Église Notre-Dame de Sainte-Anne
L'église Sainte-Anne (anciennement Sainte-Anne des Salines), souvent appelée « église Notre-Dame de Sainte-Anne », est une église catholique paroissiale située à Sainte-Anne, en Martinique[1]. Depuis octobre 2015, elle porte le titre de sanctuaire diocésain Notre-Dame de La Salette[2].
| Église de Sainte-Anne | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |
| Dédicataire | Sainte Anne | |
| Type | Église paroissiale | |
| Rattachement | Archidiocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France | |
| Début de la construction | 1824 | |
| Fin des travaux | 1866 | |
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Martinique | |
| Département | Martinique | |
| Ville | Sainte-Anne | |
| Coordonnées | 14° 26′ 06″ nord, 60° 52′ 51″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : Martinique
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Localisation
modifierL'église est située au centre du bourg, place de l'Abbé-Morland, rue Abbé-Hurard[1],[3]. Le presbytère se trouve rue Abbé-François-Saffache[4]. La parcelle, située sur les cinquante pas géométriques, appartient à l'État ; l'édifice appartient à la commune[1].
Historique
modifierVers la fin du XVIIe siècle, une chapelle dédiée à sainte Anne, desservie par les Capucins, est construite sur le territoire de la paroisse du Marin, dont elle dépend[1],[5]. Elle est brûlée par les Anglais en 1693, en même temps que l'église du Marin[1]. Reconstruite, elle devient église paroissiale vers 1730 sous le vocable de Sainte-Anne des Salines, à la suite d'une requête présentée en 1728 par les habitants, qui offraient « de bâtir à leurs frais l'Église et le Presbytère »[1],[6].
L'église aurait été détruite par un cyclone en 1817. Elle est reconstruite en 1824, date inscrite sur sa façade[1]. Jugée trop petite, elle est ensuite agrandie de deux chapelles formant un faux transept et d'un chœur de plan semi-circulaire ; la bénédiction de l'église en 1866 pourrait marquer l'achèvement de ces travaux[1].
Sous l'abbé Hurard, curé de 1869 à 1877, les anciens autels en bois sont remplacés par trois autels en marbre blanc veiné de gris, œuvres du marbrier Béraud, du Puy (Haute-Loire). Les deux autels des chapelles sont datés de 1873 ; le maître-autel, dédié au Sacré-Cœur, est inauguré le par Mgr Carméné[1].
En 1991, la municipalité entreprend la reconstruction du clocher, qui était en béton ; à partir de 2003, l'ensemble des couvertures et des façades est restauré, sous la direction de Gérard Jacqua, architecte des bâtiments de France. L'église restaurée est inaugurée le par Mgr Michel Méranville[1].
Description
modifierArchitecture
modifierL'église présente un plan en croix latine à un seul vaisseau, couvert d'une charpente en bois apparente[1]. La façade est en pierre de taille ; la porte en plein cintre y est encadrée de colonnes renflées engagées à mi-corps. Le reste de l'édifice est construit en moellons, avec des chaînes d'angle et des encadrements de baies en pierre de taille. La couverture est en tuile plate en écaille et en métal ; le clocher est surmonté d'une flèche polygonale[1].
Intérieur
modifierLe maître-autel est dédié au Sacré-Cœur. L'autel de la chapelle nord est dédié à la Vierge du Saint-Scapulaire, celui de la chapelle sud à sainte Anne. Les deux autels des chapelles se composent chacun d'un autel tombeau, de deux gradins et d'un tabernacle, et portent l'inscription « Béraud marbrier / au Puy. Haute Loire (France) / 1873 »[1]. Les sols étaient à l'origine revêtus de carreaux de terre cuite[1].
Chemin de croix et calvaire
modifierEn 1867, une statue de Notre-Dame de La Salette est inaugurée dans les jardins de l'église[7]. À partir de 1869, l'abbé Hurard plante une croix sur le morne qui domine le bourg, juste derrière l'église, et fait édifier un calvaire[1],[2]. Le départ du chemin de croix monumental est situé à l'arrière de l'église ; depuis le calvaire, situé au sommet à une altitude de 59 m, la vue s'étend sur la baie de Sainte-Anne jusqu'au rocher du Diamant et au morne Larcher[8].
Selon le diocèse, la chapelle Notre-Dame de La Salette, au sommet du morne, est bénie le , à l'occasion du premier pèlerinage officiellement institué à Sainte-Anne[2] ; une autre source mentionne une inscription datant sa bénédiction de 1873, par Mgr Amand-Joseph Fava[9]. Depuis, le pèlerinage rassemble chaque 19 septembre plusieurs milliers de fidèles venus de toute la Martinique[2] ; le 150e pèlerinage a eu lieu le [10]. Devenu pèlerinage diocésain, il se déroule du 10 au 19 septembre sur trois sites : l'église, le sanctuaire du calvaire et le Jardin de la Consolation[11].
Protection
modifierLes façades et la toiture de l'église, à l'exception du clocher, sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [1],[3].
Galerie de photos
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 « Église paroissiale Sainte-Anne », notice no PA00105962, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 3 4 « Année sainte de la Miséricorde. Église jubilaire : le sanctuaire Notre-Dame de La Salette à Sainte-Anne », Église en Martinique, sur Église catholique en Martinique, (consulté le ).
- 1 2 « Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en Martinique », sur Direction des affaires culturelles de Martinique, (consulté le ).
- ↑ « Annuaire des paroisses : Sainte-Anne », sur Église catholique en Martinique (consulté le ).
- ↑ « Sainte-Anne », sur Parc naturel régional de la Martinique (consulté le ).
- ↑ « Parcours du patrimoine : Le Marin, Sainte-Anne », sur Fondation Clément (consulté le ).
- ↑ « Sainte-Anne : en attendant le pèlerinage de La Salette », France-Antilles Martinique, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le Calvaire », sur Sud Martinique Tourisme (consulté le ).
- ↑ (en) Simão Baccelli, « Meet Our Lady of La Salette » (consulté le ).
- ↑ « Le pèlerinage de La Salette fête ses 150 ans », France-Antilles Martinique, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Pèlerinage diocésain – Notre-Dame de La Salette – du 10 au 19 septembre 2024 », sur Église catholique en Martinique (consulté le ).