Émile Jamme
Émile Jamme, né le à Liège où il est mort le , est un homme politique et industriel belge.
| Émile Jamme | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Commissaire d'arrondissement (nl) de Verviers | |
| – (10 ans, 11 mois et 21 jours) |
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| Commissaire d'arrondissement (nl) de Liège | |
| – | |
| Député belge | |
| – (10 ans et 1 jour) |
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| Élection | 13 juin 1882 |
| Réélection | 8 juin 1886, 10 juin 1890 |
| Législature | 16e, 17e, 18e |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Louis Lambert Émile Jamme |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Liège (Belgique) |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | Liège (Belgique) |
| Sépulture | Cimetière de Robermont |
| Nationalité | Belge |
| Père | Louis Jamme |
| Famille | Léon Gérard (neveu), Victor Chauvin (gendre), Laurent-Guillaume de Koninck (beau-frère) |
| Profession | Industriel |
| modifier |
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Fils du bourgmestre de Liège Louis Jamme, il est commissaire d'arrondissement (nl) de Verviers et puis de Liège, avant de devenir député à la chambre des représentants en 1882 pour l'arrondissement de Liège. Il occupe son poste jusqu'en 1892.
Biographie
modifierJeunesse et études
modifierLouis Lambert Émile Jamme nait le à Liège[1],[2]. Il est le fils de l'industriel et bourgmestre de Liège Louis Jamme[3] et de Marguerite Laguesse[4],[2]. Il a quatre sœurs (Joséphine, Louise, Adèle et Anne)[5].
Il effectue ses études au Collège et à l'université de Liège[3].
Il début sa carrière professionnelle comme négociant et industriel[1].
Commissaire d'arrondissement
modifierDe 1847, année de la nomination de Charles Rogier comme chef de cabinet, à 1858, il est commissaire d'arrondissement (nl) de Verviers[3],[1],[2]. Il est également notammé commissaire du gouvernement pour le territoire contesté de Moresnet, dont il préside la délimitation. Il obtient pour l'occasion le titre d'officier de l'ordre de l'Aigle rouge[3].
En , il devient commissaire d'arrondissement de Liège, poste qu'il occupe jusqu'en 1882[3],[2]. Son gendre, Léonce Jules Herman Demarteau, époux de sa fille[6], lui succède comme commissaire d'arrondissement[3].
Durant deux épidémies de choléra (1849 et 1866), Émile Jamme visite les malades et soigne lui-même les malades. Il reçoit, pour son dévouement, la croix civique de première classe en 1866[3].
Fonctionnaire, il participe à l'avant-projet menant à la fondation du crédit Communal de Belgique. Il adresse de nombreux rapports au conseil provincial et mène à des réorganisations administratives, des lois sur l'assistance publique, les impôts ou encore sur la législation internationale[3].
Avec son gendre, Victor Chauvin, professeur à l'université de Liège, il publie un livre sur les lois sur la milice, qui permet à l'administration de se réformer et évoluer par rapport aux lois empruntés au régime hollandais. Il a en effet été envoyé en 1870 en Allemagne par le ministre de l'intérieur Eudore Pirmez pour y étudier le système législatif[3].
Député à la chambre des représentants
modifierLibéral, il est élu député à la chambre des représentants en 1882 pour l'arrondissement de Liège[1],[2]. Il est renouvellé à son poste jusqu'en 1892[1]. Malade, il ne se représente pas aux élections[3]. Plusieurs fois durant sa carrière politique, il refuse le titre de gouverneur de la province de Liège[3].
Durant ses mandats, il s'intéresse particulièrement à la simplification administrative[3]. Il participe également aux discussions sur les forts de la Meuse ou encore les questions universitaires[3]. De 1861 à 1892, il est membre de la Commission de statistique de la province de Liège[4],[7].
Sa fortune personnelle ne lui permet pas d'être éligible à un poste de sénateur[8].
Activités industrielles
modifierEn parallèle de ses activités politiques, Émile Jamme conserve des activités industrielles et actionnaire de la Société anonyme des hauts fourneaux et fonderies de Dolhain ainsi que membre fondateur, en 1863, de la Société des mines et hauts-fourneaux de la Vesdre et administrateur de la Société anonyme du Rocheux et d'Oneux entre 1861 et 1875[1],[2].
Décès
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Malade depuis de nombreuses années, Émile Jamme meurt le à Liège[3],[1],[2]. Il est inhumé, le , au cimetière de Robermont[3],[9].
Vie privée
modifierÉmile Jamme épouse Émilie Donckier de Donceel à Huy le [10]. Ils ont trois deux filles (Alice et Léopoldine) et un garçon (Alexandre)[10],[6],[11]. Alice (1848-1930) épouse Victor Chauvin, fils du peintre Auguste Chauvin[10],[11]. Léopoldine (1850-1922) épouse Léonce Jules Herman Demarteau, commissaire d'arrondissement de Liège[10],[6].
Émile Jamme a son domicile à Verviers (rue de l'Harmonie), en 1857 puis à Liège, en 1869, rue Louvrex. Il vit, à partir de 1876 rue de Chestret, puis quai Frère-Orban (1890) avant de terminer sa vie rue Courtois (1891)[8]. Il réside également au château-ferme de Strivay[8].
Il rejoint, en 1890, la Société liégeoise de littérature wallonne[4].
Décoration
modifier- Croix civique de première classe (1866)[3],[9]
Officier de l'ordre de Léopold (Belgique) (1869)[9]
Commandeur de l'ordre de Léopold (Belgique) (1886)[9],[9]- Croix d'officier de l'ordre de l'Aigle rouge[3],[9]
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Caulier-Mathy 1996, p. 438.
- 1 2 3 4 5 6 7 De Paepe et Raindorf-Gérard 1996, p. 360.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 « Jamme Emile - Biographie - Unionisme », sur unionisme.be (consulté le )
- 1 2 3 Caulier-Mathy 1996, p. 439.
- ↑ Caulier-Mathy 1996, p. 440.
- 1 2 3 Coret Genealogie, « Mariage Leonce Jules Herman Demarteau & Henri Joseph Demarteau & Marie Victoire Cecile Eleonore Danckier & Leopoldine Felicie Marie Lucy Jamme & Emile Louis Lambert Jamme & Emilie Heloise Lambertine Danckier le 29 août 1877 à Liège, Liège, Belgique (Belgique) », sur Archives Ouvertes (consulté le )
- ↑ De Paepe et Raindorf-Gérard 1996, p. 361.
- 1 2 3 Caulier-Mathy 1996, p. 443.
- 1 2 3 4 5 6 Caulier-Mathy 1996, p. 444.
- 1 2 3 4 Caulier-Mathy 1996, p. 441.
- 1 2 Coret Genealogie, « Mariage Charles Victor Chauvin & Auguste Adolphe Chauvin & Marie Wilhelmine Buschbeck & Alice Marie Emélie Jamme & Emile Louis Lambert Jamme & Emilie Héloïse Lambertine Donckier le 30 janvier 1875 à Liège, Province Liège / Liège (Belgique) », sur Archives Ouvertes (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Nicole Caulier-Mathy, Le monde des parlementaires liégeais : 1831-1893 - Essai de socio-biographies, Bruxelles, Palais des Académies, , 850 p. (lire en ligne).

- Jean-Luc De Paepe et Christiane Raindorf-Gérard, Le Parlement belge 1831-1894: données biographiques, Commission de la Biographie Nationale, Académie Royale de Belgique, (ISBN 978-2-8031-0140-5, lire en ligne).
