Édith de Wilton
Édith ou Eadgyth est une princesse de la maison de Wessex née entre 961 et 964 et morte entre 984 et 987.
| Édith | |
« Seint Edith sa fille » dans une généalogie royale du XIIIe siècle (MS Royal 14 B V). | |
| Sainte | |
|---|---|
| Date de naissance | × 964 |
| Date de décès | × 987 |
| Lieu de décès | Wilton (Angleterre) |
| Autres noms | Eadgyth, Editha, Ediva |
| Ordre religieux | Ordre de Saint-Benoît |
| Fête | 16 septembre |
| Sainte patronne | Abbaye de Wilton |
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Fille du roi Edgar, elle passe la majeure partie de sa vie à l'abbaye de Wilton, dans le Wiltshire, où elle meurt à l'âge de 23 ans. C'est une sainte chrétienne fêtée le , jour anniversaire de sa mort. Elle est le sujet d'une hagiographie rédigée au XIe siècle par le moine Goscelin de Saint-Bertin.
Biographie
modifierÉdith est la fille d'Edgar, roi d'Angleterre de 959 à 975, et de sa deuxième épouse, Wulfthryth. Leur mariage est dissous pour des raisons inconnues peu après la naissance d'Édith, entre 961 et 964[1]. Après leur séparation, Wulfthryth entre dans les ordres et devient abbesse du monastère de Wilton, dans le Wiltshire. Sa fille l'accompagne dans cette retraite monastique et devient elle-même religieuse à Wilton[1]. Son père ne cesse pas pour autant de s'occuper d'elle : il nomme deux chapelains allemands à Wilton, Radbod de Reims et Benno de Trèves, pour s'assurer qu'elle reçoive la meilleure éducation possible[2].
D'après Goscelin, Édith se distingue par sa grande humilité. Elle aurait notamment refusé de devenir reine après la mort de son demi-frère Édouard le Martyr en 978, ce qui est très certainement une invention de la part de l'hagiographe[1]. Celui-ci décrit également ses dons dans les domaines de la musique, de la calligraphie, de la peinture et de la broderie[1].
Goscelin rapporte qu'Édith meurt peu après la consécration d'une église dédiée à saint Denis qu'elle a fait construire à Wilton. Lors de la cérémonie, l'archevêque Dunstan de Cantorbéry aurait prédit la mort prochaine de la jeune fille[3].
Culte
modifierAprès sa mort, Édith est l'objet d'un culte centré sur l'abbaye de Wilton. Son demi-frère Æthelred le Malavisé y fait transférer ses reliques treize ans après sa mort, entre 997 et 1000. Au XIe siècle, Knut le Grand et Édith de Wessex lui vouent également une dévotion toute particulière[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Yorke 2004.
- ↑ Ridyard 1988, p. 144.
- ↑ Ridyard 1988, p. 147.
Bibliographie
modifier- (en) Susan Ridyard, The Royal Saints of Anglo-Saxon England : A Study of West Saxon and East Anglian Cults, Cambridge University Press, , 340 p. (ISBN 978-0-521-30772-7, lire en ligne).
- (en) Barbara Yorke, « Edith [St Edith, Eadgyth] (961x4–984x7) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne
). - (en) Barbara Yorke, « The Women in Edgar's Life », dans Donald Scragg (éd.), Edgar, King of the English, 959-975: New Interpretations, Boydell & Brewer, (ISBN 9781843833994).
Liens externes
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