Église Sainte-Anne du Havre

église située en Seine-Maritime, en France

L'église Sainte-Anne est une église de culte catholique du Havre située rue Raspail dans le quartier Anatole France Danton Sainte-Anne.

Église Sainte-Anne
Présentation
Type
Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Yves-de-la-Mer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Patrimonialité
Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
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Coordonnées
Carte

Histoire

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Un chanoine Robert achète en 1879 à la veuve Holker un terrain pour construire une chapelle, qui soulagerait en partie les églises voisines de Saint-Michel et Sainte-Marie, trop éloignées pour l'époque. En 1884, un architecte, Delphir Isidore Marical, est appelé à dessiner les plans du futur édifice, mais les fonds viennent à manquer, sans compter que la municipalité havraise d'alors n'était pas favorable à la construction d'une nouvelle église.

En 1889, l'église est achevée (ce qui constitue aujourd'hui la nef). De style néo-roman et en pierre de Lillebonne, cet édifice devient trop petit pour l'affluence constante du quartier qu'elle occupe ; il faut donc agrandir.

En 1897, on installe les nouvelles cloches dans une remise, car à l'époque, il n'y avait pas de clocher ; ce sont deux cloches, Émilie-Marguerite-Louise-Pauline-Élise-Marie-Anne, qui pèse environ 1 800 kg et qui sonne en Do3, coulée en 1888, puis la deuxième cloche, Geneviève, qui pèse environ entre 500 et 700 kg et qui sonne en Sol3 dièse, coulée en 1885.

En 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État entre en vigueur. Il faut trouver de l'argent privé et des matériaux peu onéreux ; des fonds sont versés par l'abbé Aulnes qui a la charge du bâtiment[1] : le ciment, le béton et le silex sont utilisés pour l'agrandissement.

Un autre architecte havrais, William Cargill, dirige les travaux ; entre 1911 et 1913, le transept et le chœur sont bâtis, ainsi qu'une coupole qui mesure 15 m de diamètre.

Le 11 décembre 1915, les vitraux du chœur sont détruits par l'explosion d'une usine pyrotechnique belge, puis lors d'un bombardement allemand en 1918 dans le quartier. Ils seront remplacés en 1934[1].

En 1920, on décide d'araser la façade occidentale en mur, pour construire la façade actuelle en fausse pierre ; le matériau (béton) adhère parfaitement aux pierres de l'édifice antérieur (la nef), les travaux sont confiés à l'architecte Alfred Nasousky, qui construira d'ailleurs plusieurs autres églises du Havre. Quant au clocher, achevé en 1923, c'est une grosse masse de 40 m de haut qui abrite les deux cloches fondues depuis 1885. L'église est pavée et les vitraux mis en place, ainsi que les boiseries dans les années 1920, ce qui achève les travaux. À sa mort en 1935, l'abbé Aulnes est inhumé dans la chapelle des morts située sous le clocher.

Cette église est la seule à avoir été épargnée par les bombardements que connut Le Havre entre 1940 et 1944, les autres ayant été soit entièrement rasées, soit partiellement atteintes.

Après la seconde guerre mondiale, l'église est embellie. Vers 1957, l'autel du Sacré-Cœur est remplacé par un autre autel à l'imitation de celui de la Vierge. Vers 1970-1971, le maître-autel est démonté et ses éléments réutilisés dans diverses pièces de mobilier (autel, tabernacle, fonts baptismaux). L'orgue, déplacé en 1972 dans l'abside, est entièrement transformé par la maison Haerpfer-Erman en 1973. Les verrières des bas-côtés de la nef ont également été refaites. Une statue de la Vierge à l'Enfant en calcaire est installée[1]

Description

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L'ensemble des bâtiments est construit avec différents matériaux : le chœur en silex et ciment, la nef en pierre de taille de Lillebonne, tandis que la façade et le clocher sont réalisés en béton moulé selon le procédé Nasousky.

Ce procédé présente toutefois un défaut important : avec le temps, le béton peut s'effriter. À l'époque, le mortier utilisé pour assembler et maintenir les différents éléments était mélangé à du sable de mer, qui contenait naturellement du sel. Le sel favorise la corrosion des armatures métalliques situées à l'intérieur du béton. En rouillant, ces armatures prennent du volume et exercent une pression sur le béton qui les entoure. L'air marin du Havre, dû aux tempêtes, abîme aussi l'édifice.

C'est pourquoi certaines parties en béton de l'église peuvent aujourd'hui présenter des signes de vieillissement, notamment au niveau de la façade et du clocher.

Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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  • Gilbert Décultot, Le Havre, ses églises, , 304 p. (OCLC 27975643)

Liens externes

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  1. 1 2 « Le mobilier de l'église paroissiale Sainte-Anne - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )