Zhou postérieurs
La dynastie des Zhou postérieurs ou Hou Zhou (chinois simplifié : 后周 ; chinois traditionnel : 後周 ; pinyin : )[1], est une dynastie de courte durée fondée par Guo Wei (Empereur Taizu), qui régne en Chine de 950 à 960, lors de la période des Cinq Dynasties. Elle est précédée par la dynastie des Han postérieurs (Hou Han) et suivie par la Dynastie Song.
| Statut | Monarchie |
|---|---|
| Capitale | Kaifeng |
| Religion | Bouddhisme, Taoïsme, Confucianisme, Religion traditionnelle chinoise |
| 13 Février 950 | Fondation à la suite des Han postérieurs |
|---|---|
| 3 Février 960 | Abdication du dernier Empereur, chute de la dynastie et proclamation de la dynastie Song |
| 950-954 | Taizu |
|---|---|
| 954-959 | Shizong |
| 959-960 | Gongdi |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Fondation de la dynastie
modifierGuo Wei, un Chinois d'ethnie Han, occupe le poste de commissaire militaire adjoint à la cour des Han postérieurs, un régime qui, malgré son nom, a été fondé et est dirigé par des Turcs sinisés, les Shatuo.
Liu Chengyou monte sur le trône des Han postérieurs en 948, après la mort de l'empereur Gaozu, le fondateur de la dynastie. Guo Wei mène alors avec succès un coup d'État contre le nouvel empereur, qui est adolescent, puis se proclame empereur de la nouvelle dynastie des Zhou postérieurs le jour du Nouvel An 951.
Règne de Guo Wei
modifierGuo Wei, connu à titre posthume sous le nom d'empereur Taizu de la dynastie des Zhou postérieurs, est le premier souverain d'ethnie han a régner sur le nord la Chine depuis 923.
Il est considéré comme étant un dirigeant compétent qui tente de mettre en place des réformes visant à alléger la lourde fiscalité qui pèse sur les paysans. Son règne est marqué par un pouvoir fort et un état réorganisé. Mais il est surtout court, Wei décédant en 954 des suites d'une maladie, après seulement trois ans sur le trône.
Son fils adoptif Chai Rong, également connus sous le nom de Guo Rong, lui succède.
Règne de Guo Rong
modifierGuo Rong, connu à titre posthume sous le nom d'empereur Shizong de la dynastie des Zhou postérieurs, est le fils du frère ainé de la femme de Guo Wei. Né Chai Rong, il change de nom suite à son adoption par Wei. Il monte sur le trône à la mort de son père adoptif en 954.
Son règne est à l'image de celui de son pére. Volontaire et actif, Rong réussi a progresser dans le sud de la Chine grâce à ses victoires contre les Tang du Sud en 956. Cependant, il échoue dans ses tentatives pour vaincre et annexer les Han du Nord, un royaume fondé par les survivants des Han postérieurs et bénéficiant de la protection des Khitans de la puissante dynastie Liao.
Il meurt prématurément en 959, des suites d'une maladie contractée pendant une campagne militaire.
Chute des Zhou postérieurs
modifierÀ la mort de Guo Rong, c'est son fils Chai Zongxun qui lui succède. Mais le nouvel empereur n'est âgé que de sept ans et est incapable d'assumer le pouvoir. Profitant de la faiblesse du pouvoir impérial, le général Zhao Kuangyin usurpe le trône des Zhou en 960, avec le soutien des commandants militaires. Il fonde la dynastie Song et devient l'Empereur Song Taizu.
Durant les années qui suivent la fondation de la nouvelle dynastie, les Song réussissent à annexer les États du sud, un processus qui s’achève pour l'essentiel en 978, puis les Han du Nord en 979, achevant ainsi la réunification de la Chine, à l'exception des seize préfectures, un région stratégique qui reste aux mains des Liao, et du nord-ouest de la Chine, qui est contrôlé par les Tangoutes de la Dynastie des Xia occidentaux.
