Église Saint-Jean-Bosco de Paris
L'église Saint-Jean-Bosco située dans le 20e arrondissement de Paris, en France, est une église catholique de style Art déco. Elle fut construite de 1933 à 1938, et est placée sous le vocable de saint Jean Bosco (1815-1880), fondateur des Salésiens.
| Église Saint-Jean-Bosco | |||||
| Présentation | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Culte | Culte catholique | ||||
| Dédicataire | Jean Bosco | ||||
| Type | Église paroissiale | ||||
| Rattachement | Archidiocèse de Paris | ||||
| Début de la construction | 1933 | ||||
| Fin des travaux | 1938 | ||||
| Architecte | Dimitrou Rotter architecte Raymond Subes (ferronnerie) Yvonne Parvillée & Georges Serraz (sculpteurs) Atelier Berthier-Bessac & Jean Gaudin (verriers) Les frères Mauméjean décorateurs |
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| Style dominant | Architecture Art déco | ||||
| Protection | |||||
| Géographie | |||||
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Paris | ||||
| Ville | Paris | ||||
| Coordonnées | 48° 51′ 18,4″ nord, 2° 23′ 52,7″ est | ||||
| Géolocalisation sur la carte : 20e arrondissement de Paris
Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Europe
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Situation
modifierL'église est située au no 79 de la rue Alexandre-Dumas dans le 20e arrondissement de Paris.
Historique
modifierGénéralités
modifierC'est sous l'impulsion et la ténacité du Père Siméoni que l'architecte roumain Dumitru Rotter (1878-1937) et son fils René réalisèrent cette l'église[2]. Ils s'inspirèrent d'Auguste Perret qui avait dessiné l'église Notre-Dame du Raincy[3].
La bénédiction de la première pierre par le cardinal Verdier a eu lieu le 1933[4]. Celle de l'église achevée, le .
Elle est considérée comme une des églises les plus réussies et des plus homogènes de celles construites dans les années 1930, grâce à l'Œuvre des Chantiers du Cardinal.
Restauration des années 2020
modifierLe une cinquantaine de donateurs et amis de cette association se sont réunis au cœur de l'église pour découvrir son histoire, ses décors et ornements, pour constater aussi qu'il restait des travaux à engager[5]. Aussi, lors du conseil d'administration de l'association, en , il est décidé de soutenir financièrement la restauration de l'église classée Monument historique à hauteur de 400 000 euros pour des travaux estimés à 1 760 000 euros[6].
Hormis l'effort financier des Chantiers du Cardinal, il apparait en 2026 que cela ne suffit pas au regard de la tâche à accomplir[7]. Le diagnostic réalisé en 2024 a montré que les interventions des années 1960, des années 2000 et de 2021 sont insuffisantes, il faut tout revoir[note 1],[7]. La restauration complète du clos-couvert est estimée à 5 millions d'euros, programme tellement ambitieux qu'il est indispensable d'envisager un phasage en 4 étapes sur plusieurs années[note 2],[7]. Le financement s'avère compliqué car l'église, bâtie après 1905, n'appartient pas à la Ville de Paris[note 3],[7].
Aspects religieux
modifierLa fondation de la paroisse date du .
L'église, vouée au fondateur des Salésiens, est animée par la communauté de cette congrégation.
Description
modifierŒuvre totale Art Déco
modifierÉdifiée entre 1934 et 1938, l'église est une œuvre totale Art Déco, et cela aussi bien par son architecture que par ses fresques, ses mosaïques, ses vitraux et son mobilier[7]. Elle est typique du renouveau de l'art sacré en France par l'utilisation du béton armé. Construite par les Chantiers du Cardinal et inscrite aux Monuments historiques depuis 2001, son état nécessite depuis 2025 des travaux lourds et extrêmement couteux[7].
Architecture
modifierLe clocher mesure 53 mètres de hauteur.
L'église comporte une crypte consacrée à sainte Anne. Elle est désormais transformée en salle d'accueil paroissiale.
Décoration
modifierL'ornementation est due à l'atelier Mauméjean. Cet atelier a réalisé les autels et la chaire en onyx.
On peut y voir des vitraux de Jean Gaudin et d'Antoine Bessac, des sculptures de Georges Serraz et d'Yvonne Parvillée, des ferronneries de Raymond Subes, des mosaïques (le cardinal Verdier est représenté dans l'une d'elles).
La grille du baptistère est de Kiss avec des céramiques de Marjolaine Lanel.
Dans le chœur derrière l'autel, un retable lumineux représente en relief le Christ en croix entouré de la Vierge Marie et de saint Jean l'apôtre. Il a été réalisé par les Ateliers Mauméjean en vitrail, mosaïque et cabochons de verre. Sur la voûte du chœur une mosaïque représente le Saint-Esprit enveloppant le Père et le Fils. Le tout étant entouré par les signes du zodiaque.
