Élève-officier

grade ou appellation de futurs officiers

Selon les pays, « élève-officier » peut être un statut ou le premier grade d'officier.

Selon le statut général des militaires français et la nomenclature des grades de l'Armée française, « élève-officier » n'est pas un grade militaire. C'est soit une appellation soit un titre, conféré à une personne admise à suivre une formation d'officier dans les forces armées, après un processus de sélection, tel qu'un concours ou la production de justificatifs de diplômes.

Dans les armées françaises, la dénomination d'élève-officier est généralement donnée aux officiers en formation dans leurs premiers mois de formation initiale. Ils sont rapidement promus au grade soit d'aspirant soit de sous-lieutenant. Aspirant est un grade militaire, ce qui signifie que l'officier en formation se voit manifester du respect de la part des militaires du rang et des sous-officiers qui le saluent et l'appellent « mon lieutenant ». Il s'agit également du statut des futurs officiers durant la première année d'école de formation initiale dans les quatre armes (armée de terre, gendarmerie nationale, armée de l'air et de l'espace et marine nationale) ainsi que dans le service de santé des armées. Ce statut correspond également à un statut d'étudiant dans la marine marchande. Par extension, un élève-officier est une personne suivant sa scolarité au-delà de la première année. Dans certaines armées, les officiers en formation passant au grade de sous-lieutenant reçoivent l'application d'officier-élève.

Les insignes de grade des élèves-officiers varient :

Élèves-officiers d'active (EOA)

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Durant les années en école de formation initiale, les élèves-officiers destinés à devenir officiers d'active[1](École polytechnique, Académie militaire de la Gendarmerie nationale, École spéciale militaire de Saint-Cyr, École navale, École de l'air et de l'espace, École militaire interarmes, École des commissaires des armées, École de santé des armées), portent soit le grade d'aspirant, symbolisé par un alpha, soit le grade de sous-lieutenant, soit celui de lieutenant, soit un galon dépourvu d'insigne particulier, parfois appelé « moquette ». L'alpha est soit doré soit argenté, orné de petits chevrons de couleur rouge.

Académie militaire de Saint-Cyr Coetquidan (AMSCC)

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L'AMSCC regroupe l'École spéciale militaire (ESM), l'École militaire interarmes (EMIA) et l'École militaire des aspirants de Coëtquidan (EMAC), dont la scolarité dure respectivement trois, deux et une années. À son terme, les élèves-officiers rejoignent leur division d'application pour une année, afin d'y apprendre le métier de chef de section dans leur arme d'appartenance[2].

Pour l'ESM :

  • la première année, dans le troisième bataillon, les élèves sont élève-officier de l'Armée de terre ;
  • la deuxième année, dans le deuxième bataillon, les élèves sont aspirants ;
  • la troisième année, les élèves du premier bataillon sont sous-lieutenants. Ils passent lieutenants à la sortie de l'école.

À l'EMIA :

  • la première année, dans la 2e brigade, les élèves sont aspirants ;
  • la deuxième année, dans la 1re brigade, les élèves sont sous-lieutenants. Ils passent lieutenants à la sortie de l'école. ;

À l'EMAC :

Avant septembre 2020, les élèves-officiers sous contrat des filières encadrement, spécialiste et pilote (formés au 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr) portaient la "crevette", le galon de tradition des élèves officiers de réserve qui consiste en un galon droit issu du même ruban que celui de l'alpha des élèves-officiers. élève-officier de réserve de l'ESM de Saint-Cyr. Le 4e Bataillon a été remplacé en 2021 par l'École militaire des aspirants de Coëtquidan, les élèves-officiers y portent l'alpha. La "crevette" demeure, réservée aux EOR et assimilés[3].

Les élèves-officiers de l'EMAC reçoivent leur grade d'aspirant à la fin de leur premier mois de scolarité, à l'issue de la marche aux stèles, et leur grade de sous-lieutenant à l'issue de leur année de scolarité à l'EMAC avant de rejoindre leurs divisions d'application. Ils sont promus lieutenant à l'issue de cette année en école d'arme avant de prendre leur premier commandement en régiment[3].

Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN)

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La scolarité dure deux années. Les élèves sont sous statut d'élève-officier :

  • les élèves de première année, du deuxième groupement, sont élèves-officiers. Selon leur recrutement, les élèves sont soit aspirants soit sous-lieutenants . L'alpha des aspirants avec ses chevrons rouges est semblable à celui des élèves gendarmes (élèves sous-officiers), ce qui met bien en avant le statut d'élève[4] ;
  • les élèves de deuxième année, du premier groupement, sont officiers-élèves. Ils sont, selon leur recrutement, soit sous-lieutenants soit lieutenants.

Tous les élèves sortent de l'école avec le grade de lieutenant.

École navale

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École de santé des armées (ESA)

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Les élèves praticiens sont soit élèves médecins, soit élèves pharmaciens, soit élèves vétérinaires soit élèves chirurgiens-dentistes. Ils sont appelés élèves-officiers en première année, nommés aspirants la deuxième année et promus lieutenants à partir du troisième cycle, en sixième année. Dès leur entrée à l'école militaire, ils sont élèves praticiens ; dès leur entrée en faculté de médecine, ils sont soit élèves médecins, soit élèves pharmaciens soit élèves chirurgiens-dentistes[5]. Épaulette d'élève-officier praticien.

École nationale supérieure des ingénieurs de l'infrastructure militaire (ENSIM)

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Élève-officier ingénieur militaire d'infrastructure.

Armée de l'air et de l'espace

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Élèves-officiers de réserve (EOR)

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Cette catégorie d'élèves-officiers puis d'officiers était répandue avant la professionnalisation des armées, en 2000. Le service militaire en France, par le mécanisme de la conscription, obligeait les jeunes hommes à consacrer plusieurs mois à l'activité militaire.

Les officiers de réserve restent une filière utilisée pour former certains officiers des armées. Pour ces élèves-officiers de réserve, les insignes sont également différents selon les armées considérées :

  • Armée de terre (à compléter) ;
  • Armée de l'air. Les élèves-officiers de réserve de l'Armée de l'air recevaient un insigne de grade spécifique, composé de la paire de fourreaux bleu marine, avec l'épervier doré, sur chacun desquels était cousu un fin galon argenté, en forme de « V », avec un liseré de chevrons de couleur rouge. Ces fourreaux étaient portés sur les pattes d'épaule, soit de la chemise, soit du battle-dress.
Fourreau d'élève officier de réserve de l'Armée de l'air.

L'insigne équivalent de la tenue de combat (treillis) était identique : un fin galon argenté, en forme de « V » inversé, liseré de chevrons de couleur rouge. Il était donc porté avec la pointe du « V » vers le haut, sous la forme d'un insigne muni d'un velcro (appelé familièrement « scratch »).

Galon de combat d'élève-officier de réserve de l'Armée de l'air.

L'insigne de calot était une barrette de couleur argent, avec une fine barre rouge en son milieu (identique à l'insigne de calot des adjudants de l'Armée de l'air).

Cet insigne de grade spécifique aux élèves-officiers de réserve de l'Armée de l'air était porté durant les quatre mois de formation initiale : deux mois à l'escadron de formation des officiers, puis deux mois de stage de spécialisation. À l'issue de ces quatre mois d'instruction en tant qu'élève-officier, ce dernier accédait au premier grade d'officier de réserve en étant nommé aspirant. Ce grade d'aspirant de réserve de l'Armée de l'air était bien un premier grade d'officier et non un grade d'élève-officier. Il ressemblait pourtant aux grades d'élèves-officiers de l'Armée de terre décrits ci-dessus : « alpha » doré, avec un liseré de chevrons rouges, sur la manche de grand uniforme, ou « alpha » doré liseré de chevrons rouges, en galon de combat et fourreaux d'épaule.

Depuis la professionnalisation, le grade d'aspirant de réserve de l'Armée de l'air est porté par les volontaires aspirants de l'Armée de l'air (VAAA).

