Élection législative partielle bruxelloise de 1937
L' élection législative partielle bruxelloise de 1937 a lieu le afin d'élire 1 membre issu de la circonscription de Bruxelles à la Chambre des représentants.
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| Élection législative partielle bruxelloise de 1937 | ||||||||||||||
| 1 siège de la Chambre des représentants | ||||||||||||||
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| Bloc catholique et soutiens : Parti libéral Parti communiste de Belgique Parti ouvrier belge[1]. – Paul Van Zeeland | ||||||||||||||
| 76,00 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 1 | |||||||||||||
| Rex et soutien : Ligue nationale flamande – Léon Degrelle | ||||||||||||||
| 19,00 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 0 | |||||||||||||
| Abstention | ||||||||||||||
| 5,00 % | ||||||||||||||
| Élu | ||||||||||||||
| Paul Van Zeeland | ||||||||||||||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
Le scrutin voit s'opposer le rexiste Léon Degrelle et le Premier ministre conservateur Paul Van Zeeland[2]
Contexte
modifierAu cours de l'année 1936, Léon Degrelle, dirigeant du parti Rex, entreprend de consolider sa base électorale et de poursuivre son ascension fulgurante lui ayant permis d'obtenir 11 % des voix lors des élections législatives de mai. Pour arriver à ses fins, il effectue un rapprochement avec différentes associations d'anciens combattants et/ou nationalistes. Fort de ses nouveaux soutiens, Degrelle prévoit d'organiser une immense manifestation. En effet, le dirigeant déclare que 250 000 personnes seront présentes dans les rues de Bruxelles le , jour de la commémoration de la bataille de l'Yser. Dans le but de gagner en popularité en région flamande, Degrelle conclut également un accord avec le Vlaams Nationaal Verbond. Cette action a pour effet direct de lui faire perdre le soutien des groupes nationalistes, qui voient dans la VNV et ses tendances indépendantistes une menace pour l'unité de la nation belge. Alors que le jour de la manifestation approche, celle-ci se fit interdire par le gouvernement Van Zeeland. Cette interdiction, combinée à la perte de soutien des groupes nationalistes, a pour résultat que sur les 250 000 manifestants initialement attendus, seuls 5 000 sont finalement présents. Cet échec cuisant a pour conséquence une grande perte de confiance des électeurs de Degrelle en son parti. Pour remédier à la situation, Degrelle décide de provoquer une élection partielle à Bruxelles et de s'y présenter, comptant, pour gagner, unir les droites derrière sa personne. Pour forcer une élection, Degrelle fait démissionner un député rexiste et l'entièreté de ses suppléants. À l'approche de l'élection et à la grande surprise de Degrelle, les partis membres de la coalition au pouvoir ainsi que le PCB décident de soutenir un unique candidat : le premier ministre Paul Van Zeeland. De plus, le cardinal Van Roey, influent dans les milieux catholiques de l'époque, qualifie quelques jours avant les élections Rex de « danger pour le pays et pour l'Église ». Au final, seul le VNV apporte son soutien à Degrelle[3],[4].
Forces en présence
modifierRésultats
modifierLe Premier ministre Van Zeeland remporte une large victoire sur le chef rexiste[5].
Conséquences
modifierLa défaite de Degrelle précipite la chute de son parti[1].
Notes et références
modifier- 1 2 https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/24729/1/pubPascal%20Delwitetapes.pdf
- ↑ « Léon Degrelle | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le )
- ↑ « Degrelle Léon | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le )
- ↑ « Degrelle Léon », sur www.belgiumwwii.be (consulté le )
- ↑ Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2010, p. 109.