La voûte de la nef est recouverte de mosaïques représentant les litanies de la Sainte Vierge (Tour d'ivoire, Vase d'or, etc.).
Vitraux
modifierDans la jolie nef, côté nord, les vitraux des collatéraux représentent le Curé d'Ars, saint Denis, sainte Jeanne d'Arc, saint François de Sales, Notre-Dame de Lourdes, et le Sacré-Cœur. Les vitraux de la galerie représentent les apôtres saint Barthélémy, saint Jacques le Majeur, saint Thomas, saint André, saint Jean et saint Pierre[8].
Côté sud, les vitraux des collatéraux représentent saint Louis, sainte Geneviève, saint Michel, saint Vincent de Paul, Notre-Dame de la Salette et saint Joseph. Les vitraux de la galerie représentent les apôtres saint Simon, saint Jacques le Mineur, saint Philippe, saint Jude, saint Matthieu et saint Paul[8].
Instruments
modifierL'orgue de la maison Gloton, reconstruit par Bernard Dargassies, comporte 45 jeux.
Les 28 cloches du carillon du clocher sont de la fonderie Paccard.
Laudato si' - Église verte
modifierLa paroisse comporte un groupe Laudato si créé à la suite d’une exposition de photos de Yann Arthus-Bertrand pendant le Carême 2020, d’un concert du groupe GPS Trio et d'une semaine pour le cinquième anniversaire de l'encyclique Laudato si' du 18 au 24 juin 2020. Le groupe Laudato si' a lancé par la même occasion la démarche Église verte. Depuis , la paroisse est labellisée au quatrième niveau d'Église verte (Figuier}[9],[10].
Galerie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ La sur-toiture réalisée en fibrociment amianté et en zinc se révèle fuyarde, la charpente en ayant subi les conséquences. Les maçonneries et les vitraux sont tellement dégradés que des morceaux de béton sont tombés au sol, et des verres manquent. Des infiltrations pénètrent aussi par le perron central.
- ↑ Les travaux nécessitent d'immenses échafaudages, la présence d'amiante et de plomb renchérissant les coûts. Il convient ensuite de mettre hors d'eau le bâtiment, remplacer les sur-toitures, restaurer la charpente et stopper la chute des claustras. Il faut aussi restaurer les murs gouttereaux de la nef et du chœur, déposer des verrières de doublage et restaurer des vitraux.
- ↑ Cette situation d'édifice religieux construits après la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 se reproduit pour 85 édifices religieux parisiens.
Références
modifier- ↑ Notice no PA75200002, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Dumitru Rotter, architecte, sur casa-longa.org.
- ↑ L'architecture religieuse au début du XXe siècle.
- ↑ « Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Saint-Jean-Bosco : Paris 20e - 5 avril 2025 », Bâtisseurs - La revue des Chantiers du Cardinal, no 250, avril-mai-juin 2025, p. 2.
- ↑ La rédaction, « Soutenir notre patrimoine religieux, grâce à vos dons : Diocèse Paris (75) - Saint-Jean Bosco (20e) », Bâtisseurs - La revue des Chantiers du Cardinal, no 251, juillet-août-septembre 2025, p. 6.
- 1 2 3 4 5 6 La rédaction, « Chantier - Rénovation : Saint-Jean-Bosco - Paris 20e - Un chef-d'œuvre Art Déco en péril », Bâtisseurs - La revue des Chantiers du Cardinal, no 254, avril-mai-juin 2026, p. 4.
- 1 2 Gaudard 2009, p. 41-46.
- ↑ « Le groupe Laudato si », sur saintjeanbosco.fr (consulté le )
- ↑ Voir article « Église verte »
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Pierre Vérot, « L'Art du décor figuré », Les Chantiers du Cardinal, no 189, , p. 18-19 (ISSN 0009-160X, lire en ligne)
- Valérie Gaudard, « Éloge du décor : l’église Saint-Jean-Bosco à Paris, sanctuaire national du père des orphelins », In Situ Revue des patrimoines, (lire en ligne, consulté le ).
- ELIES, Victor, L’Église Saint-Jean-Bosco : architecture et décor, mémoire de master en Histoire de l’art, Université de Pau et des Pays de l’Adour, sous la direction de Benoît Manauté, 2026.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :
- Ressources relatives à l'architecture :
- Site Internet de la paroisse Saint-Jean-Bosco
- Éclairage artistique sur l'église Saint-Jean-Bosco, L'Église catholique à Paris
- Présentation et photographie de l'église, Patrimoine-Histoire
- L'orgue de l'église, Inventaire national des orgues