Élections législatives suédoises de 1991

Les élections législatives suédoises de 1991 ont eu lieu en Suède le . Les 349 députés du Riksdag sont élus pour un mandat de trois ans.

Élections législatives suédoises de 1991
349 sièges du Riksdag
(majorité absolue : 175 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 6,4 MVoir et modifier les données sur Wikidata
Votants 5 562 920
 
86,74 % en augmentation 0,8
Votes nuls 92 159
SAP – Ingvar Carlsson
Voix 2 062 761
37,71 %
 
en diminution 5,5
Députés élus 138 en diminution 18
M – Carl Bildt
Voix 1 199 394
21,92 %
 
en augmentation 3,6
Députés élus 80 en augmentation 14
FP – Bengt Westerberg
Voix 499 356
9,12 %
 
en diminution 3,1
Députés élus 33 en diminution 11
C – Olof Johansson
Voix 465 175
8,50 %
 
en diminution 2,8
Députés élus 31 en diminution 11
KD – Alf Svensson
Voix 390 351
7,14 %
 
en augmentation 4,2
Députés élus 26 en augmentation 26
ND – Ian Wachtmeister et Bert Karlsson
Voix 368 281
6,73 %
 
Députés élus 25
V – Lars Werner
Voix 246 905
4,51 %
 
en diminution 1,3
Députés élus 16 en diminution 5
Premier ministre
Sortant Élu
Ingvar Carlsson
SAP
Carl Bildt
M
Parti arrivé en tête par municipalité.

Résultats

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Parti Voix % +/- Sièges +/-
Parti social-démocrate (SAP) 2 062 761 37,71 en diminution 5,50 138 en diminution 18
Modérés (M) 1 199 394 21,92 en augmentation 3,62 80 en augmentation 14
Parti du peuple (FP) 499 356 9,12 en diminution 3,08 33 en diminution 11
Parti du centre (C) 465 175 8,50 en diminution 2,80 31 en diminution 11
Parti chrétien-démocrate de la société (KD) 390 351 7,14 en augmentation 4,20 26 en augmentation 26
Nouvelle démocratie (ND) 368 281 6,73 Nv. 25 en augmentation 25
Parti de gauche (V) 246 905 4,51 en diminution 1,33 16 en diminution 5
Parti de l'environnement (MP) 185 051 3,38 en diminution 2,15 0 en diminution 20
Parti de Sjöbo 27 635 0,51 Nv. 0 en stagnation
Autres 25 852 0,47 - 0 -
Suffrages exprimés 5 470 761 98,34
Votes blancs et nuls 92 159 1,66
Total 5 562 920 100 - 349 en stagnation
Abstention 850 487 13,26
Inscrits/Participation 6 413 407 86,74
Par blocs
Parti Voix % +/- Sièges +/−
Opposition sortante (M-FP-C-KD-ND) 2 922 557 53,42 en augmentation 8,68 195 en augmentation 43
Gouvernement sortant (S-V-MP) 2 494 717 45,60 en diminution 8,98 154 en diminution 43
Autres partis 53 487 0,98 - 0 en stagnation
Total 5 470 761 100 – 349 en stagnation

Analyse

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Le scrutin de 1991 a été marqué par de très forts bouleversements qui remirent en cause l'ordre électoral établi et maqueront durablement la vie politique suédoise.

C'est tout d'abord une très lourde défaite pour la gauche dans son ensemble. Coutumiers de scores bien au-dessus des 40 %, les Sociaux-démocrates du SAP s'effondrent et obtiennent leur plus mauvais résultat depuis 1928. À leur gauche, le Parti de gauche qui vient d'abandonner son acronyme "Les communistes" essuie un net recul et passe de justesse au-dessus de la barre des 4 %. Le Parti de l'environnement n'aura pas cette chance et se retrouvera exclu du Riksdag après y avoir fait son entrée en 1988.

La droite triomphe mais son rapport de force interne est totalement chamboulé. Le Parti du peuple et le Parti du centre se retrouvent pour la première fois depuis des décennies en dessous des 10 %, permettant une très nette domination des Modérés au sein de la famille bourgeoise[1]. Après des années de marginalité, le Parti chrétien-démocrate effectue une forte percée et fait son entrée au Riksdag.

Enfin, pour la première fois dans l'histoire de la Suède, l'extrême-droite obtient des députés par l'intermédiaire du parti Nouvelle Démocratie, dont les discours populistes anti-élites et anti-corruption ont séduit une part importante de l'électorat.

À l'issue du scrutin, le Modéré Carl Bildt forme un gouvernement minoritaire de coalition alliant son parti au Parti du peuple, aux centristes et aux chrétiens-démocrates, avec le soutien de la Nouvelle démocratie au Riksdag. Ce gouvernement restera au pouvoir dans cette configuration pendant trois ans.

Notes et références

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  1. ↑ En Suède les partis de droite sont couramment appelés "partis bourgeois"

Références

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  • Nohlen, D & Stöver, P, Elections in Europe: A data handbook, Nomos, 2010, ps. 1858, 1873 (ISBN 978-3-8329-5609-7)