Église Notre-Dame de Challain-la-Potherie

église située en Maine-et-Loire, en France

L'église Notre-Dame est une église paroissiale catholique située à Challain-la-Potherie, dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Reconstruite dans la seconde moitié du XIXe siècle en style néogothique, elle occupe l'emplacement d'un édifice religieux antérieur[1].

Église Notre-Dame de Challain-la-Potherie
Façade ouest et entrée principale de l'église
Façade ouest et entrée principale de l'église
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse d'Angers
Style dominant Néogothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Ville Challain-la-Potherie
Coordonnées 47° 38′ 09″ nord, 1° 02′ 41″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Église Notre-Dame de Challain-la-Potherie
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Église Notre-Dame de Challain-la-Potherie
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Église Notre-Dame de Challain-la-Potherie

Localisation

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L'église est située au cœur du bourg de Challain-la-Potherie, place de l'Église[1],[2]. Elle se trouve au nord-ouest du château, en bordure de la rue de l'Étang.

Histoire

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Édifices antérieurs

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L'ancienne église paroissiale avait été partiellement reconstruite au XVIIIe siècle : le chœur et le clocher en 1731-1733, la nef en 1775[1]. Ces travaux sont attribués aux curés Maussion (chœur, chapelle, clocher, 1731) et Hervé (nef, 1772-1775)[3].

Reconstruction au XIXe siècle

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La capacité de l'édifice ne suffisant plus à une population croissante, la commune sollicite dès 1821 l'architecte Lenoir, d'Angers, pour un projet d'agrandissement, resté sans suite[1]. Ce n'est qu'en 1860 que la municipalité décide la reconstruction[1].

Le projet est confié à l'architecte angevin Eugène-Augustin Dusouchay, qui remet son devis et ses plans le , revus en 1861[1],[N 1]. Une première campagne de travaux, portant sur la nef et le clocher, se déroule de 1862 à 1864[1]. Cette première campagne coûte 46 600 francs, financés par la fabrique paroissiale (1 500 francs), une souscription (10 000 francs), la commune (8 000 francs) et une subvention du gouvernement (4 000 francs)[3]. La seconde campagne, consacrée au transept et au chœur, a lieu de 1877 à 1879[1]. L'édifice a été bâti par un entrepreneur local, M. Tremblais, et l'église a été inaugurée le [3].

Les plans conservés aux archives départementales diffèrent de la réalisation : à la demande des services instructeurs et contre la volonté du conseil municipal, l'édifice ne devait initialement pas comporter de pignons latéraux, la nef devant être couverte de lambris, et le clocher devait recevoir une flèche. Finalement, les pignons latéraux et les bas-côtés sont édifiés, les voûtes sont réalisées en maçonnerie, et la flèche du clocher n'est jamais construite, ce qui conduit certains à considérer l'édifice comme inachevé[3].

Architecture

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L'édifice est une église-halle à clocher-porche hors-œuvre en façade, sans flèche. Il comprend une nef de quatre travées, un transept saillant et un chœur de deux travées, accompagné de chapelles latérales et terminé par une abside à trois pans[1]. Aux murs gouttereaux, un pignon souligne chaque travée de la nef ; les baies de la nef et du transept présentent deux formes surmontées d'un tympan ajouré d'un oculus polylobé. Quatre piliers cruciformes soutiennent la croisée, et le couvrement bombé, en tuffeau, repose sur des colonnes[1].

Orientée est-ouest, l'église mesure 58 mètres de long, pour une surface au sol d'environ 1 060 m2[3].

Vue de l'intérieur de l'église
Intérieur de l'église

Mobilier et décor

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La majeure partie de l'aménagement intérieur est contemporaine de la construction, à l'exception des boiseries et pilastres corinthiens du chœur, ainsi que d'une partie du patrimoine campanaire hérité de l'ancienne église[3]. Il a subi une restructuration importante en 1967-1968, à la suite de la réforme liturgique consécutive au concile Vatican II : plusieurs éléments caractéristiques du style néogothique ont alors disparu[3].

Le transept nord abrite un autel dédié à la Vierge, attribué à Charron, avec un tabernacle à gradins en pierre sculptée ; un bas-relief et des colonnes provenant de l'ancien maître-autel néogothique, œuvre de Moisseron, y ont été remployés[3]. Le transept sud abrite un autel à quatre colonnes, portant en son centre un monogramme « MA » inscrit dans un quadrilatère orné de deux lys sculptés, surmonté d'un groupe représentant une Pietà[3]. Dans l'absidiole sud se trouve un autel dédié à saint Joseph[3].

Vitraux

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Les vitraux figurés du chœur et du transept nord ont été offerts par la famille de La Rochefoucauld et sont l'œuvre du maître verrier toulousain Victor Gesta ; ils portent les armoiries de la famille et de ses alliés[3]. D'autres verrières, exécutées au Mans, ont été données par la famille de Villemorge[3].

Autre mobilier

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L'ancien maître-autel néogothique flamboyant, œuvre de Moisseron, est démonté à cette occasion ; une partie en est remployée pour construire le maître-autel actuel[3]. La chaire en chêne, surmontée d'un abat-voix et exécutée par Moisseron en 1867, disparaît elle aussi : l'un de ses panneaux sert à fabriquer l'ambon actuel[3]. La Sainte Table et deux bancs seigneuriaux, l'un rattaché à la famille de La Rochefoucauld et l'autre à la famille de Villemorge, sont retirés lors du même réaménagement de 1967-1968[3]. La sacristie principale conserve deux plaques de laiton du XVIIe siècle portant les épitaphes de Christophe Fouquet et d'Élisabeth Barrin de Boigeffroy, originaires de l'ancienne église du couvent des Carmes (couvent Saint-Joseph), à la fondation duquel Christophe Fouquet, seigneur de Challain, avait contribué[3].

L'orgue, placé devant les stalles du chœur, a été inauguré le [3].

Rattachement paroissial

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En 2003, l'église relevait du diocèse d'Angers et comptait parmi les sept clochers de la paroisse Saint-Pierre-sur-Erdre[3]. Elle relève désormais de la paroisse Bienheureux-Noël-Pinot, qui regroupe huit clochers du diocèse d'Angers[4].

Notes et références

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  1. ↑ Le bulletin municipal de 2003 orthographie le nom de l'architecte « Duchaussoy »[3].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Église paroissiale Notre-Dame, place de l'Église », sur Inventaire général du patrimoine culturel, Région Pays de la Loire / Conservation départementale du patrimoine de Maine-et-Loire (consulté le ).
  2. ↑ « Église Notre-Dame - Challain-la-Potherie », sur enpaysdelaloire.com (Région Pays de la Loire) (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Michel de Simiane, « L'Église Notre-Dame », Challain, Bulletin municipal 2003, rubrique « Patrimoine et histoire », avril 2003, p. 18-21.
  4. ↑ « Présentation de la paroisse », sur Paroisse Bienheureux-Noël-Pinot, diocese49.org (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd., Challain-la-Potherie.
  • René de L'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse et Cie, (lire en ligne).

Liens externes

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