Álvaro Bisama

écrivain chilien

Álvaro Bisama Mayné (né le à Valparaíso) est un écrivain, critique littéraire et professeur chilien.

Álvaro Bisama
Álvaro Bisama en 2018.
Biographie
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Biographie

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En 2000, il s'inscrit au master en études latino-américaines de l'université du Chili et, l'année suivante, il commence à contribuer au site web de critique littéraire Taller Mariano Aguirre, où il partage la tribune avec Alejandro Zambra et Francisca Lange, entre autres. En 2002, il collabore en tant que critique littéraire et chroniqueur culturel au journal La Tercera. À cette même époque, il compile divers textes dans Zona cero, un ouvrage publié par le gouvernement régional de Valparaíso.

En 2007, il est sélectionné par le Hay Festival et Bogotá, capitale mondiale du livre, comme l’un des trente-neuf écrivains latino-américains de moins de 39 ans les plus importants[1].

Il est anciennement professeur d'expression écrite et d'atelier de littérature à l'École de journalisme de l'université Alberto Hurtado[2]. et rédige des critiques télévisuelles pour le magazine Qué Pasa[3]. Il occupe le poste de directeur de l'École de littérature créative de l'université Diego-Portales, où il enseigne également[4].

Carrière littéraire

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Bisama et son épouse Carla MacKay au Centro Cultural Gabriela Mistral (GAM), en .

Álvaro Bisama fait l'origine partie d'un mouvement de renouveau littéraire chilien appelé « Freak Power », qui compte également parmi ses membres des auteurs tels que Jorge Baradit, Francisco Ortega, Sergio Amira ou Mike Wilson[5].

Ses deux premiers romans, Caja negra (2006) et Música marciana (2008), sont, selon les propres termes de Bisama, « déjantés », dans lesquels « le monde s'écroule cinquante fois par livre » ; des romans mettant en scène des réalisateurs de films d'horreur, des geeks, des ovnis, des tueurs en série ou des dessinateurs japonais de bandes dessinées underground[3].

Estrellas muertas (2010), qui marque une rupture avec le « Freak Power », reçoit d'excellentes critiques[6],[7],[8], auxquelles s'ajoutent ensuite d'importants prix, tels que le Prix municipal de littérature de Santiago et celui de l'Académie chilienne de la langue.

Selon Felipe Gana, avec Ruido (2012), roman inspiré du voyant de Villa Alemana, Bisama « continue de s'éloigner de ce que lui ou sa génération appellent le Freak Power, pour nous offrir un ouvrage plein de clins d'œil à ce mouvement, mais sans science-fiction, en nous racontant plutôt les éléments paranormaux qui, dans sa province, constituent le paysage et le bruit ambiant des années '80 et '90[9]. » À propos de ce roman, Bisama déclare :

« C'est un roman très singulier, car il est écrit à la première personne du pluriel qui trouve son origine dans la chronique. Il traite de deux choses : la première est l'histoire d'un voyant dans un petit village de province. Après cinq ans d'apparitions au cours desquelles la Vierge lui parle, le voyant devient transsexuel… L'autre partie de l'histoire est un récit, raconté du point de vue des jeunes qui grandissent en assistant à tout cela dans le village, et qui fondent ensuite des groupes de rock et de punk… En somme, il s'agit en réalité d'une histoire de la communauté de la province chilienne, de cette province où se produisent ces miracles et — au fond — de la manière dont la communauté construit un récit à la fois réel et merveilleux. [...] Cela m'intéressait parce que c'était une histoire qui pouvait être racontée de manière collective, l'histoire d'une province. En général, la littérature chilienne est très centrée sur Santiago, très « capitale »[3]. »

En 2025, son livre Oráculo est sélectionné parmi les meilleurs livres de l'année 2025 par Culto de La Tercera, aux côtés de Marciano de Nona Fernández, Pánico y ternura de Paz López et Gordon Matta-Clark contra viejas superficies d'Ariel Florencia Richards[10].

Style et influences

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L'œuvre d'Álvaro Bisama est fortement influencée par la culture underground, et ses premiers travaux, en particulier, entretiennent un lien étroit avec la culture geek. Dans ses livres, l'auteur cherche à proposer une vision nationale décentralisée, et utilise les outils de la chronique et des voix narratives multiples[3]. Il attribue à son enfance à Villa Alemana une influence sur son écriture, tout comme sa découverte précoce des films de David Lynch[11].

Les avis sur son œuvre sont partagés. D'une part, des critiques comme Patricia Espinosa jugent très sévèrement la manière dont Álvaro aborde la culture pop dans ses écrits[12]. D'autre part, d'autres critiques, plus proches de l'esthétique de la science-fiction ou de la littérature spéculative, évaluent ses textes de manière très positive[13].

Œuvres

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Bisama à la FILSA 2015.

