérieurs ; à un général qui trouvait « amusant » son secteur, il répond : « Ceux qui se battent sont de braves gens qui ne s'amusent pas ; ils meurent pour la France. »

Il ne cesse de demander des permissions pour ses soldats ; devant les refus, il organise des soirées théâtrales et musicales dans son propre PC.

Il disait : « Qu'importe les rebuffades et l'égoïsme. C'est pour les braves gens et pour la France que je travaille ».

Il est présent en Argonne et dans la Somme, à Belloy-en-Santerre. Le , Picot sort sous les bombes dans la plaine de Corbery avec ses hommes. Il est blessé, l'œil gauche est crevé, une partie du front et la base du nez sont arrachées. Il est transporté au Val-de-Grâce.

Il est cité à l'ordre de la 10e Armée, le  : « Chef de corps plein de bravoure, de vigueur et d'entrain, se dépensant sans compter. A été grièvement blessé par un éclat d'obus au visage, lui arrachant un œil, au cours d'une des nombreuses reconnaissances qu'il avait dû faire, pour étudier et arrêter les détails de l'organisation de son secteur, dont il venait de prendre le commandement. »[1]

Nommé colonel, il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur en 1917.

Création des « Gueules Cassées »

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Au Val-de-Grâce, il rencontre Bienaimé Jourdain et Albert Jugon. Ils vont fonder l'association des Gueules Cassées.

Picot fut le premier président de l'association. Il aurait inventé l'expression « gueules cassées », désignant les mutilés de la Première Guerre mondiale[2],[3]. Il sera surnommé « le Père des Gueules Cassées ».

L'association des Gueules Cassées a inventé l'actuel Loto Français, auparavant la Loterie Nationale et fondé la Française des jeux.

Carrière politique

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Il est sous-secrétaire d'État à la Guerre du au dans le dixième gouvernement d'Aristide Briand. Il est député de la Gironde de 1919 à 1932.

Il représentera la France sur la question sur la dette de la France envers les États-Unis.

Il est membre de l'association Légion d'honneur D.P.L.V.

Le , à Moussy-le-Vieux (77), le président de la République, Albert Lebrun, le fait grand officier de la Légion d'honneur.

Il meurt le à La Valette-du-Var (Var). Ses obsèques sont célébrées dans l'église Saint-Augustin de Paris et il est inhumé à Moussy-le-Vieux[4].

Distinctions

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Albert Lebrun décore le colonel Picot en 1933.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Base Léonore.
  2. Noële Roubaud et Raymond-Noël Bréhamet, Le colonel Picot et les gueules cassées, Nouvelles éditions latines, , 185 p., in-8o
  3. « Colonel Picot, Président Fondateur des « Gueules Cassées » », sur www.gueules-cassees.asso.fr
  4. « Les obsèques du colonel Picot », Le Figaro, , p. 2 (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • « Yves Picot », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Raymond-Noël Bréhamet, Noëlle Roubaud et Union des blessés de la face et de la tête (France), Le colonel Picot et les gueules cassées, Paris, Éditions le Casque et la plume, (1re éd. 1960), 111 p., [Nouvelle éd.] (ISBN 978-2-957-95720-0)

Liens externes

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