Église Saint-Jean-Baptiste de Fontenay-le-Comte

église située en Vendée, en France

L'église Saint-Jean-Baptiste de Fontenay-le-Comte[1] est une église catholique située en Vendée. Elle est dédiée à saint Jean-Baptiste, comme on peut le voir sur ses vitraux.

Église Saint-Jean de Fontenay-le-Comte
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Paroisse Sainte-Claire-de-Fontenay (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1906[2].

Localisation

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L'église est située dans le département français de la Vendée, place du cardinal Louis-Marie Billé sur la commune de Fontenay-le-Comte.

Historique

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Églises antérieurs (XIe - XVe)

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Les premières traces d'une église primitive remontent au milieu du XIe siècle[3]. L'église actuelle date en majeure partie de grands travaux réalisés de 1425 à 1450[4] à l'exception des chapelles latérales édifiées au milieu du XIXe siècle[5].

Pendant les guerres de Religion, l'église est pillée par les huguenots. Les piliers sont sapés et les voûtes s’écroulent. L’église Saint-Jean en ressort en grande partie détruite et ne sera remise en état qu’en 1604 comme l’atteste une inscription située dans le bas-côté sud : « en 1568 iay esté ruinée ; en 1604 iay esté réédifiée. »[4] En 1608, Antoine Salleau, accompagné du clergé fontenaisien a reçu le cardinal de Richelieu qui se rendait à Luçon afin de prendre possession de son siège épiscopal[3]. C'est en 1635 qu'a commencé le chantier visant à doter l'église d'une voûte en pierre[6]. En , le père de Monfort vient prêcher une mission à la paroisse Saint-Jean, à la demande de Nicolas Mignot, qui en est le curé[7].

Révolution française

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Durant la période révolutionnaire, le ministère paroissial est temporairement suspendu dans plusieurs localités, tandis que s’élabore, dans certains milieux, l’hypothèse d’une suppression du culte et des édifices qui lui sont dédiés[7]. En 1790, en application d’une disposition adoptée par l’Assemblée nationale, l’administration municipale de Fontenay-le-Comte confie à Charles Brisson, originaire de Saint-Michel-le-Cloucq, et à Antoine Audonnet, domicilié à Payré-sur-Vendée, la mission de procéder au dépouillement inventaire des biens ecclésiastiques[7]. En 1792, l’autorité municipale obtient l’autorisation de faire retirer les cloches des édifices religieux fontenaisiens ; deux d’entre elles sont acheminées vers La Rochelle afin d’y être fondues à l’hôtel de la Monnaie[7]. La même année, les confessionnaux sont réaménagés en guérites destinées aux factionnaires militaires, puis, en mai 1793, l’église est affectée au cantonnement des troupes. Cette période est marquée par de nombreux actes d’iconoclasme, d’une ampleur notable[7]. En juin 1795, l’édifice est restitué au culte, bien qu’il continue d’accueillir ponctuellement des assemblées civiques d’inspiration républicaine. Ce n’est qu’en 1798 que l’église retrouve définitivement sa destination cultuelle[7].

Campagnes de restaurations (XIXe - XXe)

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En , l'église a été fortement abîmée par le passage d'une tempête. Des rénovations eurent lieu, mais il fallut attendre 1845 pour que des travaux plus importants soient réalisés. En 1843, la sacristie est construite et en 1846, le pavé de l'église sera entièrement refait avec des pierres en provenance de la Tête Noire[7].

En 1860, deux transepts ont été construits pour faire office de contreforts, nécessaires à la solidité de l'édifice[3]. La flèche octogonale qui imite celle du clocher de Notre-Dame a pris au début du XXe siècle une inclinaison anormale et une réparation est venue remédier au péril, laissant à la flèche le penchant vers le sud qu'on lui connaît encore de nos jours. L'église sera classé Monument Historique, le [7].

Henri Vion, appelé à devenir ultérieurement évêque de Poitiers, exerce les fonctions de vicaire paroissial au sein de cette église entre 1929 et 1931[7]. Une campagne de restauration conduite de 1926 à 1932 y assure la consolidation des voûtes de la grande nef, tandis que les parements muraux font l’objet d’un reprise des joints et d’un blanchiment général[7]. À la suite d’un violent épisode orageux survenu dans la nuit du 6 janvier 1938, le clocher subit des dommages notables, imputés notamment à l’état défectueux du dispositif parafoudre ; celui-ci est remplacé en décembre de la même année par un équipement neuf[7]. En 1952, les cloches sont électrifiées par les établissements Bodet, puis, en 1960, l’édifice est doté d’un système de sonorisation mis en place par la maison Massiot[7]. Divers aménagements interviennent par ailleurs, incluant la restauration du parquet et la dépose des luminaires de la nef, lesquels sont confiés à l’entreprise Dublé de Nantes en vue de la réalisation d’un chandelier[7]. En 1966, la chaire à prêcher et la table de communion sont déposées, une partie des stalles est démontée, et un autel en bois est édifié par Mathieu de l’Ouillette, disposition qui permet désormais la célébration liturgique face à l’assemblée[7]. En 1970, un nouvel orgue est installé. Plus récemment, en 1974, les bancs sont remplacés par des sièges individuels, tandis qu’en 1995 l’édifice est pourvu d’un nouvel instrument organistique, construit sous la direction du père Vité[3].

Références

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  1. ↑ https://www.sacrepatrimoine.com/eglise-saint-jean-baptiste Amis du Patrimoine Religieux de Fontenay-le-Comte et des environs
  2. ↑ « Église Saint-Jean », notice no PA00110101, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. 1 2 3 4 Robert Aujart et François-Xavier Grelet, Fontenay-le-Comte Ville renaissance
  4. 1 2 « Article rédigé par la commission "Objets de culte" de l’association des Amis du patrimoine religieux de la paroisse », sur Doyenne de Fontenay-le-Comte
  5. ↑ Affichage in situ.
  6. ↑ Marie-Thérèse Réau, Fontenay-le-Comte capitale du Bas-Poitou, urbanisme et architecture, XVe - XIXe siècle., 303 Arts Recherches Créations
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Robert Aujard, Fontenay-le-Comte : capitale du Bas-Poitou, ville millénaire, R. Aujard, (OCLC 462955351, lire en ligne)

Voir aussi

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