Élie May
Élie May, né le à Paris et mort dans la même ville, est un diamantaire, journaliste, et homme politique français.
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Élie Henri May |
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Militant blanquiste sous le Second Empire, il participe à la Commune de Paris puis s'exile aux États-Unis où il rejoint les Chevaliers du travail. De retour en France, il participe au mouvement boulangiste et rejoint la Ligue des patriotes. Il se rapproche par la suite du Parti ouvrier français (POF), adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et devient président de l'Association fraternelle des anciens combattants de la Commune en 1918.
Biographie
modifierDe la Commune de Paris à l'exil
modifierNé en 1842, Élie May participe, avec son frère Gustave May, à la défense de Paris lors du siège en qualité de sergent au 204e bataillon de la Garde nationale[1].
Exilé aux États-Unis, il participe à la reconstitution du parti blanquiste avec Edmond Levraud (frère de Léonce Levraud)[1]. Il devient membre des Chevaliers du travail, organisation socialiste Américaine, en 1873[2].
De retour en France : socialisme et boulangisme
modifierAprès l'amnistie, il revient en France en 1884 et participe avec Edmond Goupil à la création de la Ligue de l’intérêt public : Société protectrice des citoyens contre les abus dont il devient le vice-président[1].
Il rejoint le mouvement boulangiste et en devient une « figure influente »[3]. En juillet 1889, il rentre au Comité républicain national (CRN)[4]. En janvier 1890, il est réélu secrétaire de la Ligue des patriotes en compagnie de Paul Lenglé[5]. Il est battu aux élections législatives de 1893[6].
En novembre 1894, il commence à publier dans La Cocarde ses souvenirs sous la forme d'un feuilleton intitulé « Le Siège de Paris : souvenirs d'un témoin ».
L'adhésion au socialisme unifié
modifierIl rejoint par la suite le Parti ouvrier français (POF) et adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO)[1].
Membre de l'Association fraternelle des anciens combattants de la Commune, dont il devient président en 1918 à la suite de la démission de Edmond Goupil pour raisons de santé, il rallie l'Union sacrée contre l'Allemagne avec le manifeste du 30 août 1914 souhaitant que « toutes les forces vives de la nation soient utilisées pour la défense », manifeste signé par plusieurs socialistes dont d'anciens combattants de la Commune comme Albert Goullé et Zéphirin Camélinat[7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Michel Cordillot, « MAY Élie, Henri », sur Maitron
- ↑ Denis Lefebvre, « La chevalerie du travail, une expérience originale entre syndicat et loge », Regards sur la F.M. aux États-Unis, , p. 8
- ↑ Grégoire Kauffmann, , Edouard Drumont, Perrin, , p. 165
- ↑ Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, , p. 299
- ↑ Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, , 309 p.
- ↑ Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, , p. 715
- ↑ Michel Cordillot, La Commune de Paris 1871, Tallandier, , p. 605-606
Bibliographie
modifier- Christophe Bitaud, Élie may, communard et franc-maçon, Théolib, 2018
- Denis Lefebvre, La chevalerie du travail, une expérience originale entre syndicat et loge, La chaîne d'union, Regards sur la F.M. aux États-Unis 2012/4, pages 64 à 72, p. 8
- Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, 2022
- Michel Cordillot, La Commune de Paris 1871, Tallandier, 2023, p. 605-606
- Grégoire Kauffmann, Edouard Drumont, Perrin, 2008, p. 165
Article connexe
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :