Éric Olhats

recruteur français de football

Éric Olhats, né en à Hasparren, est un observateur sportif français de football. Célèbre pour avoir repéré le jeune Antoine Griezmann lorsqu'il est recruteur pour la Real Sociedad, il est également au centre de plusieurs affaires judiciaires depuis 1989 pour atteintes sexuelles sur mineurs.

Éric Olhats
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Stade rennais FC (mai - )
Club Atlético de Madrid (depuis )
Real Sociedad (-)
Aviron bayonnais football club (depuis )
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Biographie

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Carrière

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Éric Olhats naît en [1] à Hasparren[2]. Il est le fils unique d'un père épicier et d'une mère esthéticienne[2]. Il passe son enfance à Bayonne et suit une formation en cuisine avant de se réorienter dans le football[2]. Il joue milieu défensif, effectue son service militaire dans une section sportive jusqu'en 1983 et obtient notamment un brevet d'État d'éducateur sportif[2]. Il travaille d'abord aux Genêts d'Anglet où il est chargé de l'encadrement des juniors et des initiations[2]. En 1988, il rejoint le Pau FC, alors pensionnaire de troisième division, où il est formateur, puis, en 1992, il revient à Bayonne en tant que directeur technique des équipes des jeunes de l'Aviron bayonnais[2]. L'année suivante, il est promu directeur technique du club[2]. À cette époque, il côtoie des jeunes prometteurs tels que Stéphane Ruffier, Pantxi Sirieix ou Jonathan Martins Pereira[2].

Antoine Griezmann, ici en , le joueur qu'Éric Olhats fait venir à la Real Sociedad.

De 2003 à 2018[2], il travaille au sein de la cellule de recrutement de la Real Sociedad[3]. Au milieu des années 2000, il repère le jeune Mâconais Antoine Griezmann lors d'un tournoi au Camp des Loges où le joueur joue sous les couleurs de Montpellier[4]. Il le ramène au club, l'héberge de 2004 à 2009 et le conseille jusqu'en 2017[2]. En 2016, il fait transférer Robin Le Normand, alors non conservé par le Stade brestois 29[5].

Il gère une société d'accompagnement de joueurs, Ole, ouverte en 2015[2].

À partir d', il intervient auprès des jeunes du Hasparren FC, club de son village d'origine[3].

En 2018, après quinze années à la Real Sociedad, il devient recruteur à l'Atlético de Madrid[3], sur recommendation de Griezmann, alors joueur du club. Il occupe en plus un poste de consultant chez RMC Sport[2]. Malgré sa brouille publique avec Griezmann en 2017, ce dernier choisissant sa sœur Maud comme nouvelle représentante, sa popularité reste intacte[2].

De à [5], il est « mis à la disposition du Stade rennais »[6] jusqu'à la fin de la saison 2018-2019[7], l'année de son sacre en Coupe de France[3]. Il est « responsable de la compétitivité »[2] et adjoint de Julien Stéphan[5]. Le Stade rennais jouant trois tableaux (le championnat, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue), il a pour mission d'apporter son expérience de ce genre de situations qu'il a connu à la Real Sociedad[7].

Figure importante du football local basque, il est un intermédiaire important entre les clubs français et espagnols[2]. Didier Deschamps le décrit comme « quelqu'un de très agréable, de convivial »[2].

Il prend sa retraite à 61 ans[2].

Accusations de violences sexuelles sur mineurs

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En 1989, il est cité une première fois dans une affaire d'atteintes sexuelles[2]. Dans la nuit du au , alors qu'il travaille comme moniteur sportif dans un centre de vacances de Soulac-sur-Mer pendant les trêves estivales, deux pensionnaires de 9 ans disent avoir été abusés sexuellement dans leur lit[2]. Le , lors d'une garde à vue, il affirme : « L'année dernière, je sentais déjà des pulsions mais j'arrivais à les contrôler. Pas cette année. »[2] Le , il écope d'un an de prison avec sursis et obligation de soins pour « attentat à la pudeur commis sur mineur »[2].

En 2001, le commissariat de police de Bayonne est saisi pour des faits d'agressions sexuelles sur un joueur de moins de 15 ans de l'Aviron bayonnais, club où Éric Olhats exerce dans les années 1990 et 2000[8].

En 2007, après le témoignage d'une femme à la gendarmerie d'Argenteuil concernant des violences sexuelles sur son fils à Soulac en 1989, le parquet décide de poursuivre Olhats devant le tribunal de Bayonne[2]. Il est relaxé en , faute de preuves[2].

Le , il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Dax qui le condamne à trois mois de prison pour corruption sur mineur[9] avec sursis et une interdiction d'exercer une activité professionnelle avec des mineurs pendant dix ans[2]. À l'époque en poste à la Real Sociedad, il est d'abord écarté puis finalement réintégré au club[2]. L'année suivante, il est relaxé auprès de la cour d'appel de Pau[9].

