Église Saint-Michel de Pfulgriesheim

église située dans le Bas-Rhin, en France

L’église Saint-Michel est une église simultanée située à Pfulgriesheim, commune française de la Collectivité européenne d'Alsace.

Église Saint-Michel
Image illustrative de l’article Église Saint-Michel de Pfulgriesheim
L’église vue du nord-est.
Présentation
Culte Catholique et protestant
Dédicataire Archange Michel
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Strasbourg
Début de la construction XIIe siècle
Géographie
Pays France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d’Alsace
Commune Pfulgriesheim
Coordonnées 48° 38′ 39″ nord, 7° 40′ 13″ est
Géolocalisation sur la carte : Alsace
(Voir situation sur carte : Alsace)
Église Saint-Michel
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Michel

Histoire

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Une église existe déjà à Pfulgriesheim au XIIe siècle, comme l’atteste la tour-chœur datant de cette époque. En 1526, l’église passe au culte protestant, puis, après la conquête française, la nouvelle administration impose la coexistence des deux religions en en faisant une église simultanée en 1682[1].

La tour-chœur est surélevée à une date indéterminée, la nef est reconstruite en 1758. Le cimetière entourant l’église subsiste jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’église fait l’objet d’une grande restauration au début des années 1980[1]. Au cours de cette restauration, l’enduit qui couvrait les murs intérieurs du chœur est retiré en 1981, laissant apparaître des peintures murales médiévales, restaurées dans les années suivantes[2].

Mobilier

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Peintures murales

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Le rez-de-chaussée de la tour chœur comprend un ensemble de peintures murales datant de la première moitié du XIVe siècle et se rattachant au style dit du gothique international. Celles-ci comportent plusieurs scènes où dominent les tons ocre jaune et brun, rehaussés de bleu[2].

Le mur oriental comporte au registre supérieur une Vierge à l’Enfant trônante au centre, entourée de quatre personnages masculins, les deux situés à l’extérieur étant agenouillés. Si le personnage à droite de la Vierge pourrait être saint Michel, du fait qu’il semble tenir une balance et un glaive, les trois autres ne sont pas formellement identifiés. Une hypothèse est qu’il s’agirait d’une Adoration des mages, bien que la présence de l’archange Michel soit incongrue dans une telle scène[3]. Le registre inférieur comporte une scène de la flagellation, sous la forme iconographique d’un Christ à la colonne, à droite de la baie axiale et une crucifixion à gauche. Cette dernière a une forme assez typique du gothique international, mais ne comporte pas les Trois Maries pourtant courantes à partir du deuxième tiers du XIVe siècle, ce qui laisse à penser que la réalisation serait antérieure[4].

Le mur occidental est orné d’anges buccinateurs, dont les trompettes font se lever les morts. Ceux-ci émergent de tombes en forme de boîtes posées sur le sol[5]. Il n’existe plus aucune trace de peinture au-dessus de la clé de voûte de l’arc triomphal, mais il est possible qu’une représentation de saint Michel pesant les âmes ait figuré à cet emplacement, disposition classique dans ce type de scène[6]. La voûte comporte au centre un Christ en majesté, très effacé, dans sa mandorle entourée du tétramorphe[7].

Les murs nord et sud sont occupés chacun par une file de six apôtres, dont l’identification est difficile, la plupart ne portant qu’un livre. Cela plaide également pour une réalisation assez précoce, les signes individuels permettant de distinguer les apôtres étant apparus progressivement à partir de la fin du XIIIe siècle[6]. Parmi les apôtres identifiables figure au nord Paul, reconnaissable à l’épée symbolisant son martyr, et Matthieu, qui tient une planchette à monnaie rappelant sa profession de péager[8]. Au sud, Jacques le Mineur peut être identifié au bâton qu’il porte, symbole de son martyr, Pierre à la clé qu’il tient et Simon le Zélote avec la scie[9].

Statues

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L’église comporte une statue du XVIIIe siècle représentant saint Michel terrassant le dragon, qui est classée monument historique depuis 1982. Le saint, portant casque est armure, tient dans la main droite une balance, tandis qu’il lève de la main gauche une épée flamboyante. Il écrase sous ses pieds le dragon, qui a la particularité d’avoir un visage humain. La statue était à l’origine dorée et argentée à la feuille et se trouvait sur un autel baroque située au fond du chœur. Ayant été pendant un temps déposée, elle a peinte et replacée dans la nef en 1986. Deux statues d’anges en prière partagent le même historique – elles se trouvaient à l’origine de part et d’autre de la statue de saint Michel – et sont inscrites au titre des monuments historique depuis 1984[10],[11],[12].

Annexes

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Bibliographie

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  • Théo Trautmann, « Les peintures murales dans le chœur de l’église de Pfulgriesheim », Kochersbari, vol. 63,‎ , p. 21-34 (ISSN 0243-2498, lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 « temple, église paroissiale Saint-Michel », notice no IA67000930, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 1 2 Trautmann 2011, p. 21.
  3. ↑ Trautmann 2011, p. 21-22.
  4. ↑ Trautmann 2011, p. 23-24.
  5. ↑ Trautmann 2011, p. 24, 26.
  6. 1 2 Trautmann 2011, p. 26.
  7. ↑ Trautmann 2011, p. 29.
  8. ↑ Trautmann 2011, p. 27.
  9. ↑ Trautmann 2011, p. 28.
  10. ↑ « 2 statues : Anges », notice no IM67009900, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. ↑ « statue : Saint Michel », notice no IM67009899, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. ↑ Trautmann 2011, p. 22-23.