Élise Moreau

autrice française

Élise Moreau, dite Marie Derus, née Margueritte Lise Dérus à Rochefort le et morte à Paris le , est une poétesse et femme de lettres française.

Élise Moreau
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Margueritte Lise Dérus
Pseudonymes
Mme Gagne, Élise GagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Autres informations
Distinction

Biographie

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Margueritte Lise Dérus naît à Rochefort le , de Michel Dérus, poêlier, et Françoise Maillorat (ou Mailloret), son épouse[1]. Elle perd son père très jeune et sa mère se remarie avec un marchand de bœufs, un homme peu digne de considération[2]. Elle vit à Parthenay, à Champdeniers, puis à Coulonges-sur-l'Authize où ses parents tiennent une auberge. Son enfance n'est pas heureuse et elle en dissimulera plus tard certains détails (lieu de naissance, nom de naissance...)

En , la jeune fille écrit, sous le nom d'Élise Moreau, une élégie à la mort d'Élisa Guizot  épouse de François Guizot, ministre de l'Instruction publique[3]. Ce dernier l'encourage dans l'écriture[4], tout comme Nodier, Chateaubriand et Lamartine[5].

En 1853, établie à Paris 14, place Delaborde, elle épouse sous le nom de Marie Derus le poète Paulin Gagne[6]. Ils fondent en 1854 un journal littéraire, Le Théâtre du monde, qui paraît jusqu'en 1857[7] . Élise Moreau collabore à chaque numéro.

Elle obtient diverses récompenses et encouragements de l'Académie française, dont le prix Maillé-Latour-Landry en 1842.

Élise Moreau et son mari finissent leurs jours dans la misère[8]. Paulin Gagne meurt en 1876 en leur domicile du 6, rue Taranne[9]. Élise Moreau meurt sous son nom de plume en 1883, au 21, rue de Grenelle où elle résidait[10]. Elle est inhumée deux jours plus tard dans une tranchée gratuite du cimetière parisien d'Ivry[11].

Œuvres

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  • Une destinée, scène de la vie intime, suivi de Mon étoile, paroles de Mlle Élise Moreau, musique par Alphonse Vogel (Maison, 1838) Lire en ligne
  • Souvenirs d'un petit enfant, contes à la jeunesse (1840)
  • Rêves d'une jeune fille (chez l'auteur, 1844)
  • L'Âge d'or : Poésie de l'enfance (Vve L. Janet, 1850 ; Gedalge, 1863)[12],[13]
  • La Fille du maçon suivi de Simple histoire d'une famille (Mame, 1851) Lire en ligne
  • L'Anémone du Colisée, imitation en vers d'un fragment de "Rome" (Bonaventure et Ducessois, 1865) Lire en ligne sur Gallica
  • Vocation ou Le jeune missionnaire (Didier, 1856)
  • Prologue et épilogue de L'Unitéide, ou la Femme-Messie (poème de Paulin Gagne), Montélimar, 1857
  • Omégar ou Le dernier homme (Didier, 1859) Lire en ligne sur Gallica
  • Madame de Bawr, étude biographique sur sa vie et ses ouvrages (Didier, 1861)
  • L'Amie des enfants de Madame Élisa Guizot ; Moralités poétiques de Élise Moreau ; (Didier 1864) ; Les Moralités en vers précèdent chaque histoire rédigée par Madame Guizot. Lire en ligne

Hommage

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Amable Tastu À Élise Moreau[14]

Notes et références

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  1. Acte de naissance à Rochefort, n° 269, vue 71/140.
  2. Leda, « Les ouvrières écrivains », sur Gallica, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, (consulté le ), p. 569-571
  3. Début de l'élégie (bas de page)
  4. Avertissement de l'éditeur
  5. Gagne et ses publications
  6. Acte de mariage du , reconstitué après le , Paris 1er (ancien), Archives de Paris
  7. Lire en ligne sur Gallica
  8. Gagne et ses publications
  9. Acte de décès de son mari Paulin Gagne, à Paris 6e, n° 1876, vue 14/31
  10. Acte de décès no 609, , Paris 7e, Archives de Paris
  11. Registre journalier d'inhumation, , cimetière parisien d'Ivry, Archives de Paris
  12. Couverture
  13. Le censeur page 2
  14. Poésies nouvelles, p. 259

Liens externes

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