Ève Salvail

mannequin canadienne

Ève Salvail est une mannequin québécoise, originaire de Matane[4],[5],[6], née le (55 ans)[7]. Elle se distingue par son look arborant un crâne rasé, où figure un tatouage représentant un dragon.

Informations essentielles

Ève Salvail
Ève Salvail
Ève Salvail

Naissance (55 ans)
Québec, Québec, Canada[1],[2]
Physique
Cheveux Naturellement châtains; habituellement décolorés, teints, ou rasés
Yeux Bruns[3]
Taille 178 cm (5'10.")
Mensurations 85C-60-84cm / 32B-24-33
Taille vêtement 34 EU / 4 US

Vie personnelle

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Ève Salvail, naît à Québec, le , elle est placée le lendemain en adoption dans une maison gérée par des sœurs dans la ville de Chicoutimi, elle est adoptée 9 mois plus tard et grandira à Matane. Elle rencontre sa mère biologique en 1999, alors qu'elle a 28 ans[7].

Elle fait son coming-out en tant que lesbienne en 1996 à ses proches[8], puis son coming out médiatique à l'émission Coming Out Stories de Tyra Banks, le [9].

En 2016, elle devient sobre, après plusieurs années de lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie[10],[11],[12],[13].

Carrière professionnelle

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Gagnante du Prix photogénie[14] du concours « Devenir Mannequin » du magazine Clin D'Œil en 1990[5], Ève Salvail obtient son premier contrat avec l'agence de mannequins Giovanni.

Elle amorce sa carrière de mannequin à Tokyo, au Japon en 1990[10]. À la fin de son séjour en Asie en 1991[15], elle décide de se faire tatouer un dragon sur le crâne, qu'elle rasera[4],[16].

De retour au Québec en 1992, Dick Walsh lui propose un éditorial mode pour le magazine Elle Québec. C'est à la réalisation d'une série de photos, prises par le photographe Carl Lessard et exposées au Shed Café de Montréal, qu'elle est remarquée par le créateur Jean-Paul Gaultier[5],[17], qui l'invite à participer à son prochain défilé à Paris, la semaine suivante[18].

Ève Salvail est ensuite photographiée pour le Glamour France et Italie et le Marie-Claire France[19]; les marques telles que Calvin Klein, Chanel, Ralph Lauren[5], Donna Karan, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Paco Rabanne, Versace[20], Gucci, Prada, Giorgio Armani, Valentino, Thierry Mugler[11], ou Moschino[9] font appel à elle. Elle fait aussi les couvertures de plusieurs magazines dont ELLE, City, Fashion Spectrum, TimeOut (Roma), Avril Magazine[21], Lez Spread The Word[10] et Wired, entre autres.

En 1994, elle s'installe à New York[19] et commence à faire son apparition au cinéma, on la voit notamment dans Prêt à Porter (1994), The Fifth Element (1997)[9], Celebrity (1998), Hostage (1999) et Zoolander (2001)[5],[22].

Dès 2005, elle débute dans le monde de la musique sous le nom de DJ Evalicious[5],[10],[15].

Au fil des ans, Ève Salvail s’associe à différentes activités caritatives dont la Fondation Rêves d'enfants, la Fondation canadienne du cancer du sein[16], le Rêve d’Amélie, le Défilé Fashion for Relief, La Dauphinelle et Leucan[10],[22]. Elle a aussi sa propre fondation qui porte son nom et qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants[5].

En 2021, Ève Salvail est la porte-parole de la Journée de visibilité lesbienne québécoise[23].

En 2024, elle est de la 4e saison de la mouture québécoise de Big Brother Célébrités[20].

Honneurs

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En 1993, elle est récipiendaire du Prix Vénus de la mode, du Conseil de la Mode de Paris[22].

En 1994, elle reçoit le Prix Hommage du Gala de la Griffe d’Or[22].

En 2000, elle reçoit une plaque commémorative au Gala de la Griffe d’or, pour sa carrière de mannequin[réf. nécessaire].

