Émile Moreau (banquier)

banquier français

Émile Moreau, né le à Poitiers et mort le à Paris[1], est un haut fonctionnaire et banquier français.

Émile Moreau
Émile Moreau
Fonctions
Gouverneur de la Banque de France
-
Gouverneur
Banque de l'Algérie
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Aimé Hilaire Émile Moreau
Nationalité
Activités
Banquier, fonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Membre de
Distinction

Biographie

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Jeunesse et études

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Émile Moreau suit des études de droit à l'université de Poitiers, puis à l'École libre des sciences politiques. En 1893, il est fonctionnaire-stagiaire au ministère des Finances[2]. En 1896, il est admis à l'Inspection générale des finances[2], ayant été préparé au concours par Joseph Caillaux[3].

Parcours professionnel

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Moreau commence sa carrière comme inspecteur général des Finances adjoint (1896), puis inspecteur des Finances (1898)[2].

Il est chef de cabinet du ministre des Finances en 1902, et directeur général de la Banque de l'Algérie en 1911.

Le cartel des gauches hésite, à partir de 1924, à remercier Georges Robineau, gouverneur de la Banque de France. Devenu président du Conseil en 1926, Aristide Briand décide de le remercier dans un contexte financier très difficile, où le franc ne cesse de se déprécier. Il nomme Moreau comme gouverneur. Quelques mois plus tard, le retour au pouvoir de Raymond Poincaré (gouvernement Poincaré IV, 1926-1928) conduit Moreau à participer à la stabilisation du franc Poincaré. Il est l'un des partisans de la dévaluation de fait du franc[4]. Il essaie, sans réussite, de gérer la situation de sterling trap (conflicted virtue) dans laquelle se trouve la France du fait de sa possession de livre sterling.

Il conserve son poste jusqu'en 1930. Il est ensuite président du conseil d'administration de la Banque de Paris et des Pays-Bas de 1931 à 1940.

En 1936, il était opposé au Front populaire, parce que celui-ci avait décidé la nationalisation de la Banque de France, dont il était membre du conseil de régence. Aussi, en tant que président du conseil d'administration de Paribas, comme la plupart des banques de la place de Paris, il refusa de placer auprès des épargnants français l'emprunt d'État émis par Léon Blum. Pour cela, il dut destituer son directeur général, Horace Finaly, favorable au gouvernement. Cette éviction de la direction de la Banque, le , qui provoquait un véritable blocus financier contre le Front populaire, annonça la chute du cabinet Blum, le suivant.

Sources

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  • Moreau Émile, (1954), Souvenirs d'un gouverneur de la Banque de France. Histoire de la stabilisation du franc (1926-1928), éditions Genin, Paris.

Notes et références

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  1. ↑ Base Léonore
  2. 1 2 3 « Académiciens – Académie des sciences dʼoutre-mer » (consulté le )
  3. ↑ Bertrand Blancheton, Le pape et l'empereur: la Banque de France, la direction du Trésor et la politique monétaire de la France (1914-1928), A. Michel, coll. « Mission historique de la Banque de France », (ISBN 978-2-226-12226-1)
  4. ↑ Marcel Gillet, Histoire d'une supercherie : Jean Bouvier et sa Psychanalyse des banques, Revue du Nord, Année 1993, 300, pp. 269-284

Liens externes

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