Église Saint-Germain de Charonne
L'église Saint-Germain de Charonne un édifice religieux catholique du 20e arrondissement de Paris.
| Église Saint-Germain de Charonne | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Dédicataire | Saint Germain | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattachement | Archidiocèse de Paris | |||
| Début de la construction | XIIe siècle | |||
| Fin des travaux | XVIIIe siècle | |||
| Style dominant | Roman à Classique | |||
| Protection | ||||
| Site web | www.saintgermaindecharonne.fr | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Île-de-France | |||
| Département | Paris | |||
| Ville | Paris | |||
| Coordonnées | 48° 51′ 36,6″ nord, 2° 24′ 14,29″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 20e arrondissement de Paris
Géolocalisation sur la carte : France
| ||||
| modifier |
||||
Situation, présentation et accès
modifierCette église est située au no 4, place Saint-Blaise dans le quartier du Père-Lachaise à la limite du quartier de Charonne.
Historique
modifier
Selon la tradition, vers 430, saint Germain, alors évêque d'Auxerre, aurait rencontré sur les coteaux de Charonne une jeune fille de Nanterre, la future patronne de Paris, sainte Geneviève. La légende veut que l'église ait été érigée par les habitants du lieu à l'emplacement d'un petit oratoire en souvenir de cette rencontre[1].
L'église Saint-Germain de Charonne allie harmonieusement quelques vestiges du XIIe siècle (gros piliers de la tour) à une architecture élégante, des XVe et XVIIIe siècles pour l'essentiel. Avant 1860, date de rattachement à Paris, elle fut l'église paroissiale de l'ancien village de Charonne dont elle constituait le cœur avec la rue Saint-Blaise.
Sur un pilier, proche du chœur, subsiste une plaque d’indulgence gravée en 1460. Elle informe, en latin et lettres gothiques, qu’une visite dans l’église vaut « quarante jours de vrai pardon[2].
L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].
Reposant sur une couche d'argile, l'église a toujours connu des problèmes d'instabilité depuis sa construction mais, en 2009, de gros désordres dans les pierres et la maçonnerie du côté droit de l'église sont apparus et ont conduit à la réalisation de travaux de stabilisation de grande ampleur, précédés d'une phase de fouilles archéologiques[4]. Seul le petit cimetière à l'arrière de l'église était accessible pendant la durée des travaux, terminés en 2016.
Le village de Charonne et l'église Saint-Germain vers 1830 (Étienne Bouhot, musée Carnavalet). Église en 1892 (photographie de Paul Robert). L'état de l'église Saint Germain de Charonne () durant les travaux de stabilisation du terrain (2014-2016) sur lequel repose l'église. L'église Saint-Germain de Charonne en 2019. - Plaque d’indulgence.
Cimetière de l'église
modifier
L'église est la seule de Paris, avec l'église Saint-Pierre de Montmartre, à être toujours bordée de son ancien cimetière (comme au Moyen Âge), le cimetière de Charonne[5]. Le cimetière de Saint-Germain de Charonne est présumé être aussi ancien que l'église elle-même[réf. souhaitée].
Devenu cimetière municipal du village de Charonne en 1791, le cimetière fut agrandi à plusieurs reprises, en 1845 puis en 1859. Il devint un cimetière municipal parisien lorsque Charonne fut annexé à Paris en 1860.
Lors de la démolition de l'annexe du cimetière en 1897, près de huit cents squelettes de fédérés furent découverts, encore vêtus d'uniformes et d'insignes militaires. En 1897, leurs restes furent ré-inhumés, dans une fosse commune anonyme, le long du mur situé au sud du cimetière actuel. Une plaque commémorative y a été apposée depuis.
Le cimetière fut classé comme monument historique le .
Dans les arts
modifier- Cette église a été rendue célèbre dans la dernière scène du film Les Tontons flingueurs[6] – le mariage –, où l'on voit l'environnement (le quartier Saint-Blaise) ainsi que l'intérieur de l'église ; dans la scène des tontons agenouillés, on distingue au fond la partie gauche du tableau de Joseph-Benoît Suvée, La Rencontre de saint Germain et sainte Geneviève.
- L'église apparaît dans l'album de bande dessinée Le Der des ders de Jacques Tardi et Didier Daeninckx, pages 53 et 54, aux éditions Casterman.
- L'église et son cimetière sont longuement décrits dans Les Sept couleurs de Robert Brasillach, qui y est d'ailleurs enterré.
- On voit le clocher de l'église près de la boutique de Mme Pauline, dans Le cave se rebiffe de Gilles Grangier[6].
- L'église apparaît dans Une veuve en or de Michel Audiard (1969)[6].
- Saint-Germain-de-Charonne est visible tout au long du téléfilm Au bon beurre d'Édouard Molinaro (1981), le magasin des Poissonnard se situant rue Saint-Blaise.
Le jardinet. L'intérieur. L'orgue. Vitraux, saint Germain entouré de saint Laurent et de sainte Catherine.
Notes et références
modifier- ↑ Simon Lacordaire, Vie et histoire du XXe arrondissement : Belleville, Charonne, Père Lachaise, Saint-Fargeau, Hervas, , p. 103.
- ↑ Dominique Lesbros, Paris bizarre, Paris, Parigramme, (ISBN 978-2-37395-252-0), page 131.
- ↑ « Église Saint-Germain de Charonne », notice no PA00086782, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « 2014 - Reprise des travaux à Saint-Germain de Charonne », (consulté le )
- ↑ « Le Paris de 1900 | Cartes Postales Anciennes | Page 74 » (consulté le ).
- 1 2 3 Isabelle Blondel, Olivier Delacroix, Alice Develex, Nicolas d'Estienne d'Orves, Bertrand Guyard, Colette Monsat, Marie-Noëlle Tranchant et Florence Virerron, « Si le Paname d'Audiard m'était conté », Le Figaroscope, semaine du 10 au 16 mai 2017, pages 8-10.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierÉdifices religieux de la paroisse
modifierAutour de Saint-Germain de Charonne
modifier- La rue Saint-Blaise
- Le cimetière de Charonne
- Le jardinet de l'église Saint-Germain de Charonne
Autres
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la religion :
- Ressources relatives à l'architecture :
- Histoire de l'église Saint-Germain de Charonne, cartes postales anciennes
- L'orgue de l'église, Inventaire national des orgues