En 2012, elle est décorée chevalière de l'Ordre de la Pléiade, par l'Assemblée nationale du Québec[24].

Œuvres

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Filmographie

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Références

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  1. ↑ « Ève Salvail » (présentation), sur l'Internet Movie Database
  2. ↑ (en) Erik Meers, « Eve's close shave », The Advocate,‎
  3. ↑ « Ève Salvail »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) (consulté le ) sur FMD.
  4. 1 2 « De Matane aux plus grands couturiers du monde : l'histoire hallucinante d'Ève Salvail », sur Monde de Stars, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 Claudie Arseneault | Initiative de journalisme local, « PORTRAIT | La mannequin mondiale Ève Salvail, la rebelle de Matane, se dévoile » [archive du ], sur MonMatane via Internet Archive, (consulté le ).
  6. ↑ Raphaël Gendron-Martin, « Alcoolisme, coming-out et défilés de mode », (consulté le )
  7. 1 2 Ève Salvail, Sois-toi et t'es belle, Montréal, Les Éditions de l'Homme, , 256 p. (ISBN 978-2761953276), p. 19
  8. ↑ Julie Vaillancourt, Archives lesbiennes : d'hier à aujourd'hui (tome 2), Montréal, Les éditions saphiques du RLQ, , 672 p. (ISBN 978-2-9820765-2-5), p. 624
  9. 1 2 3 4 (en-US) PinkNews Staff Writer, « Supermodel Salvail comes out as a lesbian », sur PinkNews | Latest lesbian, gay, bi and trans news | LGBTQ+ news, (consulté le )
  10. 1 2 3 4 5 Claire Gaillard, « Ève, juste la petite fille de Matane », Lez Spread the Word, no 2,‎ , p. 53-60
  11. 1 2 Caroline Grégoire, Le Soleil, « Dans la tête de la top-modèle Ève Salvail », sur Le Soleil, (consulté le ).
  12. ↑ Agence QMI, « « Apéro piquant »: sexe, drogue et « fashion show » avec Ève Salvail », (consulté le )
  13. ↑ « Ève Salvail: son combat contre la dépendance », sur TVA Nouvelles, (consulté le )
  14. ↑ « Agence Sonia Gagnon », sur soniagagnon.com (consulté le )
  15. 1 2 « Le dragon d'Ève Salvail », sur www.lesaffaires.com, (consulté le ).
  16. 1 2 (fr-CA) Isabelle Morin, « Ève Salvail: du style et des crayons », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. ↑ (fr-CA) Iris Gagnon-Paradis, « Ève Salvail : sous la surface », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. ↑ Anne-Lovely Etienne, « Ève Salvail », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
  19. 1 2 « #lstwmag 2 – La prévente est en ligne! » [archive du ], sur Lez Spread the Word via Internet Archive, (consulté le ).
  20. 1 2 « La mannequin matanaise Ève Salvail est concurrente à Big Brother célébrités » [archive], sur www.lavantagegaspesien.com via Wikiwix (consulté le ).
  21. ↑ (fr-CA) « Couverture de Janvier - Ève Salvail 🤩 », sur AVRIL MAGAZINE,‎ (consulté le )
  22. 1 2 3 4 Assemblée nationale du Québec, La Pléiade - Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, (lire en ligne), p. 19.
  23. ↑ (fr-CA) Julie Vaillancourt, « Ève Salvail : une porte-parole de taille pour la JVL 2021 », sur Fugues, (consulté le )
  24. ↑ « Le président remet les insignes de l’Ordre de la Pléiade à dix personnalités québécoises - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  25. 1 2 3 Maxime Demers, « David La Haye et Ève Salvail dans un film qui dénonce les agressions sexuelles », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
  26. ↑ (fr-CA) « Dompter son dragon - voir les vidéos », sur Vrai (consulté le )
  27. ↑ En Vedette, « David La Haye et Ève Salvail : découvrez les premières images du film Frame », sur www.noovomoi.ca, (consulté le ).