École (Savoie)
École est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie du parc naturel régional des Bauges.
| École | |||||
Entrée dans le chef-lieu de la commune. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Savoie | ||||
| Arrondissement | Chambéry | ||||
| Intercommunalité | Grand Chambéry | ||||
| Maire Mandat |
Hervé Ferroud-Plattet 2020-2026 |
||||
| Code postal | 73630 | ||||
| Code commune | 73106 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Écoulans | ||||
| Population municipale |
305 hab. (2023 |
||||
| Densité | 10 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 39′ 05″ nord, 6° 10′ 06″ est | ||||
| Altitude | Min. 696 m Max. 2 186 m |
||||
| Superficie | 29,65 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Alban-Leysse | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
modifierSituation et description
modifierÉcole est une commune des Bauges Devant. Sa situation géographique fait d'École une commune très prisée des randonneurs.
Les différentes montagnes au départ d'École :
- Arclusaz ;
- le Pécloz ;
- Mont d'Armenaz ;
- le Colombier.

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 476 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lescheraines à 8 km à vol d'oiseau[7], est de 9,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 363,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].
Hydrographie
modifierHameaux et lieux-dits
modifierLieux d'habitation :
- Chef-Lieu ;
- le Villard ;
- Gratteloup ;
- le Jarsin ;
- les Arolles ;
- le Creux du Mont ;
- Ancien village de Bellevaux détruit durant la dernière guerre.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,2 %), prairies (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones urbanisées (1 %), terres arables (0,6 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
modifierScola, fin du XIe siècle, puis Eschola, ca. 1200. Probablement rien à voir avec le sens « normal » d'école, peut-être un nom propre à moins qu'il ne s'agisse d'une origine celtique.
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Ekoule, selon la graphie de Conflans[11].
Histoire
modifierUn des faits les plus marquants de l'histoire d’École est le martyre qu'il a subi le . Les nazis ont regroupé puis fusillé les hommes de plus de 16 ans qu'ils ont pu capturer, puis incendié le village. Le maire de l'époque, Jean-Benoît Ballaz, âgé de 72 ans, fit partie des victimes[12].
Un monument sur l'ancienne place du village, devant l'église, rappelle ce martyre[13].
Politique et administration
modifierPopulation et société
modifierLes habitants d'École sont appelés les Écoulanes et les Écoulans.[réf. nécessaire]
Démographie
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].
En 2023, la commune comptait 305 habitants[Note 2], en évolution de +4,81 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le maximum de la population a été atteint en 1848 avec 1 195 habitants.
Pyramide des âges
modifierEn 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (33,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,9 % la même année, alors qu'il est de 26,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 154 hommes pour 147 femmes, soit un taux de 51,16 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,96 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
modifierMédias
modifierÉconomie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier
- Église Saint-Maurice, 1778, de style néoclassique, mais surtout « c’est l’un des rares exemples de véritable baroque en Savoie »[24],[25].
- Maison de la faune et de la flore du parc naturel régional des Bauges.
- Hameau ruiné de La Chapelle, un ancien petit village bauju détruit par l'armée allemande.
Ancien prieuré de Bellevaux
modifierLe prieuré de Bellevaux est un ancien prieuré conventuel de l’ordre cistercien, aujourd'hui disparu. Vers 1050, le sieur Nanthelme de Miolans fait appel à des bénédictins, originaire de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny (Rhône). Le comte de Savoie, Humbert II, confirme la donation en 1090[26]. Un incendie ravage les constructions en 1718, dont les archives. Seuls témoignages de la présence des bénédictins, le toponyme « Pré du couvent » et un oratoire élevé par le curé de la paroisse en 1955[26], ainsi que la chapelle de la Sainte-Fontaine, dite chapelle de Bellevaux (datant de 1865).
Chapelle Notre-Dame-de-la-Sainte-Fontaine
modifierLa chapelle se trouve dans le vallon de Bellevaux. Il semble que la source soit liée à un culte druidique convertit en culte mariale dès la fin du XIe siècle. Le pèlerinage est relancé par le curé de la paroisse en 1859 qui y fait construire une chapelle en 1865. Les célébrations se déroulent le lundi de Pentecôte[27].
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifier| Blason | Parti: au 1 d'or à une tête de chamois de tenné, au 2 de gueules à la croix tréflée d'argent; à la burelle ondée d'azur brochant en pointe sur la partition; le tout au chef d'azur chargé d'une montagne de sept sommets d'argent [du lieu, dans le massif des Bauges][28]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Créé par JF Binon. Bulletin 2022 |
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 134-137. ([PDF] lire en ligne)
- Laurent Morand, Les Bauges : histoire et documents : Peuple et Clergé (IIIe volume), Chambéry, Imprimerie savoisienne, , 684 p. (lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre École et Lescheraines », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lescheraines », sur la commune de Lescheraines - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lescheraines », sur la commune de Lescheraines - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou..
- ↑ Henri Féjoz, En Savoie sous l'Occupation - Le martyre du plateau de Bauges, 1972
- ↑ « 2020 - Fusillés d'Ecole en Bauges », sur souvenir-francais-savoie.org (consulté le ).
- ↑ « Qui sont les 38 maires des communes de Grand Chambéry ? », Le Dauphiné libéré, édition Savoie, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'École (73106) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département de la Savoie (73) », (consulté le ).
- ↑ « La Boulangerie Savoyarde », sur laboulangeriesavoyarde.fr (consulté le ).
- ↑ « La boulangerie savoyarde | Satoriz, le bio pour tous », sur satoriz.fr (consulté le ).
- ↑ « ENTREPRISE COTTET à ÉCOLE (746120161), CA, bilan, KBIS - Infogreffe », sur infogreffe.fr (consulté le ).
- ↑ Michèle Brocard et Edmond Brocard, « Le patrimoine baroque religieux en Savoie et Haute-Savoie », www.sabaudia.org (consulté le ), Notes sur les édifices et les artistes : Note 9 : École, Église (lire en ligne).
- ↑ Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, lire en ligne), p. 183.
- 1 2 Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, lire en ligne), p. 23-25.
- ↑ Michèle Brocard, Eloge et Pratique Des Saints Guérisseurs, Editions Cabedita, , 175 p. (ISBN 978-2-88295-391-9), p. 122.
- ↑ Armorial de France, p. 20972
