L’éducation en Ontario comprend les écoles primaires publiques et privées, les écoles secondaires et les établissements postsecondaires . Les écoles primaires et secondaires publiques sont sous la direction du ministère de l’Éducation de l’Ontario, tandis que les collèges et les universités dépendent du ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario. Les ministres actuels de ces ministères sont Jill Dunlop et Nolan Quinn. Le système d’éducation publique de la province est principalement financé par le gouvernement de l’Ontario, puisque l’éducation au Canada est presque entièrement une compétence provinciale. Ainsi, aucun ministère ni organisme fédéral peut intervenir dans l’élaboration ou l’analyse des politiques relatives à l’éducation pour la plupart des Canadiens. Les écoles pour les Autochtones du Canada ayant le statut d’Indien sont les seules écoles financées par le gouvernement fédéral. Bien que ces écoles reçoivent un financement par élève plus élevé que certaines provinces, ce montant prend en compte l’exploitation et l’entretien des installations scolaires, les services pédagogiques, le soutien aux élèves et le personnel[1]. La plupart des allocations provinciales par élève ne tiennent pas compte des dépenses d’entretien et d’exploitation des bâtiments, car la plupart des gouvernements provinciaux offrent des subventions supplémentaires[2].

De nombreux systèmes scolaires publics offrent un enseignement primaire et secondaire aux résidents canadiens de la province, de la maternelle à la 12e année. Ces systèmes fonctionnent soit sous la forme d'écoles publiques, soit sous la forme d'écoles confessionnelles, et peuvent être enseignés en anglais ou en français. Les systèmes scolaires publics, parfois superposées, sont structurés en plusieurs conseils scolaires : 31 laïcs anglophones, 29 catholiques romains anglophones, 8 catholiques francophones, 4 laïcs francophones et 1 conseil scolaire confessionnel protestant[3],[4]. Les conseils scolaires de langue française sont garantis par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés canadienne[5].