L'escadron de formation des officiers de réserve, héritier de l'escadron des élèves-officiers de réserve (EEOR) de l'Armée de l'air, disposait d'un insigne particulier : sur un fond (« champ », en héraldique) rouge, un léopard or symbolise la Normandie. Ailé, le léopard signale ainsi son attache à l'arme aérienne. Il tient dans les griffes de sa patte gauche (senestre) une épée également d'or, symbole éminemment guerrier, rappelant aussi le poignard de l'officier de l'Armée de l'air. La devise Vincunt Evocati est inscrite en bas de l'insigne.

Insigne des élèves-officiers de réserve de l'Armée de l'air.

Cet insigne existait soit sous forme métallique (« pucelle »), portée notamment sur l'uniforme de cérémonie, soit sous forme de « patch », porté sur la manche de la chemise ou sur celle du treillis.

La devise des élèves-officiers de l'armée de l'air était donc « Vincunt Evocati », citation tirée d'un passage des Commentaires sur la guerre des Gaules, de Jules César, généralement traduit par « Les réserves ont vaincu » (et quelquefois par « Les appelés ont vaincu »)[6]. Cet insigne est homologué sous la référence A 516, dans le Répertoire des blasons et insignes de l'armée de l'air, à la date du .

Marine nationale

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Marine marchande

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Dans la marine marchande, l'élève-officier est un étudiant n'ayant pas encore de diplôme de chef de quart (première et deuxième année du cursus des officiers de première et deuxième classe de la marine marchande).

Une fois que l'étudiant possède le diplôme à l'issue de la troisième année, il est appelé officier-élève, jusqu'à l'obtention de son brevet. En argot, « zef » désigne l'élève-officier de marine marchande.[réf. nécessaire]

Au Maroc, élève-officier est un grade porté par les futurs officiers pendant les quatre années de formation. Il est donné dans les forces armées royales, précisément dans les écoles destinées à former des officiers.

Après avoir terminé leur formation, ils sont promus au grade de sous-lieutenant.

Dans l'Armée canadienne ainsi que dans l'Aviation royale canadienne des Forces armées canadiennes, le grade d'élève-officier est le premier grade d'officier. Il est suivi du grade de sous-lieutenant. Bien qu'il s'agisse d'un grade d'officier, les élèves-officiers n'ont pas reçu de commission d'officier et ne sont donc pas salués par les membres du rang.

Dans l'Armée canadienne, l'insigne d'élève-officier est une étoile sur une bande blanche ; dans l'Aviation royale canadienne, il consiste en une bande mince. Son équivalent dans la Marine royale canadienne est le grade d'aspirant de marine.

Le grade d'élève-officier est porté par les officiers en formation. Quelques élèves-officiers des forces canadiennes reçoivent leur formation militaire et universitaire au Collège militaire royal du Canada à Kingston en Ontario ou au Collège militaire royal de Saint-Jean à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec. Les autres joignent les forces canadiennes par le biais du programme d'entrée directe des officiers. Après avoir terminé leur formation, ils sont promus au grade de sous-lieutenant.

Précédé par
Adjudant-chef
Élève-officier
Suivi par
Sous-lieutenant

Pays anglophones

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L'appellation « Officer Cadet » (en français élève-officier) utilisée dans l'armée britannique est assimilable au grade d'aspirant (en français candidat officier) utilisée dans l'armée américaine, ainsi qu'à l'appellation d'« élève-officier ».

Dans ces armées, le terme de cadet désigne le plus souvent les élèves-officiers. Au Canada, où les deux langues sont d'un usage officiel, l'équivalent du terme français « élève-officier » est effectivement « officer cadet » en anglais.

Notes et références

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  1. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000019477192
  2. « Les armes | Ministère des Armées et des Anciens combattants », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  3. 1 2 « Emac », sur L'Épaulette (consulté le )
  4. « Grades et Galons Gendarmerie », sur France Uniformes Service (consulté le ).
  5. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000042043942
  6. http://resair460.free.fr/articles/eor_aa_1981.pdf

Voir aussi

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