Le , une lettre anonyme envoyée à la mairie et au prêtre d'Hasparren[8], puis transmise à la Gendarmerie locale, avertit qu'un enfant de 13 ans membre du club aurait « subi des attouchements et sans doute plus »[2]. L'affaire remonte à Bayonne et un dirigeant du club confie avoir été informé un an plus tôt d'autres faits décrits dans le courrier anonyme : à l'occasion d'un tournoi, un autre enfant, lui âgé de 11 ans, aurait été rejoint par Olhats dans son lit et subi des attouchements[2]. De 2018 à 2022, la mère de l'enfant  celui-ci n'ayant révélé l'histoire qu'en 2018, à 32 ans  enquête de son côté, prévient d'anciens entraîneurs et collecte les témoignages de coéquipiers[2]. En , elle est convoquée par la police, où d'autres témoignages s'ajoutent : une masturbation imposée au lit deux jours de suite à Rivehaute lors de la saison 1999-2000 ; des caresses lors d'un stage à Paris en 1998 ; une masturbation de force au domicile du joueur en 1999 puis la même année au domicile d'Olhats ; et des attitudes « très tactiles »[2]. Au total, trois plaintes sont déposées[10].

Éric Olhats est interpellé le , placé en garde à vue puis mis en examen le lendemain pour « atteintes sexuelles sur mineurs »[11] et détention d'images pornographiques de mineurs : en effet, une vidéo d'un joueur mineur en train de se masturber est retrouvée sur son téléphone[2]. Il est incarcéré au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan en détention provisoire jusqu'au [10], pendant que plusieurs autres témoignages apparaissent : le parquet de Bayonne identifie un total de huit[2] ou neuf victimes[9]. À l'inverse, deux anciens joueurs témoignent en faveur d'Olhats, l'un des deux affirmant qu'il est victime d'un « complot » orchestré par la mère-détective et motivé par de la jalousie[2]. Éric Olhats dément catégoriquement les accusations[2].

Début , le parquet de Bayonne classe la procédure sans suite pour manque de preuves[2].

Le , il est interpellé sur la piste d'un stade de la région, son contrôle judiciaire l'interdisant notamment de se rendre dans une enceinte sportive[2]. Il enfreint son contrôle judiciaire une deuxième fois en , où il aurait été aperçu et dénoncé à proximité de mineurs dans un stade de Haute-Loire[11], et est alors replacé en détention le [8]. Le , après trois ans d'enquête, il est renvoyé par le juge d'instruction devant le tribunal correctionnel[8],[11]. Son jugement se tient le , où six victimes seront parties civiles[8] : il est condamné à six ans de prison pour atteintes sexuelles sur mineurs par le tribunal correctionnel de Bayonne[11],[12].

Références

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  1. « Eric Olhats », sur Pappers (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 Simon Bolle et Marc Leplongeon, « Comment Eric Olhats, mis en examen pour "atteintes sexuelles sur mineurs" et ancien mentor d'Antoine Griezmann, a affaire à la justice depuis plus de 30 ans », sur L'Équipe, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 Philippe Hugron, « Le club de football soutenu par un pro » Accès limité, sur Sud Ouest, (consulté le ).
  4. David Michel, « Portrait d'Éric Olhats, l'homme qui a découvert Antoine Griezmann » Accès limité, sur L'Équipe, (consulté le ).
  5. 1 2 3 Loïc Bessière, « Football. L’ascension de Robin Le Normand vue par Éric Olhats », sur Ouest-France, (consulté le ).
  6. Simon Bolle, « Éric Olhats, les parts d'ombre de l'ancien conseiller de Griezmann mis en examen » Accès limité, sur L'Équipe, (consulté le ).
  7. 1 2 « Stade Rennais. Éric Olhats : "Je trouve qu’il y a de l’audace au Stade Rennais" », sur Ouest-France, (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 « Violences sexuelles sur mineurs : Éric Olhats, ancien recruteur de l'Atlético de Madrid, sera jugé en novembre à Bayonne », sur France Info, (consulté le ).
  9. 1 2 3 Simon Bolle, « Où en est l'enquête sur Éric Olhats, accusé d'"atteintes sexuelles sur mineurs" ? », sur L'Équipe, (consulté le ).
  10. 1 2 Paul Nicolaï, « Poursuivi en justice Éric Olhats, ancien mentor d'Antoine Griezmann, remis en liberté », sur Ici, (consulté le ).
  11. 1 2 3 4 Simon Bolle et Marc Leplongeon, « Mis en examen pour "atteintes sexuelles sur mineurs", Éric Olhats de retour en détention et renvoyé devant le tribunal », sur L'Équipe, (consulté le ).
  12. Sébastien Tarrago, « Condamné à six ans de prison pour atteintes sexuelles sur mineurs, Éric Olhats fera-t-il appel ? », sur L'Équipe, (consulté le ).

Articles connexes

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