Argiope lobata
Argiope lobata est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae[1].
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Arthropoda |
| Sous-embr. | Chelicerata |
| Classe | Arachnida |
| Ordre | Araneae |
| Sous-ordre | Araneomorphae |
| Famille | Araneidae |
| Genre | Argiope |
- Aranea lobata Pallas, 1772
- Aranea argentea Gmelin, 1789
- Aranea sericea Olivier, 1789
- Segestria dentata Risso, 1826
- Epeira margaritacea Risso, 1826
- Argiope splendida Audouin, 1826
- Argyopes praelautus C. L. Koch, 1838
- Argyopes impudicus L. Koch, 1867
- Argiope arcuata Simon, 1884
- Argiope lobata retracta Franganillo, 1918
En français elle peut être nommée Argiope lobée ou Argiope soyeuse.
Distribution
modifierCette espèce se rencontre en Europe du Sud, en Asie et en Afrique[1].
Description
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Les mâles mesurent de 5,2 à 7,5 mm et les femelles de 16,8 à 25,5 mm[2]
La femelle est très caractéristique par la forme de son abdomen et ses dessins. Le dessous montre un damier jaune et noir qui se confond avec le sol de la garrigue où elle vit : l'araignée se tient en effet au revers de sa toile légèrement inclinée. La forme des festons et la longueur de la pointe terminale sont variables.
Le mâle ressemble à celui d'Argiope bruennichi : l'abdomen n'a pas de festons. Une bande jaune avec des ramifications vers l'arrière figure sur son sternum. Les jeunes immatures des deux espèces ne sont pas différentiables. Les mâles sont adultes dès juin. Elle vit environ un an et peut manger des proies jusqu’à la moitié de sa taille.
Argiope lobata cohabite souvent avec Argiope bruennichi.
Toile
modifierLa toile de soie jaune, très résistante, est suspendue entre deux buissons écartés parfois de plus d'1,50 m. L'araignée la refait quotidiennement vers minuit. Elle comporte des stabilimenta et souvent plus de 40 rayons. Il lui faut trois heures pour la tisser.
Pour chasser, l'araignée se met au centre de sa toile, ce qui la rend difficilement repérable par les insectes, car, si l'on n'y prête pas attention, il est possible de la confondre avec une fleur.
Lorsqu'un insecte tombe dans sa toile, au lieu de la paralyser comme d'autres araignées le font, elle l'enveloppe directement dans du fil puis la mange. Elle peut manger des insectes aussi gros que des criquets[3].
Systématique et taxinomie
modifierGalerie
modifierPublication originale
modifier- Pallas, 1772 : Spicilegia zoologica. Tomus 1. Continens quadrupedium, avium, amphibiorum, piscium, insectorum, molluscorum aliorumque marinorum fasciculos decem. Berolini, vol. 1, no 9, p. 44-50.
Liens externes
modifier- (en) Animal Diversity Web : Argiope lobata (consulté le )
- (en) BioLib : Argiope lobata (Pallas, 1772) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Argiope lobata (Pallas, 1772) (consulté le )
- (fr + en) EOL : Argiope lobata (Pallas 1772) (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Argiope lobata (Pallas, 1772) (consulté le )
- (fr) INPN : Argiope lobata (Pallas, 1772) (TAXREF) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Argiope lobata (Pallas, 1772) (consulté le )
- (en) NCBI : Argiope lobata (Pallas, 1772) (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Argiope lobata (Pallas) (consulté le )
- (en) World Spider Catalog : Argiope lobata (Pallas, 1772) dans la famille Araneidae +base de données (consulté le )
Notes et références
modifier- 1 2 World Spider Catalog (WSC). Musée d'histoire naturelle de Berne, en ligne sur http://wsc.nmbe.ch. doi: 10.24436/2, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
- ↑ araneae
- ↑ Source : observation d'une espèce femelle dans mon jardin pendant plusieurs jours
- ↑ Thorell, 1873 : Remarks on synonyms of European spiders. Part IV. C. J. Lundström, Uppsala, p. 375-645 (texte intégral).
- ↑ Simon, 1884 : « Arachnides recueillis en Birmanie par M. le chevalier J. B. Comotto et appartenant au Musée civique d'histoire naturelle de Gènes. » Annali del Museo civico di storia naturale Giacomo Doria, vol. 20, p. 325-372 (texte intégral).
- ↑ Levi, 1983 : « The orb-weaver genera Argiope, Gea, and Neogea from the western Pacific region (Araneae: Araneidae, Argiopinae). » Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. 150, p. 247-338 (texte intégral).
- ↑ Franganillo, 1918 : « Arácnidos nuevos o hallados por primera vez en España. » Boletín de la Sociedad Entomológica de España, vol. 1, p. 120-123.
- ↑ Jäger, 2012 : « A review on the spider genus Argiope Audouin 1826 with special emphasis on broken emboli in female epigynes (Araneae: Araneidae: Argiopinae). » Beiträge zur Araneologie, vol. 7, p. 272-331 (texte intégral).