Élise Moreau
Élise Moreau, dite Marie Derus, née Margueritte Lise Dérus à Rochefort le et morte à Paris le , est une poétesse et femme de lettres française.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 69 ans) 7e arrondissement de Paris |
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| Nom de naissance |
Margueritte Lise Dérus |
| Pseudonymes |
Mme Gagne, Élise Gagne |
| Nationalité | |
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| Conjoint |
| Distinction |
Prix Maillé-Latour-Landry (1842) |
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Biographie
modifierMargueritte Lise Dérus naît à Rochefort le , de Michel Dérus, poêlier, et Françoise Maillorat (ou Mailloret), son épouse[1]. Elle perd son père très jeune et sa mère se remarie avec un marchand de bœufs, un homme peu digne de considération[2]. Elle vit à Parthenay, à Champdeniers, puis à Coulonges-sur-l'Authize où ses parents tiennent une auberge. Son enfance n'est pas heureuse et elle en dissimulera plus tard certains détails (lieu de naissance, nom de naissance...)
En , la jeune fille écrit, sous le nom d'Élise Moreau, une élégie à la mort d'Élisa Guizot — épouse de François Guizot, ministre de l'Instruction publique[3]. Ce dernier l'encourage dans l'écriture[4], tout comme Nodier, Chateaubriand et Lamartine[5].
En 1853, établie à Paris 14, place Delaborde, elle épouse sous le nom de Marie Derus le poète Paulin Gagne[6]. Ils fondent en 1854 un journal littéraire, Le Théâtre du monde, qui paraît jusqu'en 1857[7] . Élise Moreau collabore à chaque numéro.
Elle obtient diverses récompenses et encouragements de l'Académie française, dont le prix Maillé-Latour-Landry en 1842.
Élise Moreau et son mari finissent leurs jours dans la misère[8]. Paulin Gagne meurt en 1876 en leur domicile du 6, rue Taranne[9]. Élise Moreau meurt sous son nom de plume en 1883, au 21, rue de Grenelle où elle résidait[10]. Elle est inhumée deux jours plus tard dans une tranchée gratuite du cimetière parisien d'Ivry[11].
Œuvres
modifier- Une destinée, scène de la vie intime, suivi de Mon étoile, paroles de Mlle Élise Moreau, musique par Alphonse Vogel (Maison, 1838) Lire en ligne
- Souvenirs d'un petit enfant, contes à la jeunesse (1840)
- Rêves d'une jeune fille (chez l'auteur, 1844)
- L'Âge d'or : Poésie de l'enfance (Vve L. Janet, 1850 ; Gedalge, 1863)[12],[13]
- La Fille du maçon suivi de Simple histoire d'une famille (Mame, 1851) Lire en ligne
- L'Anémone du Colisée, imitation en vers d'un fragment de "Rome" (Bonaventure et Ducessois, 1865) Lire en ligne sur Gallica
- Vocation ou Le jeune missionnaire (Didier, 1856)
- Prologue et épilogue de L'Unitéide, ou la Femme-Messie (poème de Paulin Gagne), Montélimar, 1857
- Omégar ou Le dernier homme (Didier, 1859) Lire en ligne sur Gallica
- Madame de Bawr, étude biographique sur sa vie et ses ouvrages (Didier, 1861)
- L'Amie des enfants de Madame Élisa Guizot ; Moralités poétiques de Élise Moreau ; (Didier 1864) ; Les Moralités en vers précèdent chaque histoire rédigée par Madame Guizot. Lire en ligne
Hommage
modifierAmable Tastu À Élise Moreau[14]
Notes et références
modifier- ↑ Acte de naissance à Rochefort, n° 269, vue 71/140.
- ↑ Leda, « Les ouvrières écrivains », sur Gallica, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, (consulté le ), p. 569-571
- ↑ Début de l'élégie (bas de page)
- ↑ Avertissement de l'éditeur
- ↑ Gagne et ses publications
- ↑ Acte de mariage du , reconstitué après le , Paris 1er (ancien), Archives de Paris
- ↑ Lire en ligne sur Gallica
- ↑ Gagne et ses publications
- ↑ Acte de décès de son mari Paulin Gagne, à Paris 6e, n° 1876, vue 14/31
- ↑ Acte de décès no 609, , Paris 7e, Archives de Paris
- ↑ Registre journalier d'inhumation, , cimetière parisien d'Ivry, Archives de Paris
- ↑ Couverture
- ↑ Le censeur page 2
- ↑ Poésies nouvelles, p. 259
Liens externes
modifier- Ressource relative au spectacle :