Histoire

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Chronologie

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L'école St. Johns Common est la plus ancienne école publique encore existante en Ontario.
  • 1804 : L'école St. Johns Common à St. Johns (en) est l'une des premières écoles de l'Ontario.
  • 1807 : La loi de 1807 sur les écoles de grammaire du Haut-Canada fournit les premiers fonds publics pour les écoles dans ce qui allait devenir l'Ontario. Huit écoles sont ouvertes[6].
  • 1816 : La loi de 1816 (en anglais : Act of 1816) autorise les administrateurs locaux à décider des critères d'embauche des enseignants[7].
  • 1823 : Un Conseil général de l'éducation est créé[8].
  • 1824 : L'Assemblée législative soutient « l'instruction morale et religieuse des colonies les plus indigentes et les plus éloignées » en accordant au Conseil de l'éducation (en anglais : Board of Education) un budget pour créer des écoles du dimanche[9].
  • 1824 : Le droit de décider des critères d'embauche des enseignants est transféré des administrateurs au Conseil de district[9].
  • 1834 : Le pensionnat de l'Institut Mohawk (en anglais : Mohawk Institute Residential School), le plus ancien pensionnat en activité continue au Canada, ouvre sur le territoire des Six Nations de la rivière Grand (en anglais : Six Nations of the Grand River) près de Brantford[10].
  • 1841 : Avec l'union du Haut et du Bas-Canada en la Province du Canada, le poste de surintendant général de l'éducation (en anglais : General Superintendent of Education) est créé[9].
  • 1843 : Constatant que le Canada-Ouest (en anglais : Canada West) (anciennement le Haut-Canada) et le Canada-Est (anciennement le Bas-Canada) avaient des besoins éducatifs très différents, la loi de 1841 (en anglais : Act of 1841) est abrogée. La loi de 1843 (en anglais : Act of 1843) crée le poste de surintendant en chef de l'éducation (en anglais : Chief Superintendent of Education) pour le Canada-Ouest (qui deviendra la province de l'Ontario en 1867)[11]. Egerton Ryerson est surintendant en chef de 1844 jusqu'à sa retraite en 1876[12].
  • 1847 : Le surintendant en chef Egerton Ryerson revient d'une tournée des systèmes éducatifs européens et soumet son « Rapport sur un système d'instruction publique élémentaire dans le Haut-Canada » (en anglais : Report on a System of Public Elementary Instruction in Upper Canada)[13]. Sur la question religieuse, il écrit que « les différences et les dvisions religieuses devraient plutôt être guéries qu'enflammées »[13]:p.62.
  • 1847 : Le surintendant en chef Ryerson désigne la section scolaire no 2 du canton de Thorold et la section scolaire no 4 du canton de Stamford (en) comme les premières écoles non payantes du Haut-Canada, sur les conseils du surintendant des écoles de district Dexter D’Everado.
  • 1850 : La Loi sur les écoles communes (en anglais : Common School Act) met à jour la législation de 1847 en créant des conseils scolaires à travers le Canada-Ouest. Elle exige que les municipalités répondent aux besoins de financement exprimés par leur conseil scolaire local et permet que les écoles soient financées uniquement par des fonds provinciaux et municipaux, autorisant ainsi les conseils individuels à éliminer les frais de scolarité, sans que cela soit obligatoire. La loi permet également la création d'écoles séparées, menant à des écoles catholiques financées par la province et à des écoles ségréguées sur le plan racial[14].
  • Années 1870 : Les filles sont admises sur un pied d'égalité avec les garçons alors que l'éducation est devenue obligatoire pour tous les enfants âgés de 7 à 12 ans, mais seulement pour 4 mois par an.
  • 1871 : La Loi sur les écoles rend l'enseignement primaire obligatoire et gratuit jusqu'à l'âge de 12 ans[14]. La loi crée également deux filières d'enseignement secondaire : les écoles secondaires (en anglais : high schools), la filière inférieure, et les instituts collégiaux (en anglais : collegiate institutes), la filière supérieure. Un financement supplémentaire était accordé aux instituts collégiaux « ayant une fréquentation moyenne quotidienne de soixante garçons étudiant le latin et le grec sous la direction d'au moins quatre maîtres »[15].
  • 1876 : Le 1er ministre de l'Éducation (en anglais : Minister of Education) est nommé,[9] suite à la retraite de Ryerson après 22 ans en tant que surintendant en chef de l'éducation (en anglais : Chief Superintendent of Education).
  • 1891 : L'âge de scolarité obligatoire est relevé à 14 ans[16].
  • Années 1900 : L'éducation est devenue obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans ; l'école secondaire est devenue gratuite ; l'utilisation des ardoises en classe a pris fin.
  • 1921 : L'âge de scolarité obligatoire est relevé à 16 ans dans les zones urbaines, avec des exemptions pour les élèves dont on avait besoin à la maison ou qui étaient déjà sur le marché du travail[16].
  • 1954 : 16 ans devient l'âge de scolarité obligatoire pour tous les élèves, avec des exemptions pour le travail[16].
  • 1968 : Publication du rapport Hall-Dennis (en) , officiellement intitulé « Vivre et s'instruire » (en anglais : Living and Learning)[17].
  • 1970 : Les exemptions pour le travail sont retirées de la législation scolaire. Tous les élèves doivent fréquenter l'école jusqu'à l'âge de 16 ans[16].
  • 1984 : La 13e année est remplacée par les Cours préuniversitaires de l'Ontario (en anglais : Ontario Academic Credit OAC).
  • 1997 : Le financement de l'éducation passe au niveau provincial[18].
  • 2003 : L'enseignement secondaire devient un programme de quatre ans, avec l'élimination progressive des Cours préuniversitaires de l'Ontario (en anglais : Ontario Academic Credit)[19].

