Édouard de Mercx de Corbais

général belge

Édouard de Mercx de Corbais, né le à Bruxelles et mort le à Namur, est un général belge de cavalerie. Il a participé avec bravoure aux campagnes militaires de l'époque du Premier Empire successivement de côté autrichien, français et hollandais y étant blessé à de nombreuses reprises. Á la faveur de la révolution belge de 1830, il rejoint l'armée belge.

Édouard de Mercx de Corbais
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
NamurVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Biographie

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Édouard Alexis Joseph Ghislain de Mercx, né le à Bruxelles, est le fils de Louis de Mercx, président de la Cour supérieure de justice de Bruxelles, conseiller privé de Sa Majesté l'empereur d'Autriche[1], et de Marie Anne Piéret. Il épouse la sœur du vicomte Hippolyte de Baré de Comogne.

Admis à 13 ans comme cadet au régiment des uhlans du comte de Merveldt en 1801, il participe d'abord du côté autrichien à l'ensemble des combats des guerres napoléoniennes. En 1805, il échappe de peu à la mort au combat d'Aichach puis participe à la bataille d'Ulm, de Donawerth, de Landsbach, Linz et Stockerau. Il fait preuve de bravoure à la bataille d'Austerlitz ce qui lui vaut d'être promu lieutenant en 1806. Passé capitaine au régiment des chasseurs d'Arnauts en 1809, il y sert en qualité de chef d'escadron participant à la campagne d'Allemagne et d'Autriche et à la bataille de Ratisbonne où il reçoit deux coups de sabre, d'Eckmül, d'Essling et de Wagram où il est de nouveau blessé en chargeant les bataillons d'infanterie du maréchal Masséna[2].

En , obéissant au décret de 1810, il passe à l'armée française. Au cours de la désastreuse campagne de Russie en 1812, il est capitaine au 1er régiment de chevaux-légers. Il y est blessé et laissé pour mort à la bataille de la Moskova, fait prisonnier et déporté à Saratov, puis à Astrakhan. En , il s'évade en se faisant passer pour un courrier de la poste militaire et rejoint les lignes françaises en Saxe. Peu après, Napoléon se fait raconter par de Mercx lui-même les péripéties de cette évasion rocambolesque et lui remet en mains propres la croix de chevalier de la Légion d'honneur[3].

Nommé chef d'escadron, il participe à la campagne d'Allemagne de 1813. Il s'illustre aux batailles de Dresde, Kulm, Leipzig et de Hanau où il est blessé d'un coup de sabre. Promu au grade de lieutenant-colonel, il prend part aux différentes batailles de la campagne de France à l'hiver 1814. Après la première abdication de Napoléon et la Première Restauration au printemps 1814, il quitte l'armée française.

En 1814, il passe au service du Royaume uni des Pays-Bas en qualité de major avec rang de lieutenant-colonel au 5e régiment des chevau-légers van der Burch. Lors de la campagne de Belgique en 1815, il est grièvement blessé lors d'une charge au cours de la bataille des Quatre Bras contre l'armée française[3].

Promu colonel en 1815, il démissionne de l'armée néerlandaise en 1820.

Après la révolution de 1830, il reprend du service dans l'armée belge le avec le grade de général-major. Il est pensionné de l'armée belge en 1848 et prend le commandement de la garde civique de Namur.

Distinctions

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Références

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  1. ↑ Ferdinand Rapedius de Berg, Pierre Auguste Florent Gérard, Mémoires et documents pour servir à l'histoire de la révolution brabançonne, volume 2, Demanet, 1843
  2. ↑ Louis de Laroière, Panthéon militaire ou mémorial des généraux belges, inspecteurs généraux du Service de santé & intendants en chef, décédés depuis 1830, Bruges, C. De Laroière, (lire en ligne), p. 176-177
  3. 1 2 « Nécrologie », L'Indépendance Belge,‎ , p. 1 (lire en ligne)

Annexes

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Bibliographie

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  • Roland-Marchot, Notice biographique sur le général-major Edouard de Mercx de Corbais, Wesmael-Legros, 1855
  • Hippolyte Vigneron, La Belgique militaire, biographies du Roi, des Généraux ..., et des Officiers supérieurs qui ont contribué à fonder l’indépendance nationale. Volume 2, 1856
  • François de Bas, T'Serclaes de Wommersom, La campagne de 1815 aux Pays-Bas d'après les rapports officiels néerlandais: Annexes et notes, 1908
  • Auguste Joseph De Reume, Nécrologe des officiers de l'armée belge, 1865


Liens externes

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