Âşık Veysel, de son vrai nom Veysel Şatıroğlu, né dans le village de Sivrialan (région de Sivas en Turquie) le , mort le dans ce même village, était un poète, chanteur, compositeur et joueur de saz turc, de confession alévie. Il est connu par son prénom Veysel précédé du terme d’aşık, équivalent turc du troubadour.

Âşık Veysel
Âşık Veysel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
ŞarkışlaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Sivrialan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Veysel Şatıroğlu ou Aşık VeyselVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Âşık VeyselVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
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Autres informations
Genre artistique
Musique traditionnelle turque (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Biographie

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Sa mère qui était partie traire les brebis est prise de contractions sur un chemin de campagne et met au monde son enfant seule. À sept ans, il perd l’usage de son œil gauche à la suite d'une épidémie de variole qui sévissait à Sivas, puis un peu plus tard l’usage de son œil droit à la suite d'une maladresse.

Le petit Veysel prend goût tôt à la poésie populaire que lui faisait apprendre son père et que chantaient les musiciens de passage à la maison. Il se voit bientôt offrir un saz et prend ses premières leçons d’Ali Ağa, un ami de son père. Il s’y consacre et commence à jouer et chanter les poèmes des ozans (poète populaire).

Ses parents le marient en 1919 à une fille du nom d’Esma.

Une série de drames frappe alors sa vie. C'est d’abord la mort de ses parents en 1921, puis la mort de son deuxième enfant à l’âge de dix jours. Sa femme quitte le foyer, le laissant bouleversé avec son premier enfant, une petite fille qui meurt à son tour avant d’avoir atteint un an.

Il se remarie alors. De ce second mariage naquirent sept enfants. L’un mourut en bas âge,et les autres lui donnèrent plus tard 18 petits-enfants. Jusqu’en 1933, Veysel, par timidité ou par modestie, se contenta de chanter la poésie des autres. Ce fut le poète Ahmet Kutsi Tecer qui, ayant fait la rencontre de Veysel, le fit connaître et lui donna la possibilité d’enseigner le saz dans les « instituts de village » nouvellement créés. La première chanson qu’il livre au public, Türkiye'nin ihyası Hazreti Gazi (« Gazi, renouveau de la Turquie ») est dédiée au « gazi » (maréchal) Mustafa Kemal Atatürk.

Alors qu’il n’avait jusqu’alors presque jamais quitté son village, il commence à voyager dans tout le pays.

En 1952, son jubilé est organisé à Istanbul.

En 1965, une loi spéciale votée par le Parlement turc lui accorde une pension mensuelle pour « services rendus à la langue et à l’unité nationales ».

Liens externes

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