Liste des empereurs
modifier| Nom de Temple | Nom Posthume | Noms de famille | Durée des règnes | Noms et durées des ères de règne |
|---|---|---|---|---|
| Taizu (en) (太祖) | Étant trop long et compliqué à utiliser, ce nom n'est jamais utilisé pour faire référence à cet empereur | 郭威 Guō Weī | 951–954 | Guǎngshun (廣順) 951–954 Xiǎndé (顯德) 954 |
| Shizong (en) (世宗) | Étant trop long et compliqué à utiliser, ce nom n'est jamais utilisé pour faire référence à cet empereur | 柴榮 Chái Róng | 954–959 | Xiǎndé (顯德) 954–959 |
| Aucun | Gongdi (en) (恭帝) | 柴宗訓 Chái Zōngxùn | 959–960 | Xiǎndé (顯德) 959–960 |
Arbre généalogique des Empereurs des Zhou postérieurs
modifier| Chai 柴翁 | |||||||||||||||||||||
| Chai Shouli 柴守礼 896–967 | Impératrice Shengmu 圣穆皇后 | Guo Wei 郭威 904–954 Taizu 太祖 951–954 | |||||||||||||||||||
| Chai Rong 柴榮 921–959 Shizong 世宗 954–959 | |||||||||||||||||||||
| Chai Zongxun 柴宗训 953–973 Gongdi 恭帝 959–960 | |||||||||||||||||||||
Monnaies
modifier
La seule série de pièces de monnaie attribuée à la période des Zhou postérieurs est celle des "Zhou Yuan Tong Bao" (chinois simplifié : 周元通宝 ; chinois traditionnel : 周元通寶) , émises par l'empereur Shizong à partir de l'année 955, soit durant la seconde ère de règne Xiande de la dynastie[2],[3]. L'empereur Shizong aurait également frappé des pièces de monnaie portant l'inscription "Guang Shun Yuan Bao" (chinois simplifié : 广顺元宝 ; chinois traditionnel : 廣順元寶) pendant l'ère de règne Guangshun (951-953), mais aucune pièce authentique portant cette inscription n'as été retrouvée à ce jour.
Le motif des "Zhou Yuan Tong Bao" est basé sur celui des "Kai Yuan Tong Bao" (chinois : 開元通寶), un type de pièce datant de la dynastie Tang qui est frappée à partir de 621, pendant le règne de l'empereur Tang Gaozu, et jusqu'en 907, soit pendant la majeure partie de la dynastie[4].
Pour trouver les matériaux nécessaire à leur fabrication, les Zhou postérieurs font fondre des statues en bronze provenant de 3 336 temples bouddhistes et les habitants de la Chine du nord sont contraints de remettre au gouvernement tous leurs ustensiles en bronze, à l'exception notable des miroirs en bronze. Shizong donne également l'ordre d'envoyer une flotte de jonques en Corée pour échanger de la soie chinoise contre du cuivre, qui sera ensuite utilisé pour fabriquer des pièces de monnaie. Lorsqu'on lui fait des reproches au sujet de la destruction des statues des temples, l'empereur répond par une remarque énigmatique, laissant entendre que Bouddha ne verrait pas d'inconvénient à ce sacrifice.
Une partie du métal utilisé pour leur création provenant d'objets de culte bouddhistes, ces pièces sont rapidement vue comme étant des amulettes plus que des moyens de paiement. Les croyances populaires leur prête différents « pouvoirs magiques » et de nombreuses imitations de ces pièces sont fabriquées par la suite, afin de servir d'amulette. Parmi les pouvoirs que l'on attribue aux "Zhou Yuan Tong Bao" et a leurs imitations, il y a celui de pouvoir guérir le paludisme ou d’être particulièrement efficaces en obstétrique, aidant les femmes lors d'accouchements difficiles. Les amulettes basées sur les "Zhou Yuan Tong Bao" représentent souvent un dragon chinois et un fenghuang en couple sur leur revers, symbolisant soit un mariage harmonieux, soit l'empereur et l'impératrice. Parmi les autres représentations présentes sur ces amulettes, on trouve Siddhartha Gautama, des animaux du zodiaque chinois et divers autres porte-bonheurs[5],[6].
Voir également
modifierNotes et Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Later Zhou » (voir la liste des auteurs).
- ↑ "Zhou". Random House Webster's Unabridged Dictionary.
- ↑ Hartill, David (September 22, 2005). Cast Chinese Coins. Trafford, United Kingdom: Trafford Publishing. (ISBN 978-1412054669). Pages 113–114.
- ↑ Numis' Numismatic Encyclopedia. A reference list of 5000 years of Chinese coinage. (Numista) Written on December 9, 2012 • Last edit: June 13, 2013. Retrieved: 13 September 2018.
- ↑ (en) « Tang Dynasty (618-907) and the subsequent Ten States Five Kingdoms era (907-960 or so). », sur Luke Roberts at the Department of History - University of California at Santa Barbara, (consulté le )
- ↑ (en) « Chinese coins – 中國錢幣 », sur Gary Ashkenazy / גארי אשכנזי (Primaltrek – a journey through Chinese culture), (consulté le )
- ↑ (en) « Chinese Cast Coins – POSTERIOR ZHOU DYNASTY – AD 951–960 – Emperor SHIH TSUNG – AD 954-959. », sur By Robert Kokotailo (Calgary Coin & Antique Gallery – Chinese Cast Coins)., (consulté le )
Bibliographie
modifier- (en) Glen Dudbridge, A portrait of Five Dynasties China, from the memoirs of Wang Renyu (880-956), Oxford University Press, Oxford University Press, , 272 p. (ISBN 978-0-19-967068-0, lire en ligne).
- F. W. Mote, Imperial China (900–1800), Harvard University Press, , 13, 14
- « 5 DYNASTIES & 10 STATES » (consulté le )