Nouvelles

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  • 2006 : Caja negra (Bruguera) (réédité en 2015 par Libros del Laurel)
  • 2008 : Música marciana (Planeta)
  • 2010 : Estrellas muertas (Alfaguara)
  • 2012 : Ruido (Alfaguara)
  • 2014 : Taxidermia (Alquimia Ediciones)
  • 2016 : El brujo (Alfaguara)
  • 2018 : Laguna (Alfaguara)
  • 2025 : Oraculo (Seix Barral)[14].
  • 2013 : Los muertos, Ediciones B. Il contient 11 nouvelles :
    • Remix, Los muertos, Ciento setenta y dos mil ochocientos segundos, Patria automática, La dieta del orco, Ho Chi Minh City, Arena negra, Muchacha nazi, Pozo, Noize, Death Metal
  • 2015 : Cuando éramos hombres lobo (Editorial El Cuervo, La Paz ; réédité en 2021). Il contient 7 nouvelles :
    • Cuando éramos hombres lobo, La dieta del orco, Crypta, Comedy central, Patria automática, Las canciones que escuchaban los maestros secretos del mundo (una novela de vampiros), Póser

Essais, chroniques et critiques

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  • 2003 : Zona cero (Edición del Gobierno Regional de Valparaíso)
  • 2006 : Postales urbanas, recueil de textes initialement publiés dans Ciudad y Arquitectura (El Mercurio/Aguilar, Santiago)
  • 2008 : Cien libros chilenos, critique (Ediciones B, Santiago)
  • 2015 : Televisión, sélection de chroniques et de nouvelles sur la télévision, pour la plupart écrites à l'époque pour la presse[15] (Lecturas Ediciones)
  • 2016 : Deslizamientos, chronique et essais (Ediciones UDP, Santiago)
  • 2019 : Piensa en mí como soy. Una crónica sobre Javiera Mena; Montacerdos
  • 2020 : Mala lengua. Un retrato de Pablo de Rokha (Alfaguara)
  • 2023 : La rabia y el augurio. Un ensayo biográfico sobre Carlos Droguett (Ediciones UDP, Santiago).

Prix et distinctions

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  • 2005 : Élu parmi les 100 jeunes leaders chiliens par El Mercurio comme et écrivain et critique[16] ;
  • 2007 : Sélectionné par Bogotá 39 comme l'un des plus importants auteurs de moins de 39 ans d'Amérique latine ;
  • 2011 : Prix municipal de littérature de Santiago, dans la catégorie Novela pour Estrellas muertas[17] ;
  • 2011 : Premio Academia (Académie chilienne de la langue) du meilleur livre 2010 pour Estrellas muertas[18] ;
  • 2013 : Finaliste au prix Altazor 2013 avec Ruido ;
  • 2020 : Premio de la Crítica pour Mala lengua (Círculo de Críticos de Arte de Chile)[19] ;
  • 2024 : Prix municipal de littérature de Santiago, dans la catégorie Referencial pour La rabia y el augurio[20].

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Álvaro Bisama » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (es) « El original Bogotá39 », sur Bogotá39 (consulté le ).
  2. ↑ (es) Patricio Jara, « Álvaro Bisama gana premio Municipal de Literatura de Santiago », (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 (es) « Alvaro Bisama: "Escribo los libros que me gustaría leer" », Revista Ñ, (consulté le ).
  4. ↑ (es) « Profesores Literatura UDP », Universidad Diego Portales (consulté le ).
  5. ↑ (es) « La nueva literatura fantástica chilena. Freak Power », sur El Sábado, (consulté le ).
  6. ↑ (es) Constanza Ramírez, « Estrellas muertas o un cielo que se quema », sur Intemperie, (consulté le ).
  7. ↑ (es) Alberto Rojas M., « Nueva novela de Álvaro Bisama retrata el derrumbe emocional y político de los '90 », sur EMOL, (consulté le ).
  8. ↑ (es) Jessenia Chamorro Salas, « “Estrellas Muertas” o la pérdida de los referentes utópicos en los años noventa », sur Crítica, (consulté le ).
  9. ↑ (es) Felipe Gana., « “Ruido”, la novela más arriesgada de Álvaro Bisama », sur El Mostrador, (consulté le ).
  10. ↑ (es) Pablo Retamal, « 15 especialistas eligen los mejores libros del 2025 », sur La Tercera, (consulté le ).
  11. ↑ (es) Rodrigo Salgado Boza, « Álvaro Bisama: «La provincia no es un lugar, es un modo de mirar las cosas» », sur Lo Que Leímos, (consulté le ).
  12. ↑ (es) Patricia Espinosa, « Una tormenta empalagosa », sur Las Últimas Noticias, (consulté le ).
  13. ↑ (es) Mauricio Montiel Figueiras, « Caja negra y Música marciana, de Álvaro Bisama », sur Letras Libres, (consulté le ).
  14. ↑ (es) « Oráculo Álvaro Bisama » (consulté le ), Planeta de libros Chile.
  15. ↑ (es) Roberto Careaga C., « Álvaro Bisama: "Todo lo que he hecho va contra el sentido común », sur El Mercurio, Revista de Libros, (consulté le ).
  16. ↑ (es) « Revista Grifo » [PDF] (consulté le ).
  17. ↑ (es) « Municipio de Santiago entrega premios de literatura y arte », sur La Tercera, (consulté le ).
  18. ↑ (es) « Estrellas muertas de Álvaro Bisama ganó el Premio 'Academia' de la Academia Chilena de la Lengua al mejor libro 2010 », sur Alfaguara, (consulté le ).
  19. ↑ (es) « Círculo de Críticos de Arte de Chile premió lo mejor de 2020 », sur Círculo de Críticos de Arte, (consulté le ).
  20. ↑ (es) « Con Daniela Catrileo y Álvaro Bisama: Premio Municipal de Literatura de Santiago da a conocer a ganadores 2024 », sur La Tercera, (consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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