Zhu Rongji
Zhu Rongji (chinois traditionnel : 朱镕基 ; pinyin : ; Wade : Chu Jung-chi), né le à Changsha (Hunan) et mort le [1] à Pékin, est un homme d'État chinois.
| Zhu Rongji 朱镕基 | |
Zhu Rongji en 2000. | |
| Fonctions | |
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| Premier ministre du Conseil des affaires de l'État de la république populaire de Chine | |
| – (4 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Président | Jiang Zemin |
| Prédécesseur | Li Peng |
| Successeur | Wen Jiabao |
| Premier vice-Premier ministre du Conseil des affaires de l'État de la république populaire de Chine | |
| – (4 ans, 11 mois et 17 jours) |
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| Premier ministre | Li Peng |
| Prédécesseur | Yao Yilin |
| Successeur | Li Lanqing |
| Vice-Premier ministre de la république populaire de Chine | |
| – (6 ans, 11 mois et 9 jours) |
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| Premier ministre | Li Peng |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Changsha (Hunan, Chine) |
| Date de décès | (à 97 ans) |
| Lieu de décès | Pékin (Chine) |
| Nationalité | Chinoise |
| Parti politique | Parti communiste chinois |
| Conjoint | Lao An |
| Enfants | Zhu Yunlai |
| Diplômé de | Université Tsinghua |
| Religion | Athée |
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| Premiers ministres de Chine | |
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Il est Premier ministre de la république populaire de Chine de 1998 à 2003 et membre du comité permanent du Politburo du quinzième Comité central du Parti communiste chinois.
Biographie
modifierOrigines
modifierZhu Rongji rejoint le Parti communiste chinois en . Il sort diplômé de la prestigieuse université Qinghua où il étudie l’ingénierie électrique. Il travaille ensuite pour le Département des Industries de la Chine du Nord-est comme chef adjoint du bureau de la programmation de la production.
Il est diplômé de l'université Qinghua en 1951.
De 1952 à 1958, il travaille à la Commission d’État pour la Planification comme chef de groupe puis chef adjoint de division. Ayant critiqué les politiques de « forte croissance irrationnelle » de Mao Zedong durant le Grand Bond en avant, Zhu Rongji est étiqueté « droitiste » en 1958 et envoyé comme professeur dans une école de cadres. Réhabilité en 1962, il travaille comme ingénieur au bureau national de l'économie de la commission d’État pour la Planification jusqu’en 1969.
Durant la révolution culturelle, Zhu Rongji est à nouveau évincé. De 1970 à 1975, il est transféré dans une « École de cadre du Sept-Mai », une sorte de ferme qui servait à rééduquer les cadres durant la révolution culturelle.
De 1975 à 1979, il est ingénieur en chef adjoint d’une compagnie contrôlée par le Bureau des Pipelines au ministère du Pétrole et directeur d’un Institut d'économie Industrielle placé sous l’autorité de l'Académie chinoise des sciences sociales.
Lorsque Deng Xiaoping commence ses réformes économiques en 1978, il cherche des conseillers qui pensent comme lui et recrute Zhu Rongji. Deng réhabilite Zhu sur la base de ses pensées innovatrices et ses idées économiques avancées[2].
Carrière à Shanghai
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Zhu Rongji travaille à la Commission économique de l'État comme chef de division au bureau des industries du pétrole et de l’énergie et comme directeur adjoint du bureau polyvalent de 1979 à 1982. Il est nommé membre de la Commission économique de l'État en 1982 et vice-ministre de la commission en 1983, position qu'il occupe jusqu’en 1987, date à laquelle il est nommé maire de Shanghai.
Comme maire de Shanghai de 1989 à 1991, Zhu Rongji se fait connaître pour avoir supervisé le développement de Pudong, une zone économique spéciale (ZEC) de la taille de Singapour coincée entre Shanghai et la mer de Chine, et pour avoir modernisé la ville, ses télécommunications, ses constructions urbaines et ses transports.
Vice-Premier ministre
modifierEn 1991, Zhu Rongji devient vice-Premier ministre du Conseil des affaires de l'État. Il cumule aussi la position de directeur du bureau de la production du Conseil d'État (14e Politburo). Il se concentre sur l’industrie, l’agriculture et la finance, lançant un effort pour sortir les entreprises d’État de leurs dettes. Pour la paysannerie, il élimine les promesses de paiement de l’État dans l’achat des céréales en rendant ces achats payables immédiatement.
