Église Saint-Jérôme-de-la-Charité
L'église Saint-Jérôme-de-la-Charité (en italien : Chiesa di San Girolamo della Carità) est une église titulaire à Rome, en Italie, située près du palais Farnèse. Cette église a été construite à l'emplacement où existait l'ancienne maison de sainte Paule de Rome, et où elle vivait avec ses filles, dont sainte Blésille et sainte Eustoquia, et où elle accueillit également le grand Docteur de l'Église, saint Jérôme, à qui le temple était dédié. Saint Philippe Néri a également vécu là où se trouve aujourd'hui l'église.
| Église Saint-Jérôme-de-la-Charité | |
Façade de l'église Saint-Jérôme-de-la-Charité | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Chiesa di San Girolamo della Carità |
| Culte | Catholique romain |
| Dédicataire | Saint Jérôme (principal) Sainte Paule (secondaire) |
| Type | Église titulaire |
| Rattachement | Diocèse de Rome |
| Début de la construction | 1518 |
| Fin des travaux | 1656-1660 |
| Style dominant | Architecture baroque |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Latium |
| Ville | Rome |
| Coordonnées | 41° 53′ 43″ nord, 12° 28′ 13″ est |
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L'histoire de ce lieu est également profondément marquée par la fondation de la congrégation de l'Oratoire par saint Philippe Néri au XVIe siècle. Depuis 1965, l'église est le siège de la diaconie cardinalice San Girolamo della Carità. Elle attend un cardinal-diacre protecteur depuis 2024. C'est une église subsidiaire de la paroisse Saint-Laurent-dans-la-Maison-de-Damase.
Historique
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Selon la tradition, il s'agit de l'emplacement de la domus (maison urbaine) de la matrone sainte Paule de Rome qui a accueilli saint Jérôme en 382 lorsqu'il était secrétaire du pape Damase Ier et qu'il traduisait la Bible en latin (la Vulgate). Plus tard, elle a été transformée en une petite église dédiée au célèbre Docteur de l'Église qui y avait résidé[1].
En 1419, les Franciscains Observants construisirent un hospice avec une chapelle, qu'ils remplacèrent par une nouvelle église en 1508. En 1524, l'hospice fut repris par l'Archiconfrérie de la Charité (en italien : Archconfraternita della Carità), fondée en 1519 par Giulio de' Medici (futur pape Clément VII), une société de nobles florentins. Philippe Néri a vécu dans l'hospice de 1551 à 1583. Il a servi de premier lieu de réunion pour les Oratoriens[2] fondés en 1561 avant qu'ils ne soient établis en tant que congrégation en 1575 et, la même année, qu'ils reçoivent l'église Sainte-Marie dans la Petite Vallée.
Un incendie détruisit l'hospice en 1631, endommageant également l'église. En 1632, le cardinal Francesco Barberini, protecteur de l'archiconfrérie, chargea l'architecte Francesco Peparelli de rénover l'hospice, qui resta en activité jusqu'en 1840, date à laquelle le bâtiment fut transformé en couvent attenant à l'église. Cette dernière fut reconstruite en 1657 par Domenico Castelli, avec une façade baroque réalisée par Carlo Rainaldi[3].
Édifice
modifierL'actuel édifice date des années 1650. Il a été entièrement refondu par Domenico Castelli par rapport à la chapelle du couvent où résidaient les prêtres du XVIe siècle.

La façade est l'œuvre de Carlo Rainaldi en 1660. L'intérieur est à nef unique avec un plafond de bois sculpté. La première chapelle à droite est la chapelle Spada réalisée par Francesco Borromini selon la volonté de Virgilio Spada. Elle est revêtue de marbres précieux et de jaspe, donnant un certain aspect funèbre. Des bustes d'ancêtres de la famille Spada sont placés dans des ovales. Une guirlande de bronze est sur la corniche entourant un tableau du XVe. Le cardinal Bernardino Spada est inhumé dans cette chapelle. La chapelle Antamori (1708) est l'unique œuvre romaine de Filippo Juvarra avec une statue de marbre de Pierre Legros représentant saint Philippe Néri.
Le maître-autel de Carlo Rainaldi est surmonté d'un tableau intitulé La Dernière Communion de saint Jérôme, copie de celui du Dominiquin exposé à la pinacothèque du Vatican.
Couvent attenant
modifierSaint Philippe Néri habitait dans le couvent attenant, dont une cellule donne sur le maître-autel. De l'intérieur de l'église, on la devine en haut à droite de l'autel majeur. Ce serait cette cellule où le saint passait ses moments de prière quotidienne. Il y tombait régulièrement en extase pendant la célébration de la messe, dit la légende, au point que son servant allait faire un tour pendant ce temps, puis revenait le tirer par le bas de sa soutane pour conclure la célébration. Il restait isolé pour ces manifestations extraordinaires, de façon à ne pas attirer la curiosité des dévotes. Ce n'est que tardivement qu'il rejoignit la congrégation religieuse qu'il avait fondée à la Chiesa Nuova.
Galerie
modifierNotes et références
modifier- ↑ "Chiesa di San Girolamo della Carità", Turismo Roma, Dipartimento Grandi Eventi, Sport, Turismo e Moda
- ↑ "Neri, Philip". Encyclopædia Britannica. Vol. 19 (11th ed.). Chisholm, Hugh, ed. (1911). Cambridge University Press. pp. 389–390
- ↑ Via di Monserrato, RomaSegreta
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :
- (it) « La chapelle Spada », sur thais.it (consulté le )