Édouard Renault-Morlière
Édouard-Pierre Renault-Morlière, né le à Ernée (Mayenne) et mort le à Hyères, est un militaire français.
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierIl est le fils d’Édouard Renault-Morlière, propriétaire et d'Adèle Leray-Prairie. Son père est pour Ernée, membre du comice agricole, conseiller général (1863-1871), et adjoint au maire. Son frère est Amédée Renault-Morlière. Il est issu d'une famille bourgeoise dont son grand-père Pierre Renault-Morlière, propriétaire à Ernée a été administrateur du département de la Mayenne en 1799, ainsi que conseiller général de la Mayenne du jusqu'en 1808. Ce dernier est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne[1].
Carrière militaire
modifierIl intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr le , à l’âge de dix-huit ans. Sorti de Saint-Cyr en 1853 avec le grade de sous-lieutenant, il est affecté au 40e régiment de lanciers. Il fait la campagne d'Italie (1859). Il sert en Afrique du au .
Il est promu lieutenant en 1860 et sert ensuite aux guides de la Garde impériale. Il gravit les échelons militaires :
- capitaine de hussards en 1866,
- chef d’escadrons en 1871,
- lieutenant-colonel le le 1878 du 1er régiment de dragons
- colonel au 6e régiment de chasseurs (1881), puis au 12e régiment de hussards (1882)
- général de brigade le .
Au cours de sa carrière, il occupe notamment le poste de directeur de la cavalerie au ministère de la Guerre, où son passage est remarqué pour son engagement et ses compétences. Il commande également la brigade de cavalerie du 2e corps d’armée.
Mis en disponibilité sur sa demande le , il devint membre du comité technique de cavalerie, puis en 1894 inspecteur général de cavalerie, jusqu'à son classement dans la section de réserve le . Il est commandeur de la Légion d'honneur depuis le .
Il est mort à Hyères le et a été inhumé au cimetière de Charné. En 1919, sa veuve est l'une des propriétaires du Courrier du Maine[2].
Source
modifier« Édouard Renault-Morlière », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)
Références
modifier- ↑ François Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986.
- ↑ La Mayenne, 30 novembre 1919.