Écoles racialement ségréguées

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Un amendement à la Loi sur l'école publique de 1850 a permis la création d'écoles racialement ségréguées[20]. Cette loi comprenait la clause relative aux écoles séparées, autorisant la séparation des élèves selon leur religion ou leur race. Cependant, cette clause a été détournée et est rapidement devenue problématique, les administrateurs scolaires soutenant la ségrégation raciale à l'égard des élèves non blancs[21]. La ségrégation raciale prenait des formes différentes selon les régions canadiennes. Un bon nombre de ces écoles se situaient dans le sud-ouest de l'Ontario, où des personnes et des familles noires s'étaient installées en quête de liberté[20]. Certaines écoles ontariennes possédaient des bâtiments séparés, alors que les élèves fréquentaient la même école, mais à des horaires différents[21]. Les établissements scolaires réservés aux élèves noirs étaient caractérisées par des conditions matérielles manifestement plus défavorables et une éducation souvent négligée[20]. Les chercheurs considèrent cette époque comme une histoire occultée, car elle contredit l'image traditionnelle de l'Ontario et du Canada comme des lieux où devrait règner la justice et l'égalité[22]. Toutefois, cette histoire comprend un héritage de l'esclavage au Canada, qui a duré plus de 200 ans, ainsi que des actes de violences perpétrés par des Ontariens blancs, comme l’incendie des granges de familles noires[23]. La dernière école racialement ségrégée en Ontario n’a fermé ses portes qu’en 1965[24].

Pensionnats en Ontario

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Les écoles résidentielles autochtones de l'Ontario faisaient partie du vaste système canadien des pensionnats pour Autochtones qui s'étendait à l'ensemble du pays. Le pensionnat de l'Institut Mohawk à Brantford, en Ontario, était le plus ancien pensionnat autochtone en activité continue au Canada[25]. D'autres pensionnats existaient également dans la province. Egerton Ryerson fut l'un des principaux architectes du système des pensionnats autochtones en Ontario. Les pensionnats étaient administrés par le gouvernement fédéral, ce qui exemptait les gouvernements provinciaux, dont l'Ontario, de respecter ses obligations en matière d'éducation découlant des traités avec les Premières Nations de l'Ontario.

Aujourd'hui, les écoles des réserves continuent d'être financées par le gouvernement fédéral, mais selon un différent modèle de financement que celui des écoles financées par la province[26]. Le programme scolaire de Ontario intègre maintenant l'étude de la culture des peuples autochtones et de la question des mauvais traitements infligés aux Autochtones dans les pensionnats[27].

Enseignement primaire et secondaire

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L’Ontario compte quatre systèmes scolaires publics, qui offrent des versions équivalentes en anglais et en français dans les systèmes publiques et catholiques[28]. Environ la moitié des conseils scolaires de district financés par le gouvernement de l'Ontario sont catholiques (37 sur 72)[29]. Certains établissements scolaires publics ont une affiliation religieuse non catholique : il s’agit notamment de l’école secondaire Eden (relevant du conseil scolaire de district de Niagara)[30] et de l’école protestante séparée de Burkevale (relevant du conseil scolaire protestant séparé de Penetanguishene)[31]. La législation relative à l’enseignement primaire et secondaire en Ontario est énoncée dans la Loi sur l’éducation[32]. Selon les données de 2021, deux millions d'enfants étaient inscrits comme élèves dans la province[33].

Les écoles primaires accueillent les enfants de la maternelle et de la 1re à la 8e année, tandis que les écoles secondaires accueillent les adolescents de la 9e à la 12e année. Les enfants de quatre et cinq ans peuvent être admis à la maternelle, mais la loi ne les y oblige pas avant l'âge de six ans dans l'année civile en cours[34].

Systèmes scolaires séparés

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En 1867, la Constitution du Canada a établi des protections pour l'éducation des élèves protestants et catholiques[35]. À la suite de changements législatifs, seuls l'Ontario, l'Alberta et la Saskatchewan maintiennent ces systèmes scolaires distincts[36]. L'Ontario est la seule province à financer entièrement ces écoles[37]. Le débat public sur l'opportunité de supprimer le financement des écoles catholiques existe depuis les années 1980[38] depuis que ces écoles ont commencé à recevoir un financement public complet en 1985[39]. Les catholiques peuvent choisir d'affecter leurs impôts fonciers aux conseils scolaires catholiques ou publics[40].