Entre 1993 et 1995, Zhu Rongji est membre du comité permanent du bureau politique du comité central du PCC tout en restant à son poste de vice premier ministre du Conseil d’État et de celui de gouverneur de la Banque populaire de Chine. De 1995 à 1998, il cumule les postes de membre du Comité permanent et de vice premier ministre.
Dans son rôle de gouverneur de la Banque centrale, Zhu Rongji s’attaque aux problèmes de surplus monétaire, d'augmentation des prix et d’un marché chaotique qui proviennent en grande partie de la fuite des capitaux. Après quatre ans de contrôle macro-économique réussi, la première tâche étant de réduire l’inflation, la surchauffe économique chinoise ralentit pour effectuer un « atterrissage en douceur ». Avec ces résultats, Zhu Rongji est reconnu comme un administrateur capable et devient premier ministre du Conseil d’État.
Premier ministre
modifierLe président Jiang Zemin nomme Zhu Rongji à la position de Premier ministre du Conseil d’État et la neuvième Assemblée nationale populaire (ANP) confirme sa nomination le à la première session de l’ANP. Zhu Rongji est aussi réélu au Comité permanent du bureau politique du quinzième Comité central du PCC en (15e Politburo).
Durant la période difficile de la fin des années 1990, Zhu Rongji garde l’économie sur sa lancée, ce qui permet un taux de croissance moyen de 9,7 % l’an sur les deux dernières décennies du siècle. En 2002, malgré une grave crise financière en Asie (et des inondations catastrophiques) le produit intérieur brut chinois augmente de 7,9 %, durant les neuf premiers mois de l’année, excédant les prévisions gouvernementales (7 %) malgré un ralentissement économique global. Ceci est acquis, en partie, grâce à une intervention active de l’État pour stimuler la demande au travers d’augmentations salariales dans le secteur public et grâce à d’autres mesures.
Bien que les statistiques soient brillantes, Zhu Rongji doit s’attaquer à des problèmes structuraux : développement déséquilibré, inefficacité des entreprises d’État et système bancaire mis à mal par des prêts douteux.
La direction de la république populaire de Chine s’est battue pour moderniser les entreprises d’État sans augmenter massivement le chômage urbain. Comme des millions d’ouvriers perdaient leur emploi au fur et à mesure que les entreprises d’État fermaient, Zhu demande un filet de sécurité financier pour les ouvriers licenciés. Sous la houlette de Zhu Rongji et de Wen Jiabao (son adjoint le plus proche et successeur), l’État tente de réduire le chômage en injectant le revenu des impôts dans l’économie et en maintenant la demande consommateur.
Des voix s’élevaient contre l’augmentation des stocks de produits manufacturés qui entraînait une baisse des prix et des profits et faisait augmenter le niveau des mauvaises dettes dans le système bancaire. Mais jusqu’à présent la demande pour des produits chinois, en Chine et à l’étranger, a été suffisamment forte pour mettre ces critiques de côté. La consommation a augmenté, poussée en partie par l’accroissement de la durée des vacances des employés.
Le bras droit de Zhu Rongji, le vice-Premier ministre Wen Jiabao, supervise la réglementation pour les marchés boursiers et lutte pour développer les provinces de l’intérieur plus pauvres de manière à contenir les migrations de population et le mécontentement régional. Zhu et Wen établissent des limites aux impôts que devaient payer les paysans pour les protéger contre des officiels corrompus.
Respecté par les citoyens ordinaires, Zhu Rongji l’est aussi par les dirigeants politiques et hommes d’affaires occidentaux qui le trouvent rassurant et mettent à son actif l’ouverture de la Chine au travers des négociations d’accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001.
Zhu Rongji reste Premier ministre jusqu’en , date à laquelle il passe le relais à son second, Wen Jiabao, élu Premier ministre par l'Assemblée nationale populaire.
Vie privée
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Son fils Zhu Yunlai (en), né en 1957, fait des études aux États-Unis. Il est l'un des dirigeants de la China International Capital Corporation, banque d'investissement sino-étrangère située à Hong Kong[3],[4].
Mort
modifierNotes et références
modifier- ↑ « L’ancien premier ministre chinois Zhu Rongji est mort à l’âge de 97 ans », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Biographie de Zhu Rongji sur l'Encyclopedie Universalis », sur universalis.fr (consulté le ).
- ↑ 'Princeling' Levin Zhu steps out of father's shadow WantChinaTimes.com 3 avril 2012
- ↑ [Zhu Yunlai:CEO & Directing Manager of China International Capital Corporation Limited
- ↑ « Former Chinese premier Zhu Rongji passes away at 98 », sur cctv.com (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
