Émile Raybaud
Émile Raybaud, né le à Trans dans le Var et mort le , est un cadre de la Milice et Obersturmbannführer de la Division Charlemagne.
Biographie
modifierIl étudie à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, entre 1930 et 1932. Devenu sous-lieutenant dans l'infanterie, il est assigné au 20e bataillon de chasseurs alpins, à Antibes[1].
Le 1er avril, il est promu capitaine. Deux mois plus tard, il se trouve dans la Somme avec sa division (la 40e division de chasseurs), à combattre les Allemands.
Raybaud est un partisan de la Révolution nationale du maréchal Pétain.
Il s'inscrit à la Milice française. Il devient, en , le directeur adjoint de l'école des cadres de la Milice à Uriage.
Il travaille ensuite avec Jean de Vaugelas, au poste de chef d'état-major des Francs-Gardes, en février-mars 1944, pour combattre le maquis des Glières en Haute-Savoie avec les Allemands[2].
En , il succède à De Vaugelas, muté à Clermont-Ferrand, pour commander les forces du maintien de l'ordre en Limousin. Jean Filiol, alias Deschamps, le deuxième patron du service affecté à De Vaugelas par Joseph Darnand, ne s'entend pas avec ce nouveau chef trop indulgent. Émile Raybaud quitte le Limousin pour Clermont-Ferrand où il adoptera le surnom et l'identité de « Marcel Denis »[3]. Henri Barrier remplacera Émile Raybaud le comme chef régional de la Milice à Limoges.
Réfugié en Allemagne, il arrive à Wildflecken à la tête de la première cohorte de miliciens, début . Fin , il est nommé commandeur du 58e régiment de grenadiers Waffen-SS à la suite du départ d'Eugène Bridoux[4].
Le SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg confie à Émile Raybaud la formation et la direction du régiment de marche de la 33e division SS Charlemagne réorganisée, le .
Il est blessé le par des éclats d'obus, à hauteur des cuisses, aux deux jambes, alors qu'il étudiait la situation de ses troupes, près d'un pont sur la rivière Persante, à l'ouest de Kôrlin. Il est remplacé par Jean Bassompierre. Il est alors proposé pour le grade supérieur et décoré de la croix de fer 1re classe mais n'apprendra sa promotion qu'en 1970 de la part d'un ancien secrétaire de l'état-major de la division[4].
Il est rapatrié en France après la défaite de l'Allemagne, et emprisonné à Limoges. Il manque de se faire tuer par d'anciens maquisards qui avaient envahi la prison pour faire justice eux-mêmes. Amputé d'une jambe, il est condamné à mort par la cour de justice de Haute-Vienne en 1946. Gracié, il sera libéré en 1951[5],[6],[7].
Références
modifier- ↑ « Promotion Joffre (1930-1932) » [PDF], sur saint-cyr.org (consulté le )
- ↑ « Maquis des Glières, la bataille (bibliographie commentée, liens et documents) », sur alain.cerri.free.fr (consulté le )
- ↑ « V. Filiol « le Milicien » », sur devirisillustribusblog, (consulté le )
- 1 2 3 Grégory Bouysse, Waffen-SS Français volume 1 : officiers (ISBN 978-1-4475-9358-4)
- ↑ « Émile Raybaud », sur Jeune Nation (consulté le )
- ↑ « Raybaud, Émile », sur Traces of War (consulté le )
- ↑ « Exposition « Bondues 1940-1944 » » [PDF], sur ville-bondues.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Grégory Bouysse, Waffen-SS Français volume 1 : officiers (ISBN 978-1-4475-9358-4)