Église Notre-Dame de Domérat
L'église Notre-Dame est une église située sur la commune de Domérat, dans le département français de l'Allier, en France[1].
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Paroisse Saint-François-d'Assise-Domerat (d) |
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| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
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France |
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| Commune |
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L’église Notre-Dame de Domérat est une église romane dont la construction a débuté entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Elle va subir de nombreux travaux au XIXe siècle lui donnant sa forme actuelle.
Elle dépend aujourd’hui du diocèse de Moulins.
Localisation
modifierL’église Notre-Dame est située au centre-bourg de Domérat. Elle est placée sur la place Bacchus[2].
Historique
modifierCette église a été créée entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Historiquement la paroisse de Domérat est créée par les chanoines d’Évaux-les-Bains qui dépendent du diocèse de Limoges. Néanmoins, géographiquement, l’église de Domérat dépend du diocèse de Bourges. Aujourd’hui, la paroisse de Domérat dépend du diocèse de Moulins[2].
Avant la Révolution française, l’église Notre-Dame faisait partie d’un ensemble de bâtiments dont une école de filles et un presbytère. Celui-ci sera rasé en 1999[2].
La forme actuelle de l’église résulte d’une phase de remaniement entre les années 1860 à 1865. Ces grands travaux sont engagés par le prêtre de la paroisse : Jean-Baptiste Benoît. Il va reconstruire les deux bras du transept car ils étaient détériorés. Il va également les rallonger de deux mètres. A cette même période, les chapelles et la flèche du clocher sont agrandies. Quant à la nef, elle va s’étendre sur deux travées supplémentaires[2].
Les dernières modifications importantes sont l’apposition des initiales « RF » par Jean Dechaud en 1880 et l’ajout d’une chaufferie en 2005[2].
Le chœur et la crypte sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
Les reliques de saint Maur
modifierSelon la croyance l’église Notre-Dame de Domérat abrite les reliques de saint Maur[2].
L’histoire raconte que lors d’une fuite, des moines auraient déposé les reliques de Saint-Maur de Glanfeuil à Domérat près de la fontaine qui porte son nom aujourd’hui. Obligés de fuir, ils abandonnent les reliques, ces dernières auraient ensuite été transportées dans l’église et mises dans une châsse en bois sombre. Cette dernière se trouve dans la chapelle qui lui est dédiée[2].
Description
modifierL’église se compose d’une partie ancienne correspondant au chevet et d’une partie datant d’un remaniement du XIXe siècle. La bâtisse est construite dans un style roman et selon un plan en croix latine.
La partie la plus ancienne correspond au chœur, à la crypte et aux les trois travées orientales de la grande nef et la sacristie. Le reste de l’église, c’est-à-dire les absidioles, le transept, les bas-côtés et les deux dernières travées, la façade et le clocher sont plus récents.
L’extérieur
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Il y a peu de décor à l’extérieur, néanmoins quelques éléments se distinguent. Deux chapiteaux sculptés encadrent la fenêtre axiale de style limousin. Il y a également une croix pâtée avec l’agneau pascal présent sur le pignon.
La façade est le résultat du remaniement du curé Jean-Baptiste Benoît, de 1860 à 1865.C’est à cette époque que les trois portails monumentaux vont être construits et rallongent le transept.
Les initiales « RF » correspondent à « République française ». Cette particularité ne se retrouve que sur neuf église en France, elles s'inscrivent dans le contexte de réaffirmation de la République et de la montée de l'anticléricalisme. Les lettres auraient servis à accrocher des bougies pour pavoiser la façade pour le centenaire de la Révolution française.
Quant au clocher, il culmine à 40 mètres de haut. Il est construit en pierre et est remanié au XIXe siècle. Sa couverture est refaite après la Seconde Guerre mondiale, mais il conservera sa charpente d’origine. Ce dernier possède des abat-sons permettant de faire varier le volume sonore des cloches.
L’intérieur
modifierL’église se constitue d’une nef centrale, de deux nefs latérales, d’un transept, de deux chapelles, d’un chœur et d’une abside en cul-de-four.
La nef
modifierLes chapelles
modifierLes deux absidioles ont été fortement remaniées. La chapelle nord est dédiée à la Vierge et la chapelle sud est dédiée à Saint Maur. Cette dernière contient des peintures murales représentant les saints vénérés de la ville (Saint Pardoux, Saint Abdon, Saint Blaise et Saint Maur). À l’intérieur de la chapelle nord se trouve une cuve baptismale en granit du XIIe siècle et selon la croyance les reliques de saint Maur dans une châsse en bois.
Le chœur
modifierLes fresques datent de 1865. Celle présente sur la voûte en cul-de-four représente le couronnement de la Vierge.
La crypte
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La crypte de Domérat est la plus grande et la mieux conservée du Bourbonnais. Elle est placée sous le chœur de l’église.
Cette crypte est construite dans les années 1090 avec du granit. Elle mesure 4,5 mètres de large pour 11 mètres de long. Son plan s’inspire de celui d’une église à taille réduite, elle comprend 3 nefs de sept travées.
Le culte est dédié à Notre-Dame de la Râche. Sa statue en pierre peinte date du XVIe siècle. Elle est classée à l'inventaire des monuments historiques en mars 1938.
Le socle en granit qui supporte la statue date de l’époque romane. Notre-Dame de la Râche tient son nom du patois local, « râche » signifiant « lèpre ». Elle était principalement invoquée pour guérir les enfants atteints d’impétigo, une maladie de la peau touchant les nourrissons et pouvant ressembler à la lèpre.
Aujourd’hui encore ce culte continue, ce qui explique les vêtements derrière l’autel.
Annexes
modifierRéférences
modifier- 1 2 « Église Notre-Dame », notice no PA00093084, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 3 4 5 6 7 Jean-Paul Perrin et Jacques Blondelon, Domérat, la mémoire du temps : l’histoire de Domérat, des origines à nos jours, .