En 1996, l'arrêt Adler c. Ontario a établi que les provinces pouvaient choisir la répartition de leurs fonds destinés aux écoles confessionnelles[41]. En 1999, les Nations Unies ont conclu que le financement des écoles catholiques en Ontario constituait une forme de discrimination religieuse, car les écoles d'autres confessions ne bénéficiaient pas d'un tel financement. Les mesures proposées par les Nations Unies pour résoudre cette situation étaient soit la suppression totale du financement des écoles confessionnelles, soit son extension à d'autres écoles religieuses[42]. Dans la province, environ un tiers des postes d'enseignants disponibles ne peuvent être pourvus par des enseignants non-catholiques, car l'appartenance à la religion catholique est une condition requise pour travailler dans une commission scolaire catholique[43]. Selon un sondage Ipsos de 2018, 60 % des personnes interrogées sont favorables à l'instauration d'un système scolaire unique financé par l'État. Les partisans de cette mesure affirment que cela garantirait une plus grande équité envers les personnes de différentes croyances en mettant fin au financement public du système scolaire catholique, économisant ainsi entre 1,2 et 1,5 milliard de dollars par an[38].

Écoles secondaires

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En règle générale, les élèves du secondaire suivent quatre cours par semestre, à moins que l'établissement ne propose un programme d'enseignement pluridisciplinaire (PEP), auquel cas ils en suivent cinq[44],[45]. En 10e année, les élèves sont orientés vers deux filières : « appliquée » ou « générale » [note 1]. Il est pourtant difficile pour les élèves de la filière appliquée de passer à la filière générale.

Les élèves noirs ou autochtones ont souvent plus tendance d'être orientés vers la filière appliquée que les élèves blancs. Cette pratique d'orientation scolaire, qui influence directement les choix d'études supérieures des élèves, est critiquée pour sa discrimination envers les élèves issus des minorités[47]. Certains établissements proposent une spécialisation en métiers de haut niveau (SMHN) permettant aux élèves d'acquérir une expérience professionnelle avant l'obtention de leur diplôme[48]. Un programme d'apprentissage élargi dans les métiers a eu lieu en 2025[49].

L'obtention du Diplôme d’études secondaires de l’Ontario (DESO) nécessite diverses exigences. Les élèves du secondaire doivent accumuler 30 crédits, dont 12 de ces crédits correspondent à des cours obligatoires, tandis que les 18 autres sont des cours au choix[50]. De plus, ils doivent réussir le test de compétences en littératie de l’Ontario[51] et le test de littératie financière[52]. Ils doivent ainsi effectuer 40 heures de bénévolat[53]. Les élèves qui n’obtiennent pas leur diplôme peuvent s’inscrire au programme 12B, ce qui leur offre une année supplémentaires pour terminer leurs études. Certains élèves du programme 12B ont déjà obtenu leur DESO et profitent de ce programme comme 'tour de victoire' (ou "victory lap" en anglais). Il n’y a aucune limite d’âge ou de durée pour fréquenter l’école secondaire pendant plus de quatre ans, bien qu’il existe une limite au nombre de crédits de cours[54]. Les élèves qui obtiennent leur diplôme avec une moyenne de 80 % reçoivent un certificat d’excellence de l’Ontario[55]. Avant l’abandon du programme en 2024, les apprenants adultes qui n’avaient pas obtenu leur diplôme d’études secondaires de l’Ontario pouvaient obtenir une certification équivalente grâce au GED (General Education Development)[56]. Il n’existe aucun programme de remplacement pour le GED[57].

Immersion française

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Certaines écoles publiques offrent un programme d'immersion française. Ce programme se distingue de l'enseignement francophone, car il vise à immerger les élèves anglophones dans la langue. Les programmes d'immersion française ont été introduits au Canada dans les années 1960[58]. À Toronto, les élèves inscrits à ces programmes sont généralement issus de la classe moyenne et sont blancs[59].

