Église Saint-Valentin de Jumièges

église à Jumièges (Seine-Maritime)

L'église Saint-Valentin est une église catholique située à Jumièges, en France[1].

Église Saint-Valentin de Jumièges
Présentation
Type
Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Philibert-de-Duclair-Boucles-de-Seine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
XIe siècle-XIIe siècle-XVIe siècle
Religion
Propriétaire
Commune de Jumièges
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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Localisation

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L'église est située à Jumièges, commune du département français de la Seine-Maritime, au sommet d'une pente douce, rue Guillaume-le-Conquérant.

Historique

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L'église est bâtie à partir de la fin du XIe siècle jusqu'au début du XIIe siècle, à la demande de l'Abbaye Saint-Pierre de Jumièges[2].

En effet, la cohabitation entre les laïcs et les religieux semait quelques mésententes.

Une réfection est entreprise au XVIe siècle, dont le chœur rebâti en style Renaissance, mais l'édifice restera inachevé par faute de moyens.

L'église devient une église paroissiale après la Révolution française[2] et est classée au titre des monuments historiques depuis le [1].

Saint Valentin, sauveur de la paroisse

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Fresque de la procession de la relique du Saint Valentin, XVIe siècle

Selon une ancienne légende, une invasion de rongeurs ravagea autrefois Jumièges. En dévorant les récoltes, les mulots provoquèrent une terrible famine et propagèrent des maladies parmi la population.

Alors que la situation était désespérée, le saint Valentin serait apparu à un moine de l'abbaye et lui aurait révélé que le crâne conservé parmi les reliques de l'abbaye était bien le sien. Il demanda que celui-ci soit porté en procession afin de délivrer les habitants du fléau.

Le crâne de saint Valentin fut alors promené en procession dans le village.

Suivant le cortège, les rongeurs se jetèrent ensuite miraculeusement dans la Seine et finirent noyés, mettant fin à la famine et aux maladies.

Depuis lors, saint Valentin est vénéré à Jumièges comme le protecteur de la population.

La Nef et ses collatéraux

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Datant du début du XIIe siècle, la nef romane est voûtée et se compose de deux niveaux, six travées et deux bas-côtés.

La décoration intérieure est très simple, d'une grande rusticité.

Les bas-côtés

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Le bas-côté nord comprend plusieurs statues : Saint Ouen, Sainte Apolline et Saint Sébastien.

Il en va de même pour le bas-côté sud qui compte les statues de : Sainte Marguerite, Saint Isidore et Saint Siméon.

Les fonts baptismaux

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Fonts baptismaux, XIVe siècle

Les fonts baptismaux octogonaux, polychromes à l'origine, que l'on retrouve dans le bas-côté sud, ont été introduits au XIVe siècle dans l'église.

Sur le mur juste derrière, en harmonie avec la cuve, on aperçoit aujourd'hui un rare bas-relief représentant un angelot tenant dans ses mains une robe baptismale.

Cette œuvre a été réalisée plus tardivement entre le XVe et le XVIe siècle.

Le transept et la tour centrale

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Autrefois, une tour lanterne semblable à celle d'Yainville s'élevait entre la nef et le chœur mais celle-ci fut couverte par une charpente en bois.

Le transept de l'église se compose de quelques photographies d'icônes.

On peut par exemple y retrouver l'icône de la Trinité peinte par Andreï Roublev au XVe siècle.

Photographie de l'église avec Icône de la Trinité, Hospitalité d'Abraham d'Andreï Roublev

Le Chœur

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Dans le chœur de l'église possèdant neuf travées[2], se situe l'autel majeur en bois, qui provient à l'origine de l'abbaye de Jumièges tout comme le lutrin et son pupitre avec un aigle reposant sur une sphère, symbolisant le monde, et marquant la souveraineté du Christ sur terre[2].


On y retrouve sur l'un des piliers, à gauche, une statue de chêne polychrome du XVIe siècle représentant le thème d' Ecce Homo[3].

Le déambulatoire et ses chapelles

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De grandes colonnes cylindriques séparent le déambulatoire de la sacristie et des 8 chapelles rayonnantes.

La chapelle Saint Jean-Baptiste

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Occupée autrefois par les membres de la confrérie du Loup-Vert (plus communément appelée Saint Jean-Baptiste); cette chapelle fut la seule à être entièrement achevée avec un fenestrage complet.

