Zoé Derleyn
Zoé Derleyn, née en à Bruxelles est une artiste peintre et écrivaine belge de langue française.
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Biographie
modifierJeunesse et parcours académique
modifierDurant sa jeunesse, l'écriture est déjà omniprésente, couvrant les pages de ses carnets de croquis, bien qu'elle décrive avoir grandi dans un environnement marqué par le silence et les non-dits, où certains mots n'existaient pas[1].
Elle suit une formation de peintre, une discipline artistique qui a longtemps côtoyé sa pratique de l’écriture[2].
Carrière professionnelle
modifierParallèlement à sa création littéraire, elle exerce également la profession de traductrice[3], ce qui l’oblige à écrire sans rituel fixe, dès qu’un moment de calme se présente[4].
Carrière littéraire
modifierSon parcours littéraire débute en 2017 avec la publication de son premier recueil de nouvelles, Le Goût de la limace aux éditions Quadrature. Le recueil rassemble dix textes caractérisés par une économie de moyens et un art de l'épure, explorant des thèmes comme le désir d'écrire, les émois érotiques et les gouffres d'incompréhension familiale[5]. Ce premier livre est immédiatement remarqué, se hissant parmi les finalistes du prix Rossel[6].
En 2018, dans le cadre de la Fureur de Lire, elle publie Peau de rousse. Ce texte suit les pensées d'une adolescente de quinze ans qui s'imagine orpheline lors d'une excursion spéléologique avec sa famille[7].
En 2021, elle publie son premier roman, Debout dans l'eau, chez l'éditeur français Le Rouergue[8]. Il s'agit d'un récit à la première personne d'une fillette de onze ans vivant dans le Brabant flamand chez ses grands-parents, entre la contemplation d'un étang-refuge et la mort imminente de son grand-père[9].
En 2022, elle obtient une bourse de la Fédération Wallonie-Bruxelles d'aide à la création[2].
Elle revient à la nouvelle en 2024 avec Je m'appelle Australie[10] qui réunit dix récits mettant en scène des femmes confrontées à l'épuisement du corps, au basculement du monde et à la recherche d'une nouvelle identité.
Œuvres
modifierListe des œuvres
modifierNouvelles
modifier- Zoé Derleyn, Le goût de la limace, Quadrature, , 98 p. (ISBN 9782930538747)[5].
- Zoé Derleyn, Peau de rousse, Fédération Wallonie-Bruxelles, [7].
- Zoé Derleyn, Je m'appelle Australie, Le Rouergue, coll. « La brune », , 132 p. (ISBN 9782812625961)[10].
Roman
modifier- Zoé Derleyn, Debout dans l'eau, Le Rouergue, , 144 p. (ISBN 9782812621963)[8],[9].
Thèmes et styles
modifierPour elle, la fiction est un espace de liberté absolue où elle peut investiguer les secrets et les fragilités de la condition humaine[1].
Son écriture est souvent décrite comme une pratique où elle privilégie les sensations physiques (l'odeur de la vase, le froid, le toucher) aux pensées abstraites[1]. Son style est marqué par une grande sobriété, une écriture ciselée ou dépouillée à l'os, où chaque mot est choisi avec une précision technique[10].
Ses thèmes de prédilection incluent[9],[1]:
- L'enfance et l'adolescence : Souvent solitaires, ses jeunes personnages observent le monde des adultes avec une lucidité brute;
- La nature comme personnage : Le paysage n'est pas un simple décor mais un refuge ou une entité souveraine;
- Le silence et le non-dit : Elle s'attache à ce qui est tu entre les lignes, explorant les secrets familiaux et les mémoires trouées;
- La mort : La fin de vie est abordée sans dramatisation excessive, intégrée au rythme naturel des saisons.
Récompenses
modifierPrix et distinctions
modifier- Prix Franz De Wever 2018 décerné par l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique pour Le Goût de la limace[11];
- Prix Marcel Thiry 2022 pour Debout dans l'eau[12];
- Mention spéciale du jury au Prix Libbylit 2022 pour Debout dans l'eau[13].
Nominations
modifier- Finaliste du Prix Rossel en 2017 pour Le Goût de la limace[6];
- Finaliste du Prix Rossel en 2021 pour Debout dans l'eau[14] ;
- Finaliste du Grand Prix du Roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique 2021 pour Debout dans l'eau[15];
- Sélection du Prix des lycéens 2023 pour Debout dans l'eau[16].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 « Zoé Derleyn écrit avec la peau », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- 1 2 « Zoé Derleyn | Objectif plumes », sur objectifplumes.be, (consulté le )
- ↑ « Zoé Derleyn », sur bela.be (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Sélection du Prix des lycéens 2023 - Zoé Derleyn », PECA, , 5:47 min (consulté le )
- 1 2 Michel Torrekens, « Le goût de la nouvelle », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- 1 2 « Rossel 2017 : les finalistes », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- 1 2 « Peau de rousse », sur www.ricochet-jeunes.org, (consulté le )
- 1 2 Thierry Detienne, « Grandir dans un jardin », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- 1 2 3 Stéphanie Moors, « Debout dans l’eau », sur Karoo (consulté le )
- 1 2 3 Michel Torrekens, « Zoé Derleyn : Je m'appelle Australie », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ « Les prix de l'Académie », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ « Le prix Marcel Thiry 2022 pour Zoé Derleyn », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ « Les prix Libbylit 2022 », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ « Cinq finalistes pour le prix Rossel 2021 », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ « Grand prix du roman 2021 : Emmanuelle Dourson pour Si les dieux incendiaient le monde (Grasset, 2021) », sur www.arllfb.be (consulté le )
- ↑ « Sélection du Prix des lycéens de Littérature 2023 », sur www.peca.be, (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- « Zoé Derleyn », sur Objectifs plumes (consulté le );
- « Zoé Derleyn », sur Éditions Quadrature (consulté le );
- « Zoé Derleyn », sur Éditions Le Rouergue (consulté le ).