L'admission à ces programmes est limitée et donc compétitive, car les parents souhaitent offrir de meilleures perspectives d'emploi à leurs enfants. Certaines écoles attribuent les places selon le principe du premier arrivé, premier servi, tandis que d'autres procèdent à un tirage au sort[60]. Ce programme a été critiqué pour son élitisme et son rôle présumé dans le maintien des inégalités structurelles au Canada[60],[61].

Écoles privées

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En vertu de la Loi sur l’éducation, les écoles privées de l’Ontario ont l'obligation d’offrir le curriculum ontarien ou au moins un programme d’une valeur éducative équivalente. Elles doivent également soumettre un avis d’intention afin de légalement exercer leurs activités dans la province[62]. Un établissement privé est considéré comme une école si « l’enseignement y est dispensé, entre 9 h et 16 h, les jours d’école, à cinq élèves ou plus ayant atteint l’âge de la scolarité obligatoire, dans l’une des matières des programmes d’études primaires ou secondaires ». Les écoles privées qui satisfont aux normes provinciales peuvent offrir le diplôme d’études secondaires de l’Ontario[63].

Enseignement supérieur

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L’enseignement supérieur en Ontario comprend l’enseignement postsecondaire et la formation professionnelle, réglementés par le ministère des Collèges et Universités, dont la ministre actuelle est Jill Dunlop[64]. Parmi les établissements reconnus, on compte les universités, les collèges d’arts appliqués et de technologie, ainsi que les collèges privés de formation professionnelle. Bien que les universités et collèges canadiens partagent certaines fonctions, leurs objectifs respectifs diffèrent généralement. Les universités accordent une importance particulière aux études théoriques, tandis que les collèges privilégient l’apprentissage intégré au travail. Les collèges et les universités offrent tous les deux des programmes de premier cycle[65]. Il existe également des programmes menés en partenariat entre un collège et une université. Certains étudiants optent pour le collège plutôt que l’université, car c’est une option plus économique[66].

En 2021, les étudiants internationaux représentaient un sixième de la population étudiante totale en Ontario[67]. Les établissements d'enseignement postsecondaire publics et privés ont vu une forte augmentation du nombre d'étudiants internationaux au cours de la dernière décennie. Cette tendance est encouragée par la réglementation, qui interdit de faire payer des frais élevés aux étudiants canadiens. En 2024, un plafond fédéral a été mis en place pour les visas d'étudiants internationaux afin d'atténuer la crise du logement au Canada[68]. Cependant, ce plafond a eu un impact plus important sur les collèges que sur les universités en Ontario[69]. Le Collège Conestoga a été le plus touché par cette mesure[70]. En 2023, il a accueilli 30 000 étudiants internationaux, soit le plus grand nombre de tous les établissements du Canada[71]; parmi eux, 450 de ces étudiants ont demandé l'asile parce qu'ils n'étaient pas en mesure de payer leurs frais de scolarité[72].

Pour l'année 2025-2026, les droits de scolarité pour des études universitaires de premier cycle au Canada, coûtent en moyenne 7 734 $CAD pour les canadiens et 41 756 $CAD pour les étudiants étrangers, tandis qu'en Ontario, ils coûtent en moyenne 8 958 $CAD pour les canadiens et 49 802 $CAD pour les étudiants internationaux. Sur une échelle de 1 à 11, allant du moins coûteux au plus coûteux, l'Ontario se situe en 8e pour les frais des étudiants canadiens et est la province avec les plus élevé frais pour les étudiants internationaux[73].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Education in Ontario » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Before 2022, students were steamed in grade 9[46].

Références

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Voir aussi

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Biographie

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George William Ross, The school system of Ontario (Canada) its history and distinctive features, D. Appleton and company, (ISBN 978-1-01754-135-9 et 978-1-17648-244-9, lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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