Un retable en bois polychrome y est installé avec une statue de Saint Jean-Baptiste d'un côté, et Sainte Catherine de l'autre.

Chapelle Saint Jean-Baptiste

La chapelle Saint Joseph

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Cette chapelle dispose d'une magnifique verrière très ancienne et d'un retable en bois peint datant du début du XVIIe siècle avec à gauche Sainte Bathilde et à droite une statue en pierre représentant Saint Nicolas.

Chapelle Saint Joseph

La chapelle du château

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C'est dans cette chapelle que Pierre-Asthasie-Théodore Sentiès peignit le cortège ayant miraculeusement secouru le village de Jumièges.

En face, est accrochée une toile, aujourd'hui attribuée aujourd'hui à Raffaello Vanni, exprimant une Allégorie de la Foi, nous montrant une femme entourée d'anges lui apportant le calice de l'eucharistie et la croix de la crucifixion du Christ.

Cette œuvre pleine de mystère, suscitant des interrogations sur l'identité de son auteur et sa véritable interprétation, était pendant un temps accordée à un artiste, lui aussi italien, nommé Guido Reni et semblait symboliser un "Triomphe de la Religion".

La chapelle Notre-Dame de Lourdes

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Un tableau représentant Saint André nous montre, en arrière plan, l'une des plus anciennes représentations peintes de l'Abbaye de Jumièges, datant de la première moitié du XVIIe siècle.

De chaque coté du retable se trouvent les sculptures de deux saintes. L'une représente Sainte Ameltrude, une jeune sainte vierge venue de la tradition chrétienne anglo-saxonne, dont le culte s’est établi à Jumièges au Moyen Âge. L'autre représente sainte Barbe, patronne des personnes exposées au feu, aux explosions et à la foudre, notamment les pompiers, mineurs, artilleurs, artificiers et parfois les marins.

La chapelle Saint Philibert

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Placé sur la droite, un confessionnal d'époque Louis XIII a été installé.

Chapelle Saint Filibert

La chapelle axiale, dite du Sacré-Cœur

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En hauteur, juste devant les magnifiques vitraux, sont suspendus deux maquettes de bateaux en bois ayant été installées au XIXe siècle.

Chapelle du Sacré-Cœur

La chapelle Sainte Anne

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Dans cette chapelle, se trouve un retable sur lequel reposent deux anges adorateurs aux cheveux frisées ayant malheureusement égaré leurs mains avec le temps.

Michel Lourdel serait à l'origine de ces sculptures.

La Sacristie

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La sacristie est fermée par des boiseries avec une porte au dessus de laquelle se trouve un écusson d'époque Louis XIII.

Photographie de la porte de la Sacristie

La chapelle de la Vierge

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C'est aujourd'hui dans cette chapelle que les baptêmes sont faits.

Chapelle de la Vierge ou chapelle du Rosaire

Les Vitraux

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Sont conservés également des vitraux : un vitrail représente Saint Simon, du XVe siècle, dans la chapelle méridionale, Moïse recevant les tables de la loi de 1517 dans la chapelle absidiale et un fragment d'un vitrail représentant Jonas daté 1576[3].

Le Cimetière

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Le cimetière de la Commune de Jumièges s'étend tout autour de l'église Saint Valentin.

Après la Seconde Guerre mondiale, deux soldats gallois (William James Clarke et Horace Tongue) furent repêchés de la Seine, près de la cale d'Heurteauville, et ont été enterrés au sein du cimetière.

Tombes de Guerre du Commonwealth

Références

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  1. 1 2 « église Saint-Valentin », notice no PA00100727, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 1 2 3 4 Le patrimoine des communes de Seine-Maritime, Flohic Éditions, 1997 (ISBN 2842340175), p. 432
  3. 1 2 Le patrimoine des communes de Seine-Maritime, Flohic Éditions, 1997 (ISBN 2842340175), p. 433

Annexes

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Bibliographie

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  • Collectif, Le Patrimoine des Communes de la Seine-Maritime, t. I, Éditions Flohic, coll. « le patrimoine des communes de France », (ISBN 2842340175), p. 430-436. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexes

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Liens externes

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