Yvon Pradel
Yvon Pradel, né à Saint-Chinian le [1] et mort à Montpellier[2] le [3], est un dramaturge et poète français.
| Président de l'Académie de Nîmes | |
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Roger Grossi (d) | |
| Président École buissonnière de Nîmes (d) | |
Marius Arra (d) |
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| Nom de naissance |
Yvon Georges Noël Pradel |
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Biographie
modifierFils d'un « fin diseur » du Biterrois, « familier des music-halls », employé à la SNCF, Yvon Pradel naît en 1926[4] à Saint-Chinian[5]. Il est l'ainé de six enfants. A l'âge de dix ans, suivant le conseil d'un prêtre, il devra quitter sa famille aussi modeste que très unie pour suivre une scolarité au séminaire. Dix années d'un pensionnat très sévère. Puis il entre en khâgne et très vite, alors en classe de philosophie à Montpellier, il imagine une première mise en scène, celle du Malade imaginaire[4]. La passion du théâtre ne le quittera plus et devenu professeur de français au lycée Dhuoda, il inocule cette passion à un grand nombre d'élèves. [4]. Ainsi, tout en assurant une formation de haut niveau alors dispensée dans ce lycée Nîmois à ceux qui suivent les classes préparatoires permettant de devenir Géomètre -Expert , il inculque l'esprit de géométrie et de finesse cher à Pascal
En 1954, il crée avec sa femme Noëlle la Compagnie des Arènes[4]. Durant cinquante ans, elle présente une centaine de spectacles dont Lysistrata'et L'Assemblée des femmes, d'après Aristophane, Noces de sang' de Garcia Lorca', ou Le Misanthrope, Don Juan, Les Précieuses ridicules, Tartuffe,L'Avare de Molière, [4]. Il porte aussi à la scène ses propres textes, comme Le Disque cassé, Le Parisien Madame, les Petites bornes ou La Correction[4].
De 1972 à 1997, il est l'« Œil du théâtre » du Midi libre, où ses chroniques témoignent d'une appétence pour un « certain classicisme »[4]. Jusqu'à l'âge de 90 ans il anime une chronique cinématographique sur Radio Ecclesia.
Élu à l'Académie de Nîmes en 1993, il la préside en 2002, puis en démissionne en 2014[5].
En 2001, avant de tirer le rideau, il fête les cinquante ans de théâtre de la Compagnie des Arènes par une exposition présentant un florilège de photos et d'articles évoquant les spectacles présentés par la Compagnie à Nîmes (notamment au Temple de Diane dans les Jardins de La Fontaine lors de la Féria), dans toute la région, à Cannes lors du Festival du théâtre amateur et en Allemagne (dix tournées)
Œuvres
modifier- Lassitude : poésies, Montpellier, La Charité, 1945 (BNF 32543955).
- Des vers... ça n'en vaut pas la peine ! (préf. Raymond Sarge), Montpellier, La Charité, 1945 (BNF 32543953).
- Désordres : poèmes, Monte-Carlo, Regain, 1954 (BNF 32543954).
Le disque cassé Le Parisien, Madame (qui recevra le prix de la pièce en un acte)
- Les Petites Bornes, Nîmes, Compagnie des arènes, 1981 (BNF 42417985).
- Numéro suicide : une comédie, Nîmes, Compagnie des arènes, 1981
(BNF 42417988). La Folie de Gargantua Le jour de gloire est arrivé Adaptations d'Aristophane : L'Assemblée des Femmes, Lysistrata, Ploutos et les Oiseaux, Les grenouilles sauvent la Paix. La Petite Comédie Française (L'Harmattan, 2007) Souvenirs détaillés et illustrés des 50 ans de théâtre Petit Curé (L'Harmattan, 2010) Récit autobiographique à peine romancée d'une jeunesse singulière
Références
modifier- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- ↑ « Nîmes : Yvon Pradel, homme de théâtre et de culture, est décédé », sur Midi libre, (consulté le )
- ↑ Corentin Corger, « NÎMES L'homme de théâtre Yvon Pradel s'est éteint à 96 ans », sur ObjectifGard, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 Bernié-Boissard, Boissard et Velay 2009.
- 1 2 Mazauric 2014.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- « Yvon Pradel », dans Serge Velay (dir.), Visas pour le Gard : un siècle, un département, Vauvert, Au diable Vauvert, (ISBN 978-2-84626-101-2), p. 311.
- Catherine Bernié-Boissard, Michel Boissard et Serge Velay, « Pradel Yvon », dans Petit dictionnaire des écrivains du Gard, Nîmes, Alcide, (ISBN 978-2-917743-07-2), p. 203-204.
- Simone Mazauric, « Remerciements et éloge de son prédécesseur monsieur Yvon Pradel », site de l'Académie de Nîmes, , p. 18-42.
